‹ Esthétique musicaleChapitre 49 sur 125 · Partie supérieure Parties intermédiaires · texte numérisé non relu

Partie supérieure Parties intermédiaires

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Fa Sol

Cette manière d'employer Taccord de septième diminuée se rencontre fréquemment dans la musique moderne. On voit que la note septième y est préparée , et qu'elle se résout par une prolongation de son.

Courte digression sur les modulations enharmoniques et sur les trois familles de tons de notre système musical.

L'accord de septième diminuée offrant par sa structure un moyen très-facile et trèsusité d'effectuer les modulations dites enharmoniques (voir $. 99 et 100), nous pensons que c'est ici le lieu de leur consacrer quelques lignes, et aussi de faire connaître les trois familles de tons indiquées par le célèbre théoricien allemand G. Weber (l), mais dont les traités d'harmonie qui ont paru en France avant celui de M. Barbereau ne parlent point.

Le plus souvent les modulations enharmoniques ne sont qu'un calcul pour faciliter l'exécution instrumentale , calcul au moyen duquel les tons trop chargés de bémols sont remplacés par des tons diésés , et vice versa. Mais très-souvent aussi un compositeur habile y trouve un puissant moyen d'effet, en amenant avec art des oppositions entre des tonalités de caractères différents. C'est ainsi, par exemple, que l'immortel auteur de Don Juan , pour caractériser l'entrée de deux nouveaux personnages, passe, au moyen de l'enharmonie du ton de Si^ majeur au ton de /fe majeur dans la première partie du fameux sextuor au second acte. C'est encore ainsi que dans l'air de basse-taille n» 4 de son Stabat mater y Rossini passe en quelques mesures du ton initial de La mineur, dans celui de Ré\^ majeur, et immédiatement de ce dernier en Ré}B{ mineur, pour rentrer dans' le ton primitif, en touchant passagèrement au ton d'I/if majeur.

Bien que les deux exemples de modulations enharmoniques que nous venons de

(1) G. Weber. Versuch einer geordneteu Théorie der Tonsetzkutui. Im Verlage der Hof-Maùkhaodlung von B. SchoU's Sœhnen in Mainz , Paris uod Ânlwerpen. 1830-1832.

citer ne soient point effectuées au moyen de l'accord de septième diminuée, elles le sont en vertu du principe <[ui sert i faire toutes les modulations de cette espèce , à savoir : la substitution enharmonique d'une note à une autre note.

Or, l'accord de septièine diminuée pouvant toujours représenter un accord de même espèce par une telle substitution, queUe que soit la note mise dans la basse; de plus, chacune de ses notes prise pour basse pouvant être considérée soit comme note sensible d'un ton mineur , soit comme quatrième degré haussé d'un ton majeur ou mineur, il en résulte la possibilité de faire huit modulations distinctes avec un seul acoord de septième diminuée, et par suite 24 modulations avec les trois accords réellement différents de l'espèce qui nous occupe reconnus plus haut (voir $. 100). Et comme d'ailleurs ces trois accords distincts peuvent toujours s'enchaîner immédiatement, il est évident qu'on possède un moyen d'union entre tous les tons du système par l'emploi de la substitution enharmonique dans l'accord de septième diminuée. Mais, afin de ne point s'égarer dans l'enchaînement des tons, il est nécessaire d'en connaître les grandes familles. Par ces mots nous entendons une division naturelle de tous les tons du système en trois grandes dasses , et nous n'entendons point parler du petit groupe des cinq tons relatifs dont chaque ton est entouré, (le seul dont on s^occupe dans les traités d'harmonie), groupe qui, du reste, a bien son importance, mais une importance secondaire par rapport à la grande division que nous avons en vue (1). Ces trois grandes familles sont: 1« la famille de FA; 2® la famille d'UT; 30 la famille de SOL.

(Nota. Les toos majeurs sont iadicpiés eu grands caractères et les tons mineurs en petits.)

10 Familk de FA.

Paie néffotif. Pôle poêUif,

UT{> lab LA|> fa FA ré RÊ si SI

20 FamtUe d'UT.

Pôle négatif. Pôle poutif.

SOL[) mi[) Mlb ut UT la LA faj^ FAJ^

So F^mUie de SOL.

Pûk négaêif. Pàk positif.

RËb ^b s<b ^1 ^^ ™^ ^' u^tt ^'^iA

Chacune de ces familles est limitée à droite et à gauche, c'est-à-dire vers les dièses et vers les bémols, par des tons pouvant s'idenliGer au moyen de l'enharmo-

(1) Ces trois grandes familles sont à la musique ce qu'est aa genre humain parti d*ane souche commune ht division en trois races, lu caucasienne, Télfaiopienne et la moagole, reconnue par ia science moderne qui semble avoir pour mission de vérifier progressivemcoi ia vérité déposée dans la Bible, conformément à ces étonnantes paroles de Tévangile dont Pauteur du Messianisme a révélé toute la profondeur : « Spiriiw veritati» teitinumium perhibefrit de me. n Ce rapprochement entre Pespèce humaine et le système des tons musicaux fera sourire quelques lecteurs; il est pourtant d*nae justesse mathématique et conforme à une loi qui plane au-dessus de tout système de réalités , la Un de création, sigoalée déjà page 119, qui contient le germe de la science véritable, science divine, infinie , digne de l'homme qui, créé à Tirnage de Dieu, a besoin, pour accomplir ses hautes destinées , de quelque chose de plus que de la seule méthode expérimenlule.

nie. Un ton majeur s'y trouve toujovs placé entre deux tons mineurs, l'un à sa gauche <pii porte son nom, l'autre à sa droite, qui compte le même nombre d*accidents à la clé. Enfin , on peut remarquer encore que le petit groupe des cinq tons relatifs d'un ton déterminé, dont nous parlions tout-à-l'heure, se trouve disséminé parmi les trois grandes familles des tons, ce qui établit un lien entre ces trois familles.

Des accords de septième majeure, V avec tierce et quinte majeures, 2° aïoec tierce mineure et quinte juste.

§. 108. Le premier de ces accords fait partie du tableau des accords connus que nous avons donné au chapitre III. Il s'y trouve placé sous le n"" 13, avec la désignation d'aecord de quinte augmen^ tée avec septième majeure. Nous nous sommes expliqués dans la note de la page 111 sur le nom qui convient à l'intervalle de quinte désigné ordinairement par l'épithète dî'augmmtèe, nous y renvoyons le lecteur. — Il est évident que cet accord, qui, en mode majeur, appartient à l'harmonie altérée (comme nous l'avons fait remarquer §. 98), n'est dans ce mode qu'une altération de celui de septième de quatrième espèce, comme le prouvent les exemples suivants:

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