ZACHARIE, SALOMITH, LE CHŒUR
Salomith, à Zacharie,
^^HER Zacharie ! hd bien , que nous apprenex-vous ? Zacharie.
Redoublez au Seigneur vot'e ardenre prière, l’cur-êtrc nous touchons i notre heure derniere. Pour l’horrible combat , ma sœur , l’ordre est donné. Salomith.
Que fait Joas ?
Zacharie.
Joas vient d’crtc couronné, le GranJ-PrStre a sur lui répandu l’huile sainte..,, O Ciel i dans tous les yeux quelle loie droit peinte A l’aspect de ce Roi racheté du tombeau !....
Ma sceur , on voit encor la marque du couteau. On voir paroîrrc aussi sa hdclle nourrice Qui cachée en un coin de ce vaste édifice.
Gardon ce cher dépôt, et n’avoit de ses soins Que les yeux de ma merc et que Dieu pour rémoins, Kos Lévites pleuroicnc de joie et de tendresse ,
ït mcloîent leurs sanglots à leurs cris d’alégresse»
Lui , parmi ces transports, affable et sans orgueil »
A l’un tcndoit la main , flattoit l’autre de l’œil , Juroit de se régler par leurs avis sincères.
Et les appeloit tous ses peres ou ses frétés*
SALOMITH.
Ce secret au-dehors est-il aussi seméî Zacharie.
Ce secret dans le Temple est encor renfermé.
Des enfans de Lévi la troupe partagée
Dans un profond silence aux portes s’est rangée.
Tous doivent à la fois précipiter leurs pas ,
Et crier pour signal : te Vive le Roi Joas.
Mais mon pete défend que le Roi se hasarde ,
Et veut qu’Azarias demeure pour sa garde.
Cependant, Athalic, un poignard à la main.
Rit des foiblcs remparts de nos portes d’airain*
Pour les tompre elle attend les fatales machinca.
Et ne respire enfin que sang et que ruines.
Quelques Prêtres , ma sœur , ont d’abord proposé Qu’en un lieu souterrain , par nos peres creusé ,
On renfermât, du moins, notre arche précieuse..,.
V. O crainte , a dit mon pere , indigne , injurieuse L’arche qui fit tomber tant de superbes tours , s> Et força le Jourdain de rebrousser son cours ,
M Des Dieux des nations tant de fois triomphante , Fuiroit donc à l’aspect d’une femme insolente ! >» Ma merc, auprès du Roi, dans un trouble mortel. L’œil, tantôt sur ce Prince et tantôt sut l’Autel, Muette , et succombant sous le poids des alarmes ,
Aux yeux les plus cruels arracheroic des larmes.
Le Kol > de tcms en tems , la presse entre ses bras > {Au Choeur. )
La flatte.... Cheres sexurs , suivez toutes mes pas s £t<, s’il faut aujourd’hui que notre Roi périsse , Allons > qu’un môme sort avec lui nous unisse 1
( On entend un grand bruit À la porte du Temple, )
Quelle insolente main frappe à coups redoublés?
Qui fait courir ainsi ces Lévites troublés ?
Quelle précaution leur fait cacher leurs armes ?
Le Temple est-il forcé i
Zacharie.
Dissipez vos alarmes;
Dieu nous envoie Abncr.