‹ Esther, tragédie, annotéeChapitre 6 sur 46 · ACTE I. — SCèNB II · texte numérisé non relu

ACTE I. — SCèNB II

«Tai découvert^ au roi les sanglantes pratiques Que formaient contre lui deux ingrats domestiques.

Cependant mon amour pour notre nation A rempli ce palais de filles de Sion, Jeunes et tendres fleurs, par le sort agitées, Sous un ciel étranger comme moi transplantées. Dans un lieu séparé de profanes témoins, Je mets' à les former mon étude et mes soins; Et c'est là q^ue, fuyant' l'orgueil du diadème, Lasse de yains honneurs, et me cherchant moi-même,^ Aux pieds de TÉtemel je viens m'humilier.

Et goûter le plaisir de me faire oublier.

Mais à tous les Persans je cache leurs familles. H faut les appeler. Venez, venez, mes filles. Compagnes autrefois de ma captivité.

De l'antique Jacob jeune postérité.

Page 1