‹ Esther, tragedie, tiree de l'Ecriture SainteChapitre 82 sur 93 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

SALOMITH, LE CHŒUR.

3P ARTEï , cnfans d’Aaron , partez.

Jamais plus illusire querelle De vos ayeiix n’arma le zele.

Partex , enfans d’Aaron , partez.

C*est votre Roi , c’est Dieu pour qui vous combattez !

Une voix.

Où sont les traits que tu lances »

Grand uieu ! dans ton juste courroux î . K’es-tu plus le Dieu jaloux ,

R’es tu plus le Dieu des vengeances i

Une autre.

Où sont ,* Dieu de facbb ! tes antiques bontés?

. Psns l’horreur ;qgi. nous environne .

K’entends-tu que U voix de nos iniquités?

N'es tu plus le Dieu qui pardonne?

OÙ sont. Dieu de Jacob 1 tes antiques bontés Une voix.

C’est i toi que dans cette guerre Les fléchés des méchans prétendent s’adresser,

C 4 Faisons , disent-ils , cesser V» Les fêtes de Dieu sur la terre I

De son joug importun délivrons les mortels.

» Massacrons tous ses Saints. Renversons ses Autels.

« Que de son nom , que de sa gloire » U ne reste plus de mémoire.

» Que ni lui , ni son Christ ne régnent plus sur nous ! »•

Où sont les traits que tu lances >

Grand Dieu! d.ins ton juste courroux?

N’es-tu plus le Dieu jaloux i N’es-tu plus le Dieu des vengeances ?

Une voix.

Triste reste de nos Rois ,

Chere et derniere fleur d’une tige si belle ,

Hclas ! sous le couteau d’une mere cruelle Te verrons-nous tomber une seconde fois J...

Prince aimable , dis-nous , si quelque Ange au berceau Contre tes assassins prit soin de te défendre «

Ou si dans la nuit du tombeau La voix du Dieu vivant a ranimé ta cendre?

Une autre.

D’un pere et d’un ayeul contre toi révoltés ,

Grand Dieu ! les attentats luf sont-ils imputés ?

Est-cc que , sans retour , ta pitié l’abandonne ?

Le C h ot u r.

Où sont . Dieu de Jacob J tes antiques bontés ?

N’es-tu plus le Dieu qui pardonne ?

Une des Filles du Chocvr»

Cheres sœurs , n’entendei-vous pas Des cruels Tyriens la trompette qui sonne ?

Sô A T H A L I E ,

Salokiith.

J*ent£nd$ meme les cris des barbares soldats» Et d’horreur j’en frissonne !....

Courons , fuyons; retirons-nous A l’ombre salutaire Du redoutable sanctuaire.

Fin du quatrième Actel

Si

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