SCENE IV
JOSABET, SAIOMITH, LE CHtEUR.
JoSABET, au Chœur,
O FILLES de Lévi ! troupe jeune et fidcllc ,
Que ddja le Seigneur embrase de son zele ,
Qui venez si souvent partager mes soupirs ,
Enfans , ma seule joie en mes longs déplaisirs !
Ces festons dans vos mains et ces fleuts sur vos tête* Autrefois convenoient à nos pompeuses fêtes;
Mais , hélas! en ce tems d’opprobre et de douleurs Quelle offrande sied mieux que celle de nos pleurs 1 \
J’entends déjà , j’entends la trompette sacrée ,
Et du Temple bientôt on permettra l’entrée.
Tandis que je me vais préparer à marcher.
Chantez , louez le Dieu que vous venez chercher.
(£l/e sort, avec Salomith, )
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Tout le Chœur, chantaat,-
T* O UT l’univers est plein de sa magnificence ; Qu’on l’adore, ce Dieu , qu’on l’invoque à jamais I Son Empire a des rems prdc<idé la naissance.
Chantons , publions ses bienfaits \
Une voix.
En vain l’injuste violence Au peuple qui le loue imposeroit silence :
Son nom ne périra jamais.
Le jour annonce au jour sa gloire et sa puissance ! Tout l’univers est plein de sa magnificence:
Chantons , publions ses bienfaits i Tout le Chœur.
Tout Tunivers est plein de sa magnificence ; Chantons, publions ses bienfaits!
Une voix.
Il donne aux fleurs leur aimable peinture \
Il fait naître et mûrir les fruits :
Il leur dispense , avec mesure ,
Et la chaleur des jours et la fraîcheur des nuits» Le champ qui les reçut les rend avec usure.
Une autre.
II commande au soleil d’animer la nature ,
Et la lumière est un don de ses mains s
Mais sa loi sainte , sa loi pure tst le plus riche don qu’il ait fait aux humains!
Une autre.
O mont de Sinaï ! conserve la mémoire De ce jour à jamais auguste et renommé.
Quand sur ton sommet enflammé ,
Dans un nuage épais le Seigneur enfermé Pit luire aux yeux mortels un rayon de sa gloire !
Dis-nous pourquoi ces feux et ces éclairs' ,
Ces torrens de fumée et ce bruit dans les airs ,
Ges trompettes et ce tonnerre ?
Venoit-il renverser l’ordre des éiémens?
' Sur ses antiques fondemens Vcnoit-il ébranler la terre ?
Une autre.
II venoît révéler aux enfans des Hébreux De ses préceptes saints la lumière immortelle»
II venoit à ce peuple heureux . ,
Ordonner de l’aimer d’une amqur éternelle.
Tout le Chœur,
O divine, ô charmante loil O justice 1 ô bonté suprême !
Que de raisons , quelle douceur extrême D’engager à ce Dieu son amour et sa foi ! T
D’un joug cruel il sauva nos ayeux ,
Les nourrit au désert d’un pain délicieux.
11 nous donne ses loix , il se donne lui-même.
Pour tant de biens il commande qu’on l’airt\e;
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O justice ! ô bonté suprême !
La même voix.
Des mers pour eux il entr’ourrit les eaux ;
D’un avide rocher fit sortir des ruisseaux.
Il nous donne scs loix , il se donne lui-même.
Pour tant de biens il commande qu’on l’aime» - L E C H <E U R.
O divine , ô charmante loi !
Que de raisons , quelle douceur extrême .
D’engager à ce Dieu son amour et sa foi 1 Une AUTRE VOIX.
Vous qui ne connoisset qu’une crainte servile* Ingrats ! un Dieu ?i bon ne peut-il vous charmer î £st-il donc à vos coeurs , est-il si difficile Et si pénible de Paîmer ? •
L’esclave craint le tyran qui l’outrage ;
Mais des enfans l’amour est le partage. -
Vous voulez que ce Dieu vous comble de bienfaits» Et ne l’àimer jamais.
Tout l e G h <e u r.
O divine , ô charmante loi !
O justice t ô bonté suprême !
Que de raisons , quelle douceur extrêmo D’engager à ce Dieu son amour et sa foi 1
. Fin du premier Acte,