SCENE II
2^CHARIE, lOSABET, SALOMITH , LE CHŒUR.
7osabet,<2 Zacharie.
^^Ais, que vois-je , mon fils , quel sujet vous râmène ?
Où courez- vous ainsi, tout pSle et hors d’haleine ?
O ma mere !
Hé bien ) quoi ? . . - -
Comment ?
Zacharib.
Le Temple est profané i'
Zacharie.
Et du Seigneur l’Autel abandonné I
Je tremble !... Hâtez-vous d’^claircîr votre mcrc î Zacharie., ÿ
Ddja, selon la loi, le Grand- Prêtre , mon perc , Après avoir au Dieu qui nourrit les humains De la moisson nouvelle offert les premiers pains ,
Lui prdsentoit encore, entre ses mains sanglantes , Des victimes de paix les entrailles fumantes. Debout à scs côtes le jeune Éliacin ,
Comme moi, Ic.servoit en long habit de linj :Et cependant du sang de la chair immolée- Lcs Prêtres arrosoient l’Autel et l’assemblée.
Un bruit confus s’élève , et du peuple surpris Détourne , tout-à-coup , les yeux et les esprits.
Une femme.... Peut-on la nommer sans blasphème î - Une femme..., C’étoit AthaHe elle-même!
Ciel!
Zacharie.
Dans un des parvis aux hommes réservé.
Cette femme superbe entre , le front levé ,
Et se préparoit même à passer les limites - . De l’enceinte sacrée , ouverte aux seuls Lévites. Le peuple s’épouvante , et fuit de touws parta.
TRAGÉDIE. il
Mon pere.... Ah ! quel courroux animoic scs regards i Moïse à Pharaon parut moins formidable.
«Heine, sors, a-t-il dit, de ce lieu redoutable » D’où te bannit ton sexe et ton impiété.
« Viens-tu du Dieu vivant braver la majesté ? i}
La Reine alors sur lui jettant un oeil farouche ,
Pour blasphSmcr , sans doute , ouvroit déjà la bouche. J’ignore si de Dieu l’Ange se dévoilant Est venu lui montrer un glaive étincelant ;
Mais sa langue en sa bouche à l’instant s’est glacée «
Et toute son audace a paru terrassée.
Ses yeux , comme effrayés , n’osoient se détourner. Sur-tout, Éliacin paroissoit l’étonner,
JOSABET.
Quoi donc ! Eliacin a paru devant elle ?