‹ Esther, tragédie, annotéeChapitre 44 sur 46 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LE CHŒUR

TOUT LE CHŒUR

Dieu fait triompher rinnocetice, Chantons, célébrons sa puissance.

UNE ISRAÉLITE

n a vu contre nous les méchants s'assembler.

Et notre sang prêt à couler ; Comme l'eau sur la terre ils allaient le répandre: Du haut du ciel sa voix s'est fait entendre ;

L'homme superbe est renversé,

Ses propres nèches l'ont percé.

1 En ipectade funeHC'-Xin dit absolument donner en tpeeiaek comme regarder en piti6, et beaucoup de pbrases semblables où le substantif, joint au Terbe par le préposition en, ne peut être accompagné d'un adjectif. Donner en spectacle funeste est un barbarisme.— D'Olivbt.

60 EiSTHER.

UNB AUTRB.

J'ai VU rîmpie adoré sur la terre ;

Parei] au cèdre il cachait dans les cieux Son front audacieux ; Il semblait à son gré gouverner le tonnerre,

Foulait aux pieds ses ennemis vaincus:

Je n'ai fait que passer, il n'était déjà plus.

UNE AX7TRE

On peut des plus grands rois surprendre la justice :

Incapables de tromper,

Ils ont peine à s'échapper

Des pièges de l'artifice.

Un cœur noble ne peut soupçonner en autrui

La bassesse et la malice Qu'il ne sent point en lui

UNE AUTRE

Comment s'est calmé l'orage?

UNE AUTRE

Quelle main salutaire a chassé le nuage?

TOUT LE CHŒUR

L'aimable Esther a fait ce grand ouvrage.

UNE ISRA]ÊLITE, SevJe.

De l'amour de son Dieu son cœur s'est embrasé; Au péril d'une mort funeste Son zèle ardent s'est exposé ; Elle a parlé : le ciel a fait le reste.

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