‹ Esther, tragedie, tiree de l'Ecriture SainteChapitre 11 sur 93 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Qüi t’ofFre de ce Roi les plus tendres soupirs.

Du feu de ton amour j’allume scs désirs.

Du zcle qui pour toi l’enflamme et le dévore »

La chaleur sc répand du Couchant à l’ Aurofç.

Tu le vois tous les jours devant toi prosterné , Humilier ce front de splendeur couronné ;

It, confondant l’orgueil par d’augustes exemples» Baiser avec respect le pavé de tes Temples.

De ta gloire animé , lui seul de tant de Rois S’arme pour ta querelle > et combat pour tes droits- Lc perfide intérêt, l’aveugle jalousie S’unissent contre toi pour l’affreuse Hérésie.

La discorde en fureur frémit de toutes parts.

Tout semble abandonner tes sacrés étendards;

Et l’Enfer couvrant tout de ses vapeurs funebresi Sur les yeux les plus saints a jetté ses ténèbres.

Lui seul invariable , et fondé sur la Foi ,

Ne cherche, ne regarde et n’écoute que toi; it , bravant du Démon l’impuissant artifice »

De la Religion soutient tout l’édifice.

Grand Dieu ! juge ta cause , et déploie aujourd’hui Ce bras, ce même bras qui combattoit pour lui ^ Lorsque des nations à sa perte animées.

Le Rhin vit tant de fois disperser les armées.

Des mêmes ennemis je rcconnois l’orgueil.

Ils viennent sc briser contre le meme écueil.

Déjà , rompant par-tout leurs plus fermes barrières * Du débris de leurs fortÿ, il couvre scs frontières.

Tu lui donnes un fils prompt à le seconder.

Qui sait combattre , plaire, obéit) commander^

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