ESTHER , AMAN , ÉLISE , LE CHŒUR
ÜNB Israélite, « part,
ÉRiTÉ, que j’implore, achève de descendre!
A M A K , à Esiher.
D’un juste étonnement je demeure frappé.
Les ennemis des Juifs m’ont trahi , m’ont trompé. J’cti atteste du Ciel la puissance suprême»
TRAGÉDIE. éy
fen les perdant j’ai cru vous assurer , vous-meme. Princesse , en leur faveur employei mon crédit.
Le Roi, vous le voyez , flotte encore interdit.
Je sais par quels ressorts on le pousse , on l’arrStet Et fais , comme il me plaît , le calme et la tempêtOw Les intérêts des Juifs déjà me sont sacrés :
Parlez. Vos ennemis aussi-tôt massacrés ,
Victimes de la foi que ma bouche vous jure.
De ma fatale erreur répareront l’injure.
Quel sang demandez-vous ?
Va, traître ! laisse-moi î , Les Juifs n’attendent rien d’un méchant tel que toi ! Misérable ! le Dieu vengeur de l’innocence,
Tout prêt A te juger , tient déjà sa balance !
Bientôt ton juste arrêt te sera prononcé.
Tremble 1 son jour approche , et ton régné est passé!
Aman.
Oui, ce Dieu, je l’avoue, est un Dieu redoutable! Mais veut-il que l’on garde une haine implacable? C’en est fait ; mon orgueil est forcé de plier. L’inexorable Aman est réduit à prier.
( Il se jeae aux pieds d’Esther, )
Par le salut des Juifs , par ces pieds que j’embrasse»
Par ce sage vieillard , l’honneur de votre race ,
Daignez d’un Roi terrible apaiser le courroux;
Sauvez Aman, qui tremble à vos sacrés genoux!
F ij
E s T HER.