FF
5fT
rr
C 7— »ft
rn
jtei
,Ia miMHr 5 +6 Sol ma j. 5
§, 291. On peut enfin transporter Tensemble des fonctions constituant le présent accord C au sein du mode majeur , et l'employer sur la dominante de ce mode, en ajoutant à la tierce majeure, audessous de la fondamentale primitive /aft une nouvelle fonction qui sera une nouvelle fondamentale, non pas d'un accord de onzième, mais d'un accord de treizième , c'est-à-dire d'un accord de 7 sons que nous retrouverons plus loin. Voici un exemple de cette nouvelle manière d'envisager l'accord C.
Fig. 144.
allegro (a)| | | , (l)
NOTA. Dans la fig. 144, les fonctions de onzième et de treizième sol^ et $iy sont employées comme appoggiatures de celles de quinte et de septième la et ut de raccord de neuvième dominante majeure. En {a) la fondamentale ré est supprimée ; en (&) elle est placée à la basse, et frappe en même temps que les susdites fonctions 8oli^ et si. — Du reste , ce n*est là qu'une des manières d^employer , en mode majeur^ Taccord de treizième formé par l'adjonction d'une note à la tierce majeure au-dessous de la fondamentale de l'accord de onzième désigné par C. C'est un nouvel exemple de ce que les appoggiatures , aussi bien que les suspensions et que les notes de passage ne sont point, comme on le croit, des notes étrangères à F harmonie y mais bien des réalités fondées sur la loi génératrice des accords elle-même
Quand on n'admet dans un système qu'une partie des réalités qui le constitueut, il est tout simple que l'on qualifie d'étrangères j d'artificielles , etc., celles de ces
réalités que l'on ne sait point rattacher à Tensemble. On cherche la simplicité, dira-t-on, soit^ mais il faut la mettre dans la loi génératrice et non ailleurs^ car ce n'est que là qu'elle est féconde.
D' Accord de onzième y avec nçuttèine, septième, quinte et tierce majeures.
Mode mineur. | ut mi «o/J:| si ré /a.
l«'type,3. ( 44+4 3 -— 3 — 3
§. 292. Cet accord mixte, formé, comme l'accord naturel D, au moyen de 9 tierces majeures associées à 6 tierces mineures, embrasse toute rétendue de l'échelle du V type du mode mineur, c'est-à-dire neuf quintes. Il provient de l'application des présentes données (^ = 9 t' = 6) au n"" 26 du tableau de la page 324, — Les deux accords de septième qui entrent dans sa composition , sont : i^ V accord de septième majeure [avec tierce et quinte majeures dont nous avons parlé chapitre VU, au §. i08; et 2*^ l'accord de septième di-minuée auquel nous avons consacré , dans le même chapitre VU, les §§. 99, 100, 401, 102,. 103, 104, 105, 106 et 107.
Ace. de seplième dimiauée.
ut mi «o/^ si ré -fa
Ace. de 7* maj. avec 5* et 5* maj.
§. 293. L'instabilité du troisième degré de l'échelle ne permet l'emploi du présent accord sur ce degré , que sous certaines conditions. On en chercherait probablement en vain l'exemple dans quelque auteur connu, du moins comme véritable accord de six sons. En voici un que nous présentons comme essai:
Fig. 145.
lerUf. I
^ I enharmo^
eniharmokii
fïic
ZDO
Ut majeur. 1'
NOTA. Dans celte figure , Taccord D' est employé avec ses trois fonctions de/onrdmmentak^ quinte et onzième. La fonction de quinte {sol^) est préparée par le la^f
et par conséquent il y a enharmonie. Du reste, l'accord qui précède et celui qui suit l'accord D' qui nous occupe , établissent évidemment la note ut comme fondamentale, et l'on voit que la résolution a lieu immédiatement et k la quinte inférieure.
§." 294. On peut considérer l'agrégation : ut''mi'SolVi''Si''ré^fa, comme un accord de sept sons, et l'employer sous ce nouvel aspect sur le cinquième degré en mode mineur , ou sur le sixième degré en mode majeur. Dans ce cas la fondamentale devra être supprimée , et l'accord s'emploiera sous forme de suspension triple ou quadruple. Voici deux exemples de cette manière de faire usage de la présente aggrégation de sons ; Tun est emprunté au célèbre professeur viennois A. G. Albrechtsberger (1); l'autre à son illustre élève L. Van Beethoven (2).
Fig. 146.
{bj BEh'THOYEX
{a )ALBRECHrsn£mU{.
;la mineur 5 £r. 1'
.'Soi mai eu r B fr. 2
*>ko.
tsx
HZ
sol mineur l<i .majeur
5*fT. 1'
NOTA. Le chiffrage inférieur de ces exemples, assigne en (a) la note (mi) comme fondamentale de Taccord que nous considérons , et en (6) la note ré ; de sorte qu'en (a) y l'accord complet de treizième serait : mi solj[l^ si ré fa la ut / et en (&) cet accord serait: ré fajf^ la ut mi^^ sol si\^. On voit donc que ces accords sont complètement renversés dans les exemples (a) et (b) , puisque c'est la fonction de treizième qui esi placée à la basse. On voit encore qu'en (a) , on a supprimé les fonctions de fondamentale et de onzième ; et qu'en (b) , on a supprimé celles de fondamentale f de quinte et de onzième. Enfin on doit remarquer aussi que la résolution est normale et immédiate.
§. 295. Enfin , on peut encore employer l'accord mixte D' en mode
(1) Voyez V instruction spéciale sur V emploi des intervalles altérés^ sur les modulations extraordinaires et les cadences imprévues j par A. G. Albrechtsberger, insérée dans ie Manuel complet de musique vocale et instrumentale, par A. Choron et J. A. de Lafage, livre Ill«, 2« S'" appendice, page 3, exemple/ de l'atias.
(2) Etudes de Beethoven , Traité et harmonie et de composition , traduit de l'allemand par F. Fétis, tome I, page 93.
majeur sur la dominai) le, placée à la basse sous forme de pédale ^ comme dans la figure suivante où l'accord en question est un accord réel de six sons , ayant la dominante pour fondamentale , et se résolvant immédiatement à la quinte inférieure, comme l'indiquent d'une part les points noirs placés dans les deuxième et troisième mesures , et d'autre part le chiffrage inférieur.
Fig. 147.
ra majeur
Nous bornerons là nos instructions concernant l'accord D', et nous pensons que ce que nous en avons dit suffit amplement à le faire connaître. On peut lire aussi dans le tome l" du Traité de composition par A. Barbereau , le chapitre xxwii, §. 357, ainsi que rexemple très-étendu, fig. 510, où l'accord D' paraît plusieurs fois.
E' Accord de onzième ^ atoec neuvième et septième majeures^ quinte juste et tierce mineure.
ré
Mode mineur. ^ la ut* mi «o/Jj si
1er et 2« types. ( —3 -|-^ +4 —3—3
§. 296. Formé comme l'accord naturel E, au moyen de 7 tierces majeures associées à 8 tierces mineures , l'accord mixte désigné par E' provient du n"" 44 du tableau de la page 325. Il a son siège en mode mineur sur le premier degré de l'échelle , et il joue dans ce mode le même rôle que l'accord naturel A en mode majeur. (Voir au chapitre XIV, les §§. 257, 258, 259, 260 et 261.)
C'est ainsi que d'abord on peut le considérer comme présentant la RÉUNION SYSTÉMATIQUE de Vaccord parfait mineur propre au premier degré de l'échelle, et de l'accord de septième de dominante; et l'employer à la fin des périodes, comme prolongation de l'accord
complet de septième dominante sur la tonique placée dans la basse. A cet égard, tous les exemples allégués §. 257 pour l'accord A, peuvent s'appliquer au présent accord E'. On peut aussi, dans le courant des périodes harmoniques, employer l'accord E' sur une tenue ou pédale de tonique. On en voit un exemple, page 120, fig. 28, mesures 5 et 6. — A trois parties, on peut, comme pour l'accord naturel A (voir §. 258), produire le présent accord mixte, soit avec ses fonctions de fondamentale, neuvième et onzième; soit avec celles de fondamentale septième et onzième ; soit enfin avec celles de fondamentale quinte et onzième. En transposant en ut mineur les exemples (a), (6), (c), fig. 4d6, page 334, on aura l'emploi de l'agrégation de quinte et quarte , sur le 1" degré en mode mineur , c'està-dire l'emploi de l'accord E' avec ses trois fonctions de fondamentale, quinte et onzième.
§. 297. Tout ce qu*on a dit, §^ 260, pour Taccord naturel A, s'applique également à l'accord mixte E'; il suffit, pour s'en convaincre, de transcrire en ut mineur l'exemple donné page 335, fig. 418.
§. 298. Enfin, en considérant l'accord mixte E', comme présentant la -RÉUNION SYSTÉMATIQUE de dcux accords de septième , nommément: de l'accord de septième dominante et dé Vaccord de septième majeure , avec quinte juste et tierce mineure ,
Ace. de seplième dominante.
la ut mi 3ol^ s i ré
Ace. de SM avec Qj el Tm
On peut lui appliquer tout ce qui a été dit , §. 261 , concernant l'emploi de l'accord naturel À avec toutes ses fonctions, et transcrire en ut mineur Texemple donné page 337 , fig. 119.
On voit donc qu'il y a similitude complète dans l'emploi des accords A et E' ; et que ce dernier remplit en mode mineur la même fonction que le premier en mode majeur, comme nous l'avons dit plus haut.
E''. Accord de onzième majeure ^ avec neumime majeure ^ septième mineure , quinte juste et tierce mineure.
Mode mineur.
l«lype, 4.
-fa la
ui mi fio/^
§. 299. Cet accord mixte, formé comme le précédent au moyen de 7 tierces majeures associées à 8 tierces mineures, correspond au n** 44 du tableau de la page 325. Son siège est le 4'' degré en mode mineur, 1*' type. Il présente la réunion systématique de Vaccord de septième majeure avec quinte juste et tierce mineure (voir les §§• 409, 440 et 444), et de Vaccord de septième de seconde espèce, (voir le §. 87.)
Ace. de SH avec QjetTm.
ré fa la ut mi solj/^.
Ace. de sept, de 2* espèce.
Emploi en mode majeur.
§. 300. Bien qu'appartenant originairement au mode mineur, le présent accord se pratique aussi en mode majeur , et même plus fréquemment que dans le mode opposé. Sa fonction de onzième se présente alors sous forme de suspension ascendante de la quinte , dans f accorda de septième de seconde espèce.
Les exemples suivants, écrits à quatre parties, et tirés du Traité théorique et pratique de composition musicale de A. Barbereau (tome V^, page 304, fig. 444), présentent la réalisation de cette harmonie.
Fig. 148.
/- Il in
znz
rcc
nz:
=ni
JOZ
TîT
majfl
2 usitée mcl
té« nicfni> note réelle.
NOTA. En (a) l'accord E" parait à Féiat direct; en (b) il est employé dans son premier renversement 9 et r^Utear a indic^ué )a possibilité de plai^r la note suspen-
566 LIVRE PREMIEB»
due au-dessous delà suspension, ce qui est tout simple, puisque cette note (le /à) fait partie intégrante de Taccord; mais, ce qui ne s'explique nullement dans la théorie des suspensions. Enfin en {c), le même accord se voit dans son troisième renQersement,
Emploi en mode mineur.
§. 301. En mode mineur, Taccord E" fait partie de Vharmonie naturelle^ puisqu'il n'embrasse pas plus de 9 quintes sur l'échelle des sons. Il n'a pas de résolution normale proprement dite dans ce mode, si on le considère comme appartenant au A"" degré de l'échelle ; mais si on l'envisage comme un accord incomplet de la classe immédiatement supérieure, c'est-à-dire comme un accord de treizième privé de sa fondamentale, on lui trouve une résolution à la quinte inférieure^ et par conséquent normale , sur l'accord de septième dominante. En voici deux exemples :
(à 4 parties)
Fig. 149.
^à Cpirtica)
NOTA. Dans le premier de ces exemples, Raccord en question écrit à quatre parties seulement, se résout immédiatement sur Taccord de septième dominante; dans le second, au contraire, écrit à 6 parties, cette résolution n'est qae médiate, et c*est raccord de septième de troisième espèce si ré fa la , émanant de la même fondamentale, qui sert d'intermédiaire*
G. Accord de onzième majeure , avec neuvième augmentée , septième majeure , quinte juste et tierce majeure.
Mode mineur. ( fa ht ut mi so^ si
l** type, 6. ( • -1-4 —3 +4 +4 —3
§• 302. Cet accord mixte typique, formé au moyen de iO tierces majeures associées à 5 tierces mineures, correspond au n"" 18 du tableau de la page 324. «
STRUCTURE DES ACCODRS^ 567
Il a son siège sur le 6® degré de l'échelle ascendante du mode
mineur 1"" type, et il y fait partie de Vharmonie naturelle, mais il
peut être transporté au sein du mode majeur , et là il appartient à
l'harmonie altérée.
Il offre la réunion systématique de l'accord de septième majeure avec tierce et quinte majeures (voir le §. 108), et de l'accord de septième de quatrième espèce (voir les §§. 92, 93, 94, 95, 96 et 97.)
Ace, de SM avec QM el TM.
fa la ut mi «o/^-
Acc. de sept, de 4* espèce.
§. 303. Nous nous bornerons à donner un seul exemple mais un exemple décisif de son emploi , comme moyen de modulation d'un ton majeur au ton mineur qui a un dièse de plus, ou un bémol de moins à la clef.
U ^ parties)
mes) I
Fig, 150.
mi
mrf
-ryi
znz
■Fa majeur ;la mineur
la minevr
2^ f r. 1* etc
NOTA. Dans cette figure , Taccord G se voit à rextrémité de la première mesure, sur le 1®' degré en FA majeur, ou sur le 6® degré en la mineur; il sert ainsi d'accord intermédiaire ou mixte entre les deux tonalités. Ses fonctions de neuvième et de onzième sont amenées par une marche chromatique ascendante : et celle de onzième, duement préparée dans la partie supérieure, se résout la dernière, en descendant d'un demi-ton diatonique sur le réjfjff on tombe ainsi sur V accord de sixte augmentée avec quinte juste, ce qui conduit très- naturellement en la mineur.
Le lecteur harmoniste saura sans doute découvrir d'autres modes de réalisation pour l'accord G. Qu'il nous suffise d'avoir établi péremptoirement la possibilité de son emploi dans les deux modes.
G'. Accord de onzième majeure, avec, neuvième , septième , quinte
et tierce majeures.
Mode mineur.
2® type, 3.
ut mi soli^'
— si — ^ré 'fajfjl
§. 304. L'accord mixte désigné par G' , formé comme Taccordtype G, au moyen de 10 tierces majeures associées à 5 tierces mi-* neures , correspond au n"" 26 du tableau de la page 324. Sa position sur le 3" degré de l'échelle, ne permettrait de l'employer, du moins comme accord de onzième en mode mineur , que dans une marche harmonique. Il est vrai qu'on pourrait le considérer comme un accord de treizième privé de sa fondamentale, qui serait la tonique. Enfm, on pourrait essayer de le transporter au sein du mode majeur. Sans nous arrêter à ces considérations, abordons de suite ce qu'il y a de plus essentiel à savoir concernant le mode d'emploi de cet accord tout nouveau ^ comme la plupart de ceux de la présente classe. Et d'abord , remarquons que si l'on supprime la fondamentale {ut) du présent accord G', il reste V accord de neuvième dominante
majeure mi-solifi'si-ré'fairt ; si donc on prend pour fondamentale idéale de ce dernier accord , la note (ut) , on pourra le résoudre normale-ment', c'est-à-dire à la quinte inférieure, sur un accord ayant pour fondamentale fa^ , conformément à la théorie des accords multiples , théorie dont nous avons soulevé le voile à la fin de la remarque importante, page 300, et dont on a vu déjà plusieurs applications, notamment dans la susdite remarque elle-même, et aussi §§ 245 et 247. Il nous reste à donner la preuve de ce que nous venons d'avancer ; la voici :
Fig- 151.
La
J Ir.
On voit, par cet exemple, que notre accord mixte G', employé sans sa note fondamentale, fait connaître une résolution enharmonique de l'accord naturel de neuvième dominante majeure , qui , par rapport à la fondamentale du susdit accord G', est une véritable résolution normale. •
Nous avons signalé, sous le §. 223, une autre face de l'accord
de neuvième dominante majeure. Tl serait peut-être convenable de relire ici ce paragraphe , ainsi que la remarqiujible importante signalée plus haut, aûn de mieux comprendre l'esprit de notre théorie des occords multiples qui peut seule rendre raison des faits d'harmonie transcendentale que le génie musical des grands maîtres a produits jusqu'à ce jour; et surtout qui, seule, peut susciter les faits nouveatuc du même ordre que comporte la tonalité moderne, et cela, non point fortuitement, sous l'impulsion aveugle de l'instinct musical, mais régulièrement , avec pleine connaissance de cause.
H. Accord de onzième mineure , avec neuvième mineure, septième diminuée , quinte et tierce mineures.
Mode mineur, | «o/j:} « ré -fa la ut
• le' type, 7. I 3 — 3 — 3 -f4 —5
§. 305. Ce nouvel accord mixte, qui correspond au n® 28 du tableau de la page 325, est formé au moyen de 2 tierces majeures associées à 13 tierces mineures, c'est-à-dire au moyen du minimum des tierces majeures, et, par suite, du maximum des tierces mineures qui peuvent concourir à la formation d'un accord de six sons. (Voir page 326, la remarque.) Il a beaucoup d'analogie avec l'accord mixte de neuvième mineure et septième diminuée» tierce et quinte mineures , traité chapitre XI, sous les §§. 491, 192 et 193.
§. 306. Les deux accords de septième dont le présent accord H offre la réunion systématique, sont, d'une part, V accord de septième de seconde espèce, et, d'autre part, V accord de septième diminuée.
Ace. de sept, de seconde espèce, «o/jif— — -«I ré /a la ut
Ace. de sepUëme diminaée.
V accord de septième de seconde espèce a été traité au chapitre YI y §. 87; et V accord de septième diminuée au chapitre Vil, §§. 99, 100, 101, 102, 103, 104, 105, 106 et 107. Ce dernier accord n'est au fond qu'un accord de r^euvième dominante mineure privé de sa fondamentale.
§• 307. Gomme tous les accords dont le siège est la note sensible
OU le troisième degré , soit en mode majeur, soit en mode mineur, l'accord H n'est susceptible d'être employé comme accord effectif sur la note sensible , que dans une marche harmonique. Dans toute autre circonstance , on devra le considérer comme un accord de treizième privé de sa fondamentale, et, dans ce cas, son véritable siège sera la dominante.
L'exemple suivant , où l'accord H est employé avec toutes ses fonctions, se rapporte à cette dernière manière de voir, c'est-à-dire que l'accord qui se voit au l**^ temps de la seconde mesure, n'est pas un accord de onzième, mais bien un accord de treizième^ dont la fondamentale supprimée est la dominante du ton.
Fig. 152.
i^à 6 parties)
I. Accord de onzième mineure , avec neuvième , septième , quinte et tierce mineures.
-la ut
Mode mineur 2© type
îneur, t «o/j:} ai ré -fa^ la 1
§. 308. Ce dernier accord mixte, formé au moyen de 3 tierces majeures associées à 42 tierces mineures, correspond au n*" 31 du tableau de la page 325. Il occupe, dans le deuxième type du mode mineur, la même place que l'accord H dans le premier type de ce mode. Gomme ce dernier accord, il doit être considéré plutôt comme un accord de treizième sans fondamentale que comme un accord de onzième. Mais il a une propriété moduiatoire qui lui assigne un rôle important^ et qui le distingue de l'accord il. On peut en effet faire servir le présent accord mixte 1 à effectuer une modulation du ton de la mineur au ton de Vk^ majeur; c'est-à-dire qu'on peut moduler du centre de la famille d'UT majeur vers le pôle droit de cette même famille. (Voyez pages 169 et 170, la digression sur les ti^is familles de tons de notre système musical.)
Voici œtte modulation , dans laquelle l'accord I , placé à l'extrémité de la seconde mesure, reçoit sa résolution normale sur la dominante uiji du ton de FAi^ majeur.
Fig. 153.
Lento. \k 4 parties;
NOTA. Dans cet exemple , l*accord mixte t n'est employé qu*ayec 4 de ses fonc^ tionsy savoir: celles 6^ fondamentale , de quinte y de septième et de onzième. Ûr, cette dernière fonction (l*u'fc]) étant changée en sijj^j on a V accord connu de sixte augmentée açec quarte ^ et c'est là ce qni permet la modnlation que l'on vient de voir. Toutefois > de ce que notre accord I, privé de ses fonctions de tierce et de neuvième , peut se transformer enharmoniquement en celui de sixte augmentée avec quarte y il ne faudrait pas conclure que cet accord n'a point de réalité propre comme accord de onzième. Ce serait là une grave erreur comme le prouve la figure* suivante, où il est impossible de confondre Vut^ avec le «ij^.
Fig. 154.
, Lento
zt±
Mf
la mineur.
SI jnincur.
îci l'agrégation sol^ — rè^fa^ — u/|q , ûe saurait être confondue avec Vaccord de eixte augmentée avec quarte: ré—fa^ — soî^ — si^j puisque l'u/lq, soutenu dans lés mesures 2 et 3 descend d'un demi -ton diatonique sur le si.
%. 309. Avant de passer à Tétude des accords altérés de la présente classe, nous devons arrêter un moment l'attention du lecteur sur
une agrégation qui, bien que n'embrassant que neuf quintes sur l'échelle des sons , ne peut pourtant être réalisée sur aucun degré de la gamme mineure , sans l'introduction de Tune au moins des cordes chromatiques. Celte agrégation , constituant un véritable ac^ cord mixte y correspond au n^ il du tableau de la page 325; les éléments primordiaux qui entrent dans sa structure, sont, d'une part, huit tierces majeures , et d'autre part , sept tierces mineures. Il résulte de ce mode de formation, que cet accord est conjugué avec Vaccord niiturel A (traité chapitre XIV, §§. 257, 258, 259, 260 et 261), ainsi qu'avec Taccord mta;fe A' (traité chapitre XV, §§. 281, 282^ 283 et 284. Ce nouvel accord mixte, que nous désignerons par la lettre A", est formé à partir de sa fondamentale, de tierce mineure, quinte juste , septième majeure , neuvième majeure et onzième majeure :
A". N"" 44 da tableau, page 325, / Tm , Qj , SX, NM, OM.
combiné avec l'hypothèse : | ré— fa la— ut|f mi solli
Ce qui ne permet pas de classer cet accord parmi les accords al^ tèrèSy c'est que l'évaluation des distances de ses diverses fonctions à la fondamentale, s'opère sans notes intermédiaires étrangères à l'agrégation. Les accords altères proprement dits se distinguent en effet des accords naturels et des accords mixtes ; par la nécessité où l'on se trouve de passer par un ou plusieurs sons étrangers, pour effectuer, au moyen de la tierce majeure et de la tierce mineure, l'évaluation des distances de leurs fonctions à leur note fondamentale. (Voyez page 98.) Déjà dans le §• (45)' nous avons trouvé parmi les accords mixtes de cinq sons , un accord qui a beaucoup d'analogie avec celui qui nous occupe, nommément: V accord de neuvième augmentée et septième majeure , avec tierce et quinte majeures (voyez chapitre XI, les §§. 194, 195 et 196), II suffit en effet d'ajouter une note à la tierce mineure au^-dessous de la fondamentale de cet accord mixte de cinq sons, pour reproduire l'accord mixte A". De plus, en étudiant le mode d'emploi du susdit accord de neuvième aug-r mentée, il est facile de découvrir l'usage que l'on peut faire du pré-r sent accord de onzième majeure* Nous abandonnons cette- rechercha ii la sagacité du lecteur.
STRUCTURE DES AGœRDS. ' 375