AGCOMD DE NEUVIEME DOMINANTE MAJEURE
FoDdam^nUJe. Tierc»^ Quiole. Septième^ DcaTièm*.
^•' -j-4 ^< ZI3 Jle 113 JPo ^4 JLm
Accord parlait majeur. Accord parfait D^neuf .
Il est facile de voir que la quifOe» c'est-à-dire l'élément fondamenlal du système harmonique, se trouve ici reproduite d'une manière élaborée, au moyen des deux éléments primordiaux et opposés, la tû^rce majeure et la tierce mineure; et que, non seulement, il y y a accord entre les fonctions respectives de ces deux éléments primordiaux, mais de plus une véritable identité systématique entre ces fonctions, telle qu'elle est établie dans l'élément fondamental , duquel proprement se dégagent les deux éléments hétérogènes qui commencent le systètne, et vers lequel on se trouve ici ramené par une espèce de cercle formant la couronne du système entier , la parité coRONALE, selon l'expression si profondément juste adoptée par le philosophe polonais pour désigner la classe des objets qui forment la clôture d'un système quelconque.
§. d62. Le cinquième et dernier accord naturel de 5 sons, savoir : V accord de neuvième et septième mineures avec tierce et quinte mineures , se trouve sur la note sensible en majeur, et sur le second degré (V type) en mineur. Ce n'est même que dans cette dernière position, et dans une marche harmonique, qu'il se rencontre avec quelque fréquence; aussi nous bornerons-nous à citer un seul exemple de son emploi.
CNÂnUBINt. (l) ^*^* ^^'
zn
znz
ZZI
JZE
îsi;
mmenr.
Afarcheê d'harmonie pnUiquéet dam la compoiUion, produiiont det iuiUi régulières naneee et de diuommcee^ par L. Ghérabîni. Paris , chez Tronpeoas et Gomp*. — Mayence,
file R <j>lk.kll Milon «ka« 'D;#»ABflî
de cùntonaneee , ^«. , ^.,
chez 11» fils B. ScboU. — Milan, cbei Ricordi
Dans cette marche harmonique, le présent accord de neuvième et septième mineures avec tierce et quinte mineures , se voit dans la sixième mesure au 1*' temps, sous forme d'accord suspensif. Le lecteur aura remarqué sans doute que dans chacune des mesures de la fig.58, à partir de la seconde , apparaît Tun des accords naturels de 5 sons dont il a été question précédemment, nommément au l*' temps de la seconde mesure : V accord de neuvième majeure avec tierce mineure, quinte juste et septième mineure ; au i*' temps de la troisième mesure, l'accord de neuvième dominante majeure; enfin, mesures 4 et 5, deux accords semblables de neuvième et septième majeures avec tierce majeure et quinte juste placés le premier sur le premier degré , et le second sur le quatrième degré en Ut majeur. Dans Tavant-dernière mjBSure on trouve l'accord de neuvième dominante mineure dont nous parlerons bientôt.
§. 163. Souvent lesaccordsdeneuviémefont leur résolution sur des accords de septième : dans ce cas les fonctions de neuvième et de septième des accords de 5 sons se résolvent en descendant diatoniquement sur les fonctions de septième et de quinte des accords de k sons , el par suite la fonction de septième de ces derniers accords est amenée par le mouvement diatonique descendant. Le fragment suivant de l'introduction du premier chœur de la Fête d'Alexandre, de Hsendel , en offre plusieurs exemples.
H.F.SDEL.
Allegro «a R«u Iroppo
Fig. 59,
SïÉ^EgS
ji-l g
STRUCTURE DES ACGORDS. 399
RsMAïQUK. Parmi les accords naturels dont nous venons d'étndier la stmctare, le seul qui paisse absolument se passer de préparation est f accord de newièmt dominante majeure; pour les quatre autres , les fonctions de neuvième et de septième demandent à être préparées, soit par des notes placées sur les mêmes degrés dans l'accord précédent, soit du moins par leur précession par des notes voisines dans l'ordre diatonique.
La même remarque supplique aux accords naturels de quatre sons, parmi lesquels le seul accord de septième dominante n'a besoin d'aucune espèce de préparation.