Partie supérieure
Parties
Moyennes
Basse ••••• •••••
Ré Si Fa
Ré La Fa La
Ut La Mi La
En voici un exemple tiré du célèbre Miserere de Léo (i):
Fig. 35.
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§. i03. On peut encore faire suivre l'accord naturel de septième diminuée en mode mineur, de l'accord parfait majeur du sixième degré. Dans ce cas, comme dans le précédent, la note septième se résout par prolongation de son , et ce n'est qu'ultérieurement qu'elle descend d'un demi-ton diatonique. En voici un exemple :
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AnJanle .
Fig. 36.
â mineur .
(1) Leonardo Léo , Tune des gloires de l*éco1e napolitaioe et de Tari masical, né li Naples en 109i, mort en 1745, était par conséquent contemporain de J.-S. Bach. Choron a publié li Paris nne édition de son Miurero k deux chœurs* Les prineipanx oBTrages de ce maître sont, pour Téglise, outre le Mùerere, t Oratorio di Sonia Sibna; et pour la scène: Caio-Gracco, Tatnerlano, BajaxetU, TimoeroUy Argene, Calone m Ciiea, ia Clemensa di TUo, Sifaoê. Le caractère de la musique de Léo est le grandiose, son style est d^une pureté admirable, et sons tous les rapports c*est un des meilleurs modèles k offrir aux jeunes compositeurs assex studieux pour sortir du cercle étroit des études de composition > telles qu'on les fait de nos jours en France et en Italie.
STRUCTURE DBS ACCORDS. 167
§. i04. Si Ton place un accord de septième diminuée ailleurs que sur la note sensible du mode mineur , on entre dans le domaine de rharmonie altérée ; par exemple y quand on l'emploie sur le quatrième degré haussé dans Tun et dans l'autre mode, ou sur la note sensible en mode majeur. Dans ces positions , la résolution a lieu sur un accord parfait majeur , et c'est ici le cas où il est donné satisfaction à l'attraction manifestée par l'intervalle de quinte mineure qui existe entre la fondamentale et la quinte de l'accord. (Voir §. 101 .) Quant à l'autre intervalle attractif de quinte mineure (entre la tierce et la note septième) , il ne peut recevoir sa résolution , et il est comme annulé ; aussi en résulte-t-il une certaine liberté de mouvement pour la fonction de tierce, et est-ce cette fonction qu'on retranche préférablement à toute autre dans Tliarmonie à trois parties. Les exemples de ce retranchement abondent dans les œuvres des maîtres ; en voici un tiré de l'air de Barbarina dans l'opéra le Nozze di Figaro de Mozart.
Fig. 37.
Andante.
Andanle. ^^
♦4 Ir.
+ 4'lr.
REMARQUE
Lorsqu'on ne retranche point la Conctkm de tîeree dans i'accoed de septième dimimiée qvi se pratique sir le qvatrième degré havsié en mode nnoeur , il est néewsaire de donner l'altération chromatique ascendante k deux noies de réohelle diatonique du mode , nommément aux quatrième et sixième degrés. Sans Texhausseoient du sixième degré on n'aurait plus un accord de septième diminuée ordinaire , mais une agrégation de tierce diminuée > quinte mineure et septième dimmuée^ dent nous parlerons phis loin, et dont on peut voir déjà des exemples dans les figures précédentes, à savoir: page 107, fig. 17 (6), au second temps de la troisième mesure; page 117, fig. 27, au second temps de la deuxième mesure; page 120, fig. 28, am premier temps de la troisième mesure; et enfin page 120 , fig. âS, au 1^ temps de la 3""* mesure. A 4 parties cet accord altéré est même souvent préférable à celui de septième diminuée proprement dit, précisément à cause de la nécessité d'altérer
le sixième degré de Téchelle diatonique, ce qui amène une marche mélodique peu naturelle dans la partie qui contient la tierce de l'accord de septième diminuée. Qu'on essaye , par exemple , de mettre un Zab| au second temps de la Ggure 27 que nous venons de citer , on aura la succession mélodique suivante dans la seconde partie : Sol I La\^ I La^ \ Sol || laquelle, bien que pratiquée fréquemment, est certainement moins naturelle que la suivante : Sol \ La\^ \ Sol 1 1 que nous avons préférée.
§. i05. L'accord de septième diminuée sur le quatrième degré haussé en majeur ou en mineur, est fréquemment suivi de celui du premier degré dans son second renversement. Cette harmonie se rencontre dans une formule de cadence parfaite devenue banale, et que, pour cette raison, nous nous bornons à indiquer au moyen du chiffrage analytique.
Formule de cadence parfaite.
Mode majeur. Mode mineor.
NB.
NB.
NR. Ceux qui regardent Taccord de septième diminuée comme provenant d'un accord de neuvième dominante mineure sans fondamentale, doivent indiquer de la manière suivante celui qui se voit dans la première case de chacun des exemples
précédents :
pour le mode majeur; et i ' pour le mode mineur.
§. 106. L'emploi de l'accord de septième diminuée sur la note sensible en mode majeur, n'offre rien de particulier. Dans cette position il fait partie de l'harmonie altérée par formation , et se résout
sur l'accord parfait de la tonique, de la même manière que l'accord
-T— dans le même mode , se résout sur l'accord parfait de la do-^
minante. (Voir §. 404).
§. 107. Enfin, mentionnons encore l'emploi de l'accord de septième diminuée sur le sixième degré haussé (1) en mode majeur,
(1) Oa sur le quatrième degré haossé si, comme Reicha et Barbereau, Tod considère raccord de sepUèDie dimiouée comme provenant d*an accord de neuvième dominanle mineure dont on a supprimé la noie fondamealale.
en le faisant précéder et suivre de celui de septième dominante, comme dans l'exemple suivant, où chaque case représente une mesure et où la même harmonie est présentée deux fois de suite avec une distritribution différente des notes dans les parties supérieures.