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d'œufs qui, cette fois ne provoque aucun trouble. Il n’y a plus trace d'œdème et la muqueuse a retrouvé son coloris normal rouge géranium. Simplement une forte hypermyxie avec lac muqueux abondant. Un mois plus tard la malade ne présente plus que des troubles discrets et se déclare complètement guérie.
B. — La dermatose s'accompagne de gastrite atrophique
(avec ou sans anachlorhydrie, (avec ou sans hypochromie).
Tel est le cas du prurit anal leucodermique et de l’urticaire.
1° En 1954, P. Chevallier et ses collaborateurs ont étudié une forme particulière de prurit anal, qu’ils ont individualisée sous le nom de prurigo leucodermique (8). Ces auteurs ont montré que cette dermatose s’accompagnait souvent de lésions gastriques, parfois d’une légère anémie et qu’elle guérissait très fréquemment par un traitement ferrugineux.
L'observation que nous rapportons concerne un malade atteint de prurit anal leucodermique, avec une anémie légère, une hypochromie et une gastrite diffuse atrophique. Nous y retrouvons tous les points signalés par les auteurs parisiens. Ils notent dans le « prurigo leucodermique » une gastrite atrophique souvent généralisée et diffuse. Pour eux les gastrites fundiques ou totales s’accompagnent d’achlorhydrie (comme dans notre cas), alors que cette dernière ne se rencontre pas dans les gastrites antrales — il n’y a le plus souvent pas d’anémie et parfois légère hy-
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pochromie. Enfin ces troubles digestifs sont inconstants et s’ils existent sont constitués par des lourdeurs après les repas, rebelles aux traitements classiques et coexistant fréquemment avec la constipation. En dernier lieu — point pratiquement très intéressant — la médication ferrugineuse guérit le prurigo leucodermique et les troubles digestifs parfois associés.