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CHAPITRE IIL

DES ACCORDS

§. 27. La simultanéité de plusieurs sons, telle est la forme extérieure de ce qu'on nomme un accord ; mais cette définition n'exprime rien sur le contenu de Vitre harmonique désigné par le nom d'accord. On comprend, en effet, que des sons simultanés quelcon-

' ques ne constituent pas un accord véritable , et qu'il doit exister entre eux des rapports déterminés de nombre et de distance.

Jusqu'à ce jour , la loi générale de la structure des accords a échappé à tous les théoriciens qui ont dû se borner, dans l'ignorance où ils étaient de ^la véritable unité de mesure musicale, à la simple constatation des faits, à mesure qu'ils étaient produits par le génie des grands maîtres. Mais, même sous ce rapport, nous devons dire que la plupart des traités sont restés fort en deçà de la pratique, en n'inscrivant dans les catalogues qu'une partie des agrégations employées comme accords par les compositeurs. Toutefois , plusieurs essais de classification plus ou moins heureux ont été faits ; et Rameau , en ramenant à un seul type les diverses agrégations formées dès mêmes sons, a rendu- un yéritable service à la science musicale.

Nous n'entrerons pas dans l'examen des divers systèmes de clas*> sification des accords. Celui qui a pour base la superposition pro^ gressive des tierces, a seul à nos yeux une valeur réelle, c'est celui que Barbereau a suivi dans son Traité de composition ^ en bornant néanmoins cette superposition aux agrégations de trois , quatre et cinti ^^^^-

« Plusieurs théoriciens, dit Barbereau, ont étendu ce principe d'échelonnement des tierces jusqu'à la formation des accords de onzième et de treizième ; mais les restrictions nombreuses auxquelles sont soumises ces deux agrégations, ont fait chercher des méthodes artificielles , au moyen desquelles on les ramène aux trois pre<^ mières espèces, en tenant compte de leurs diverses modifications sous les noms de prolongation, retard, suspension, notes de passage , etc. , etc. »

Nous examinerons la valeur des métt^odes artificielles dont parle ici Barbereau , lorsque nous serons en possession de la loi de structure des accords. Mais avant de produire cette loi, il est nécessaire de donner le tableau des accords connus, et nous suivrons à cet eifet la nomenclatiire adoptée par Barbere£|u qui classe les accords en deux grandes catégories, Tune formant Vharmonie naturelle qui comprend tous les accords dont les notes appliquées sur l'échelle générale des quintes n'embrassent pas, entre leurs deux notes ex-

trèmeSy une étendue plus grande que celle qui est assignée aux gammes majeure et mineure , et l'autre formant Vharmonie altérie , qui embrasse en mode majeur une étendue plus grande que six quintes , mais moindre que quatorze quintes ; et en mode mineur une étendue de plus de neuf quintes , mais moindre que quatorze quintes.

TABLEAU Dans lequel tous les accords ont poiar Notb fondàmsktàib la noie Soi.

HABMOIOE 1VATURELLE.

i. Accord parfait majeur

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