‹ Esther, tragedie, tiree de l'Ecriture SainteChapitre 45 sur 93 · SUR ATHALIE · texte numérisé non relu

SUR ATHALIE

Comme si dans le fond de ce vaste édifice Dieu cachoit un vengeur arme pour son supplice,

( ssene première du premier acte ) il annonce ce vengeur } et lorsqu’après avoir répondu auGrand- Ptêire qui lui reproche une oisive vertu , tandi* que le sang de ses Rois crie qu'il ne peut rien pour leur vengeance , puisqu’Athalie en a fait périr toute la race , il s’écrie , lui-même :

Ah ! si dans sa fureur clic s’étoit trompée î

Si du sang de nos Rois quelque goutte échappée.!*

( même scene ) il annonce encore cette goutte échappée , qui sera l’objet de toute la Pièce. La confiance avec laquelle le Grand-Prêtre lui dit qu’il sera convaincu , s’il revient à neuf heures au Temple , que Dieu ne trompe jamais dans ses promesses , fait que le Spectateur s’attend à voir ressusciter la race de David.... a

(c Dans les Pièces dont les sujets sont tirés de l’Histoire Grecque ou Romaine, on peut observer l’attention du Poete aux usages de ces nations, et son attention aux usages Turcs dans Bajai<t. 11 a une attention bien plus grande aux

d iij

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usages des Juifs , connus par rEcriture-Sainte dans ^thal'te.... »

. « Les Poëtes Tragiques ont souvent recours à des songes. Dans V Electre de Sophocle , Clytemnestre qui a eu une terreur nocturne , va faire un sacrifice à Apollon pour être délivrée de ses frayeurs.... Le songe d’Athalie ne peut être regardé comme un lieu commun. 11 étoit nécessaire. Comment Athalie scroit-elle venue dans le Temple où il falloit la faite venir , si elle n’avoit eiî l’esprit troublé par quelque menace , de la part de ce Dieu dont elle s’est déclarée l’ennemie ? Elle vient dans son Temple dans le dessein de l’appaiscr.... 5>

cc Pouvoit-on croire qu’un Poëte Tragique sauroit occuper un Spectateur d’une longue scene ( la septième du second acte ) qui ne contient que des interrogations courtes et précises à un enfant de huit ans, et les réponses naïves de cet enfant 3 Nous n’avons rien dans les Tragédies anciennes et modernes à comparer à cette scene , qui dans une étonnante simplicité devient si intéressante. Quel trouble dans le Spectateur quand

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H voit paroître cet cnfent devant Ath’alie , qui persuadée qu’elle l’a fait égorger , l’égorgeroit , sur l’heure , si elle le reconnoissoit , et qui le craint, sans en savoir la raison! On tremble , quand il lui répond , qu’il ne lui échappe quelque mot capable d’irriter celle qui l’interroge. Toutes^ les demandes qu’elle lui fait sont simples et telles qu’on les doit faire à un enfant de cet âge*. Toutes scs réponses sont également simples ,* et cependant les demandes d’Athalie ont toujours pour motif une curiosité cruelle , et les réponses de Joas ont , sans qu’il puisse en avoir le dessein » une application directe â Athalie.... »

cc Le Poëte a , par d’excellentes taisons , justifié, dans sa Préface, la hardiesse qu’il a eue de mettre sur le Théâtre un Prophète prédisant l’avenir ( scene huitième du troisième acte ). On voyoit souvent chez les J uifs ces Prophètes qui » au son des instrumens , entroient dans de saints transports j et un Grand-Prêtre , le jour d’une fête solcmncllc , peut, tout d’un coup , se sentir saisi des mêmes transpons , lorsqu’il est près de remettre sur le trône un des ancêtres du Messie* C’est principalement le Messie qu’il a en, vue

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dans sa prophétie, Ce n’est donc pas pour la gloire humaine de la Race de David » ni pour celle de Jérusalem , dont il prévoit la destruction , qu’il entreprend cette grande action.. . Il commence sa prophétie par annoncer la chute de Joas , et le meurtre de son fils Zacharie. Ce n’est pas non plus de la gloire du peuple Juif dont il est occupé , puisque , loin de s’attendre qu’il doive avoir encore une suite nombreuse de Rois , il prédit la captivité de Babylone? et entrevoit une’ Jérusalem plus belle. C’est de la gloire seule de cette Jérusalem dont il est pénétré , et de ce Royaume spirituel qu’établira le Sauveur, qu’il souhaite que la terre enfante. »

« Ce Sauveur doit sortit de la Race de David : cette Race a été conservée en la personne de Joas, il travaille à la remettre sur le trône en sa personne j et au moment qu’il va couronner l’enfant , cet homme , que rien jusqu’alors n’avoit inquiété , se trouble et verse des larmes. Il prévoit l’avenir ; mais cet enfiint doit être , pendant quelque tems , un instrument utile aux desseins de Dieu : ce qui suffit au Grand-Prétre. Il n’çn a pas demandé davantage , et il a été exaucé, n .

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« Le Grand-Prêtre , loin d’être un Juif charnel est , comme étoient les Prophètes , un Chrétien par avance. Il sait» comme Jérémie » que > dans quelque tems , la Race de David n’aura aucune autorité dans Juda i qu’elle tombera dans l’oubli et dans la pauvreté, jusqu’à l’arrivée de celui qui doit ressusciter la. lampe d’Israël ,

. . De David éteint rallumer le âambeau.

( acte premier , scene seconde ) Le Spectateur <jui , comme lui , a des yeux Chrétiens , n’est point attristé du funeste avenir prédit à Joas , parce qu’il voit bien que le commencement de Joas n’est pas le grand objet de la Piece. «

« Le Poète n’étoit pas obligé de faire prophétiser le Grand-Prêtre , et , si tôt qu’il le fait ptô • phétiser , il semble qu’il devoit naturellement lui faire rappeler les merveilles que Dieu avoir opérées en faveur de son peuple , et qui sont rappelées si souvent par les Auteurs des Pseaumes. Le Dieu qui a tiré Israël des mains de Pharaon saura bien tirer Joas des mains d’Athalie. C’est ce que ne dit point le Grand-Prêtre , quand il parlé en PxophctCi 11 annonce, au contraire , l’infidélitô^

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de ce même Joas , la réprobation des Juifs , la vocation des Gentils, la chute du Temple , la cessassion des solemnités de Jérusalem , &cc. £c pourquoi annoncer ces choses le jour d’une des plus grandes solemnités , et au moment qu’il va lemettre sur le trône la Race de David ? C’est que cct enfant sera un des ancêtres du Messie , et qu’il n’a que le Messie en vue. C’est pour cette raison que quand Athalie donne sa malédiction à Joas ( scene neuvième du cinquième acte ) , ce Grand-Prêtre ne lui répond rien , et quand Joas , effrayé , dit à Dieu :

Ddrournez loin de moi sa malédiction !

( scene onzième du même acte ) Le Grand- Prêtre garde encore le silence sur cette malédiction j lui -même ayant dit dans sa prophétie ( scene huitième- du troisième acte ) :

Comment en un plomb vil l’or purs’ cst-il changé ? &c »

■ « Le Messie , son grand objet , a été annoncé dans la première scene du premier acte , lorsqu’ Abncr a dit que les Juifs espéroient qu’un Roi de la Race de David établixoit sa domination sut^

toutes les nations , et verroit à ses pieds tous les Kois de la terre.... &c. »

« Le Poëte a donc conduit sa Tragédie , et comme Poëte habile dans les règles de son art, et comme très-éclairé dans la Religion , puisqu’il a traité son sujet non comme un événement historique , mais comme un événement prophétique , et il a mis à dessein la prédiction de l’avc nir dans la bouche d’Athalie ( scene neuvième du cinquième acte ) , pour élever l’attention du Spectateur à un plus grand objet que la gloire de Joas, qui fut un des ancêtres du Messie , mais qui n’est pas même nommé dans la généalogie ' de Jésus-Chtist , parce que si du côté de soa pere , il est de la Race de Dayid , du côté de sa mere il est de la Race d’Achab, à qui le Prophète Ëlie avoit prédit que toute sa Race seroit exterminée ; et il semble qu’en exécution de cet arrêt Saint-Mathieu ait effacé du nombre des ancêtres de Jésus-Christ Okosias, Joas et Amasias» trois Rois qui descendoient d’Athalie , fille d’Aci^b. On doit donc remarquer l’attention du Poëte à ne pas laisser ignorer l’avenir d’un enfant qui, par sa mere, est d’une Race chargée de U

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malédiction divine^ en mcmc-tcms qu’il fait rcs* pècter en lui la Race de David..., »

K L’avarice d’Athalie a été annoncée dès la première scene du premier acte. Quelle joie pour elle quand elle saura qu’il y a un trésor dans le Temple 1 C’est , en effet , un trésor de David i mais comme ce n’est point un pareil trésor qu’elle cherche , n’y a-t-il point dans la réponse que fait le Grand-Ptêite à Abner :

Il est vrai » de David un trésor m*est resté ,

( scene seconde du cinquième acte ) pour être tendue à Athalie j n’y a-t-il pas un mensonge dans cette réponse ^ N’y a t-il pas, du moins , une équivoque ? 3>

cc Mensonge ou équivoque , pour un honnêtehomme , c’est la même chose. I.a réponse du Grand-Pretre seroit un mensonge avec tout autre qu’avec l’ennemi public. Quand Athalie a demandé un trésor , elle a demandé un amas d’or. Quand le Grand-Prêtre lui fait répondre qu’il a ce trésor , il répond à sa pensée , et , par coi^équent , lui fait croire qu’il a un amas d’or. Il est donc certain qu’il la trompe } et il est également

certain

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certain que s’il ne la trompoit pas dans ce moment le Temple setoit en feu et Joas périroit.5>

« Il n’est jamais permis aux hommes , faits pour s’aimer , de se tromper les uns les autres , pour se nuire. Ils se doivent toujours l’amour et la vérité j mais on ne la doit pas toujours à un ennemi , contre lequel on est justement armé , parce qu’en exerçant le droit qu’on a de le détruire on peut employer également ou la force ou la ruse. Dolus àn virtus quîs in hoste requirat. Ce que dit aussi Saint- Augustin , en ajoutant quand la guerre est juste. Parmi ces Troyens qui trompèrent les Grecs , en se déguisant avec leurs armes , étoit un homme si ami de la justice qu’il est appelé par Virgile justissimus et strvantisslmus aqui, »

cc La perfidie ne nous est jamais permise. )Un Général ne peut faire assassiner, par un traître, le Général de l’armée ennemie j mais conime il peut le tromper par une fausse marche , il peut aussi , à ce qu’il me semble , le faire tomber dans un piège , par un faux avis , un faux rapport , une réponse captieuse. Ce n’est plus mensonge lorsque celui à qui nous parions doit savoir que nous

xHt jugemens et anecdotes

ne lui devons pas la vérité. S’il nous croit , nous profitons de sa faute , ce qui me paroît permis dans la guerre »

« Or ^ il est certain que le Grand-Prêtre , chef de la nation , quand le trône est vacant , dépO' sitaire des droits du Koi légitimé dont il est le gardien et le tuteur» exerçant son autorité jusqu’à -ce qu’il la lui ait remise » a le droit , et du Roi et de toute la nation » pour faire périr l’ennemi public qui est Athalie.... Puisqu’il peut l’attaquer à force ouverte» il peut la faire périr par la ruse. 11 a pu l’appeler au Temple , en lui faisant accroire qu’elle y trouveroit un trésor. Il n’a pas songé d’abord à employer cette ruse..,. 11 vouloit aller l’attaquer dans son Palais. Il a dit aux Lévites » en prenant les armes :

11 faut ‘finir des Juifs le honteux esclavage....

lusques dans son Palais cherchons notre ennemie.».

Dans rinfidele sang baignez- vous sans horreur,...

{ scene quatrième du quatrième acte ).... Mais quand elle vient elle-même se livret à lui» il profite de son avarice et lui lait accroire qu’U a un

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trésor. <^ui trompc-t-il î rcnnemi public , l’usurpateur du trône 3 celui qui , les armes à la main» assiège le Temple et va y mettre le feu.

On voit luire des feux parmi des étendards ,

a dit un T.évite ( scène sixième du quatrième acte ) en parlant des pre'paratifs de l’armée d’Athalie. Non-seùlement le Grand-Prêtre ne doit point la vérité à l’ennemi public : si dans cette circonstance U ne le trompoit pas » il trahiroit son Roi et toute la nation. »

et Grotius , dans le troisième Livre de son traité De jure belli et pacis , agite cette question , ù U mensonge est permis contre l'ennemi ; et quel que sévere que soit ce grand homme sur le mensonge» il le soutient permis pour sauver la vie à un innocent et empêcher une mauvaise action. Par cette raison , selon lui , Hypermnestre a été /ustement appelée par Horace splendide mendax. Il jus* tifietolt donc le Grand-Prêtre obligé de sauver les jours de son Roi et d’empêcher l’incendie du Temple ; sur-tout quand il trompe une ennemie dont il va ordonner la mort. C’est ce qui me suffit pour défendre sa réponse.... Il ne faut donc

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pas croire que l’indigne artifice des équivoques* soit autorisé dans une l’iece si grave , et par un Poète qui n’en a jamais su faire usage ;

Burrhus pour le mensonge eut toujours trop d’horreur! «

( Britannicus , acte premier , scene seconde )...

« La cicatrice que l’on voit sur le sein de Joas est de l’invention du Poète. L’Ecriture-Sainte dit seulement que l’enfant fut dérobé du milieu de ses freres , tandis qu’dn les massacroit. Le Poète peut supposer que dans ce massacre , il reçut un coup de couteau , afin que la péripétie de sa Pièce ait pour fondement une reconnoissance indubi* table.... Josabet et la Nourrice sont deux témoins vivans, mais ces deux témoins n’ont jamais quitté l’enfànt. Ils ont été enfermés dans le Temple avec lui. Ainsi quand le Grand-Prêtre pour prouver aux Lévites ce qu’il leur déclare , ajoute la marque du couteau , ( scene quatrième du quatrième acte ) ces deux témoins, qui ont vu donner le coup , déposent , et cette preuve devient bien plus forte lorsqu’ Athalie , qui a fait donner le coup en xeconnoit la marque , en présence des

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I^^vîtcs et d^Abner ( scène neuvième du cinquième acte ). 55

« Comme cette reconnoissance change la forme de l’Ftat , celle même de la Religion , puisque ranfel de Baal est renverse , une reconnoissance si importante doit avoir toutes ses preuves. Par cette raison , on ne condamneroit pas le Poëte s’il eût fait parler ici le Ciel par quelque prodige. Dans notre Mérope , de M de Voltaire» il faut du tonnerre pour convaincre le peuple qu’un inconnu est son véritable Roi , et ce miracle , dont la mere a besoin pour être assurée que cet inconnu est son âls , est cause qu’elle s’écrie :

Écoutez : le Ctcl parle ; entendez son tonnerre.

( Avant dernierc scene du cinquième acte de Aférope. ) Un événement qui arrive dans le Temple du vrai Dieu , et qui remet sur le trône la: Race de David , pouvoir être signalé par un prodige, accordé à lapriere du Grand'Prêtre 3 mais^ le Poëte n’en a pas besoin. Il n’est pas besoin

qu'il £tsse dire ^ Le Ciel parle ; sa Piece est con—

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duite de façon que tout y parle poux reconnoitre Joas....

cc Cette Tragédie est regardée comme le modelé le plus parfait de la Tragédie. On est étonné de ce que son mérite a été reconnu si tard. On peut s’étonner aussi de ce qu’il a été enfin si généralement reconnu ; de ce que quand nous parlons des défauts communs aux Tragédies , nous exceptons toujours AthalU , et de ce que les étrangers en parlent comme nous. Pat où une Pièce sans amour , sans intrigue » sans aucun de ces événemens extraordinaires qu’un Pocte invente pour jetter du merveilleux * intéresse-t-elle ignorans et connoisseurs , Spectateurs de tout âge , si cc n’est par le vrai d’une imitation où se trouvent réunies toutes les perfections j celle du style , celle de la versification , celle des caractères , celle de la conduite ? Cette conduite est si simple que cette Piece est en Poésie ce qu’est en Peinture ce tableau de Raphaël , qui n’oflPrc que deux figures , un Ange qui , sans colcre et sans émotion, écrase le Démon. L’action à\4tha^ iis esc l’ouvrage d’un homme seul. Joad la pré-

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parc, des la première scène j la commence plutôt qu’il ne l’avoit cru , la poursuit et la termine. Il la prépare au lever de l’aurore , et comptant la commencer à neuf heures du matin , donne rendez-vous à Abner à cette heure. Les fureurs d’Athalic l’obligent à la commencer bien plus tôt ,ct Athalie est égorgée et Joas proclamé bien avant neuf heures. »

« Le sujet est annoncé dans la première scene d’une manière obscure , et d’une manière trèsclaire dans la seconde. Le trouble annoncé dans le premier acte par Abner et Josabet , commence au second par le récit de Zacharie , et redouble pat l’arrivée d’Athalic. La demande que Mathan’ vient faire au troisième acte l'augmente encore , et il redouble à la fin du même acte lorsque le Temple est investi. Il est à son comble au cinquième , lorsqu’ Athalie entre dans le Temple , avec ses soldats. Alors arrive la catastrophe. Ainsi les deux passions de la Tragédie , 1^ crainte et la pitié , sont , jusques à la catastrophe , excitées par degrés.»

« Dans cette Tragédie , conduite si simplement 9 se trouvent trois instans , plus capables de

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