SCENE II
HYDASPE, AMAN, ZARÊS.
Hydaspx, a Aman,
Seigneur, je courois vous chercher»
Votre absence en ces lieux suspend toute la joie,
£» pour vous y conduire Assuérus m’envoie.
Aman.
Et Mardochée est-il aussi de ce festin 2 H Y D A s P E.
A la table d’Esther portez-vous ce chagtin?
Quoi 1 toujours de ce Juif l’image vous désole? Laissez-Ie s’applaudir d’un triomphe frivole.
Ccoic-il d’ Assuérus éviter la rigueur?
E ij
Ne possédez- vous pas son oreille et son cœur?
On a payé le zele , on punira le crime;
Et l’on vous a, Seigneur > orné votre victime.
Je me trompe ou vos voeux , par Esther secondés , Obtiendront plus encor que vous ne demandez.
Aman.
Croirai-je le bonheur que ta bouche m’annonce?
J’ai des savans Devins entendu la réponse.
Ils disent que la main d’un perfide étranger Dans le sang de la Reine est prête à se plonger;
Et le Roi , qui ne sait où trouver le coupable , N’impute qu’aux seuls luifs ce projet détestable.
Aman.
Oui , ce sont , cher ami , des monstres furieux !
Il faut craindre, sur-tout, leur Chef audacieux.
I,a terre avec horreur dès long-tems les endure;
Et l’on n’en peut trop tôt délivrer la nature..,.
( A Ziirès. )
Ahl je respire, enfin.... chère Zarès, adieu !
Les compagnes d’Esther s’avancent vers ce lieu.
Sans doute leur concert va commencer la fête;
Entrez , et recevez l’honneur qu'on vous apprête.
( Amaa entre chet^ la Reine, Zaris et Hydaspe s'en vonh d'un autre c6t/, )
TRAGÉDIE. 5J
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