‹ Esther, tragedie, tiree de l'Ecriture SainteChapitre 10 sur 93 · LA PIÉTÉ · texte numérisé non relu

LA PIÉTÉ

D U séjour bienheureux de la Divinité,

Je descends dans ce lieu, * par la Grâce habité. L’Innocence s’y plaît, ma compagne éternelle.

Et n’a point sous les Cieux d’asyle plus fidele.

Ici, loin du tumulte , aux devoirs les plus saints Tout un peuple naissant est formé par mes mains.

Je nourris dans son coeur la semence féconde Des vertus , dont il doit sanctifier le monde.

Un Roi qui me protège , un Roi victotieux A commis à mes soins ce dépôt précieux.

C’est lui qui rassembla ces colombes timides ,

Eparses en cent lieux , sans secours et sans guides. Pour elles , à sa porte , élevant ce Palais ,

Il leur y fit trouver l’abondance et la paix.

Grand Dieu J que cet ouvrage ait place en ta mémoire! Que tous les soins qu’il prend , pour soutenir ta gloire». Soient gravés de ta main au livre où sont écrits Les noms prédestinés des Rois que tu chéris !...

Tu m’écoutes. Ma voix ne t’est point étranger©:

Je suis la Piété , cette fille si cbero.

* La^ Maison de Saint-Cyr.

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