‹ Estomac et DermatosesChapitre 14 sur 47 · DUR UT TE · texte numérisé non relu

DUR UT TE

Une gastroscopie (Dr. René Chevallier), pratiquée en période douloureuse, peu de jours après la guérison d’une poussée tout à fait typique d’aphtes de la langue et des gencives, découvre plusieurs érosions aphtoïdes de l’antre et du sphincter antri. Il s’agit de lésions tout à fait comparables à celles de la bouche. Irrégulièrement arrondies ou ovalaires, tapissées à leur centre d’un enduit gris verdâtre, elles sont limitées par une sertissure carminée qui tranche sur le coloris rose-orangé de la muqueuse antrale. Il n’existe aucun signe apparent de gastrite associée. De même taille, isolées ou groupées, cinq érosions sont nettement visibles près de la petite courbure sur la face antérieure de l'antre. Deux autres sont découvertes sur la voûte du sphincter antri. Une huitième! lésion de même aspect est visible sur la petite courbure fundique, à quelques millimètres en amont du sphincter antri. Partout ailleurs la muqueuse est normale.

Une deuxième gastroscopie pratiquée en période d’accalmie gastrique, ne découvre qu'une érosion aphtoïde de l’antre dont le liseré périphérique peu coloré se distingue mal de la muqueuse normale contiguë.

L'hydroa

Nous ne serons pas surpris en lisant l’observation suivante inédite d’hydroa bucco-pharyngé avec des ulcérations gastriques représentant selon toute vraisemblance le reliquat de bulles. On sait qu’au niveau des muqueuses le stade bulleux est rapidement remplacé par des érosions nummulaires carminées ou diphtéroïdes, très douloureuses, accompagnées parfois de phénomènes infectieux fébriles et de compli-

PSE} (1 UR

cations viscérales — description qui correspond bien à l’état de notre malade et à son examen de fa bouche, du larynx, du pharynx et de l'estomac.

Page 1