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Dans les Heures : t l'impulsion réclle.v

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^.me matière, car^ pour cela, il faut déjà-imp libre artWitf^ d^ la personne qui, recevant la matière, la distingue du moi, du permanenJL Par matière je n'entends icfque le changement ou la réalité qui remplit le temps. En conséquence, cet instinct ^, exige qu'il y ait changement , que le temps ait un contenu. Cet état du temps simplement rempli se nomme sep,^^tinn ^ pt p/psT uniquement par cet état que se manifeste l'existence physique.

Comme tout ce qui est dans le temps est successif , il s'ensuit que par cela seul que quelque chose est, tout le reste est exclu. Quand on attaque une note sur un instrument, parmi toutes celles qu'il peut virtuellement donner, cette note seule est réelle: lorsque l'homme est actuellement modifié , la possibilité infinie de toutes ses modifications est limitée à cet unique mode d'existence. Ainsi donc, l'action exclusive de l'impulsion sensible a pour conséquence nécessaire la limitation la plus étroite. Dans ^ cet état, rhomme n'est qu'une unité de grandeur, un moment (fi^^fj^M rempli dans le temps; ou, pour mieux dire, il n'est pas, car sa personnalité est supprimée aussi longtemps quejB s^nsati^^n If^ domine et emporte le temps avec elle ^

Cet instinct étend son domaine sur toute la sphère du fini dans l'homme , et , comme la forme ne se révèle que dans la matière , et l'absolu que par le moyen des limites, la manifestation totale de la nature humaine tient en dernière analyse à l'instinct sensible. Mais , quoique lui seul éveille et dévelloppe cequi existe virtuellement dans l'homme ^ c'est cepen- 'dAnufseul aussi qui en rend 1;^ pprfppiinn impnc;gihlp II rat- 'iache au monde des sens, par des liens indestructibles , l'esprit,

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jfT ^1. Pour cet état d'impersonnalité sous l'empire de la sensation, la langue Il î^ossède une expression très-frappante : être hors de soi, c'est-à-dire être hors Jr^ de son moi. Quoique cette manière de parler ne s'emploie guère que lorsque la : ' ^ jàensation prend le caractère de la passion , et que cet état devient plus remar- 'ij^K^^quable par sa durée, l'homme est hors de soi , tant qu'il ne fait que sentir. Re- ■l /\ja Tenir de cet état à la réflexion, c'est ce qu'on appelle, avec non moins de jus- -"^ tesse, rentrer en soi, c'est-à-dire revenir à son moi, rétablir sa personnalité. Le quelqu'un qui est en défaillance, on ne dit pas « il est ausser sxch (hors de soi), » mais « il est von sich (loin de soi, pas chez soi), » c'est-à-dire il est enlevé à son moi, vu que, dans cet état, le fait est seulement qu'il n'est pas dans son moi (sans que pour cela il soit ailleurs, hors de soi). Aussi celui qui est revenu d'un évanouissement est-il simplement a bei sich (revenu à lui), » ce qui peut très-bien se conciUer avec être hors de soi. {Note de Schiller.)

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qui tend plus haut, et il rappelle aux bornes du présent l'abstraction, qui prenait son libre essor dans la sphère de l'infini. Sans doute, la pensée peut lui échapper momentanément, et une ferme volonté résiste victorieusement à ses exigences; mais bientôt la nature opprimée rentre dans ses droits, pour donner impérieusement une réalité à notre existence, un contenu, un fond , à notre connaissance , un but à notre activité, La seconde impulsion, qu'on peut nommer instinct formel, j part de l'existence absolue de rhomme ou de sa nature ra- ' tî^nnelle, et tend h le mellre en liberté, a porter rïïârmonie dans la diversité ae ses mamlesiations , et à maintenir, malgré , TôU^ les changements iTétat, la personnaiiie. Comme celle-ci , en tatlt qu unité absolue et indivisible, ne peut jamais être en contradiction avec elle-même , comme nous sommes nous à tout jamais, cette impulsion , qui tend à maintenir la personnalité, ne peut en aucun temps exiger autre chose que ce qu'il faut qu'elle exige constamment et à tout jamais : elle décide donc pour toujours ce qu'elle décide maintenant, et ordonne mainte- I nant ce qu'elle ordonne pour toujours. Dès lors, elle embrasse ' la série totale du temps, ou, ce qui revient au même, elle supprime le temps, elle supprime le changement; elle veut que le réel soit nécessaire et éternel , et que l'éternel et le nécessaire soient réels; en d'autres termes, elle tend à la vérité et à la

justice.

Si l'instinct sensible ne produit que des accidents, l'instinct formel donne des lois : des lois pour tout jugemeni, quana il est question de connaissances, des lois pour toute volonté, quand il s'agit d'actions. Soit donc que nous reconnaissions un objet, que nous accordions une valeur objective à un état du sujet, soit que nous agissions en vertu de connaissances, que nous fassions de l'objectif le principe déterminant de notre état : dans l'un et l'autre cas , nous soustrayons cet état à la juridiction du temps, et nous lui attribuons la réahté pour tous les hommes et pour tous les temps, c'est-à-dire l'universalité et la nécessité. Le sentiment peut dire seulement : « Gela est i vrai pour ce sujet et dans ce moment, » et il peut venir un autre moment, un autre sujet, qui rétracte l'aflirmation du sentiment actuel. Mais, quand une fois lu pensée prononce, et dit : « Cela

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