‹ Esther, tragédie, annotéeChapitre 7 sur 46 · TOUTES DEUX · texte numérisé non relu

TOUTES DEUX

Courons, mes sœurs, obéissons.

La reine nous appelle :

Allons, rangeons-nous auprès d'elle.

TOUT LE CHŒUR, entrant sur la scène par plusieurs

endroits diffèrenJts.

La reine nous appelle :

Allons, rangeons-nous auprès d'elle.

1 lMx>uv«r<— Disdofled to him or warned him of. Praf/^ue»— Plots.

2 Je mitU—1 dévote. 8 Fuyant— StiojaAag.

* Me cherchant mf>1 même — Examining rayself.

12 ESTHBR.

ÉLISE

Ciel ! quel nombreux essaim d'innocentes beautés S'offre a mes yeux en foule, et sort de tous côtés ! Quelle aimable pudeur sur leur visage est peinte î Prospérez, cher espoir d'une nation sainte.

Puissent jusques au ciel vos soupirs innocents Monter comme l'odeur d'un agréable encens !

Que Dieu jette sur vous des regards pacifiques !

EBTflER.

Mes filles, chantez-nous quelqu'un de ces cantiques Où vos voix si souvent se mêlant à mes pleurs, De la triste Sion célèbrent les malheurs.

UNE ISRAÉLITE ckœnJU seule.

Déplorable Sion, qu'as-tu fait de ta gloire ?

Tout l'univers admirait ta splendeur :

Tu n'es plus que poussière ; et de cette grandeur Il ne nous reste plus que la triste mémoire.

Sion, jusques au ciel âevée autrefois,

Jusqu'aux enfers maintenant abaissée, Puissé-je demeurer sans voix,

Si dans mes chants ta douleur retracée Jusqu'au dernier soupir n'occupe ma pensée !

TOUT LE CHŒUR

rives du Jourdain ! ô champs aimés des deux ! Sacrés monts, fertiles vallées.

Par cent miracles signalées !

Du doux pays de nos aïeux Serons-nous toujours exilées ?

UNE ISRAÉLITE, SeuU,

Quand verrai-je, ô Sion ! relever tes remparts, Et de tes tours les magnifiques faîtes 1 Quand verrai-je de toutes parts Tes peuples en chantant accourir a tes fêtes ?

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