‹ Esther, tragedie, tiree de l'Ecriture SainteChapitre 28 sur 93 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

HYDASPE, AMAN, ZARÊS.

Hydaspx, a Aman,

Seigneur, je courois vous chercher»

Votre absence en ces lieux suspend toute la joie,

£» pour vous y conduire Assuérus m’envoie.

Aman.

Et Mardochée est-il aussi de ce festin 2 H Y D A s P E.

A la table d’Esther portez-vous ce chagtin?

Quoi 1 toujours de ce Juif l’image vous désole? Laissez-Ie s’applaudir d’un triomphe frivole.

Ccoic-il d’ Assuérus éviter la rigueur?

E ij

Ne possédez- vous pas son oreille et son cœur?

On a payé le zele , on punira le crime;

Et l’on vous a, Seigneur > orné votre victime.

Je me trompe ou vos voeux , par Esther secondés , Obtiendront plus encor que vous ne demandez.

Aman.

Croirai-je le bonheur que ta bouche m’annonce?

J’ai des savans Devins entendu la réponse.

Ils disent que la main d’un perfide étranger Dans le sang de la Reine est prête à se plonger;

Et le Roi , qui ne sait où trouver le coupable , N’impute qu’aux seuls luifs ce projet détestable.

Aman.

Oui , ce sont , cher ami , des monstres furieux !

Il faut craindre, sur-tout, leur Chef audacieux.

I,a terre avec horreur dès long-tems les endure;

Et l’on n’en peut trop tôt délivrer la nature..,.

( A Ziirès. )

Ahl je respire, enfin.... chère Zarès, adieu !

Les compagnes d’Esther s’avancent vers ce lieu.

Sans doute leur concert va commencer la fête;

Entrez , et recevez l’honneur qu'on vous apprête.

( Amaa entre chet^ la Reine, Zaris et Hydaspe s'en vonh d'un autre c6t/, )

TRAGÉDIE. 5J

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