‹ Établissement des eaux minérales artificiellesChapitre 3 sur 3 · RAPPORT · texte numérisé non relu

RAPPORT

Vos commissaires pensent que les formules présentées par MM. Planche F Boullay, Boudet, Cadet et Pelletier, doiventêtre adoptées, puisqu "elles sont l'expression des analyses les plus exactes des eaux minérales naturelles, faites récemment par les hommes les plus instruits. L'un de nous a reconnu en effet, par l'analyse scrupuleuse à laquelle il a soumis ces produits dans son pp: 7 qu'ils contiennent exactement tous. les élémens des substances qu'on y a découvertes dans les proportions indiquées. C'était ce qu’on pouvait demander de plus à l'art chimique. Quoïqu’un examen comparatif de chacune de ces formules avec celle qui lui correspond dans la pharmacopée française ; ou dans le rapport de l’Institut sur le belétablissement de Tivoli, semble indiquer que ces formules, expression de leur analyse , différent entre elles sous lerapport du nombre , de la nature et de Ja proportion des principes constituans de ces eaux factices, vos commissaires croient devoir donner l'explication de cette dissidence apparente, en déclarant que ces messieurs se sont absolument conformés aux analyses les plus estimées. Il reste à désirer , dans l'état actuel de la science, que l'analyse des eaux minérales de la France soit. complétée, qu'un mode uniforme de préparation soit convenu et adopté pour les pharmacienset pour tous les établissemens où l’on prépare en grand les eaux minérales artificielles. Les médecins, sauraient mieux alors apprécier et comparer l'effet de ces remèdes, dont la synthèse serait toujours la même , de quelque établissement qu'ils vinssent à émaner.

Vos commissaires ont été complétemeut satisfaits de l'établissement des eaux minérales artificielles, sous le rapport de la précision et de l'exactitude des formules qui président à leur composition ; ils proposent, en conséquence, à la Faculié de donner à MM. Planche, Boullay, Boudet, Cadet de Gassicourt et Pelletier, l'approbation la plus authentique, en reconnaissant l'exactitude et luniformité de leurs procédés, la perfection de leur produit, et l'utilité dont peut être leur entreprise.

Fait à la Faculté de médecine, le 1°". juin 1821. |

Signé, J.-J. Leroux, rar a , Due, Duruyrrex, Fouquirr. La Faculté, lecture faite du présent rapport, l’adopte dans tout son contenu, et arrête qu'expédition en sera adressée à son Excellence le ministre de l'Intérieur. Pour expédition conforme , Signé J.-J. LEROUX, Doyen de la Faculté, Pour copie conforme ,

Le Conseiller d’état , Secrétaire général du ministère de l'Intérieur,

Signé, Baron CAPELLE,

ÉTABLISSEMENT DES EAUX MINÉRALES ARTIFICIELLES, DE PLANCHE, BOULLAY, BOUDET; CADET ET PELLETIER,

Pharmaciens , Membres titulaires de l'Académie royale de Médecine, etc.

Rue de l’Université, N°. 21, au Gros-Caillou.

ti A Hnd tr PROSPECTUS.

| FN des Eaux minérales dans un grand nombre de maladies n’est plus un problème à résoudre. Si quelques médecins préférent encore plusieurs espèces d'eaux naturelles à ceux que le chimiste est parvenu à imiter, la grande majorité des praticiens reconnaissent qu'il est beaucoup de cas où les eaux minérales artificielles sont d’un secours plus eflicace , parce qu'on peut les administrer dans toutes, saisons, parce qu’elles sont invariables dans leur composition, tandis que certaines sources naturelles. changent de proportions à différentes époques de l'année ; enfin parce que beaucoup, de malades ne peuvent supporter la fatigue et les frais du voyage pour se rendre aux eaux minérales naturelles.

Plusieurs établissemens d'eaux minérales artificielles se sont élevés en France. Les médecins les ont encouragés, quoique la plupart soient dirigés par des personnes étrangères à l’art de guérir. Cet encouragement était cependant légitime ; il était dù à M. Paul, physicien de Genève, qui le premier construisit , à Paris, un appareil de compression pour la fabrication des eaux gazeuses.

Les succès-obtenus par ces premières fabrications appelèrent l'attention des médecins et des chimistes sur l’analyse déjà faite des principales sources minérales naturelles. Ils reconnurent que plusieurs de ces analyses étaient in?xactes et incomplètes.

Is Les rectifièrent , et en publiérent de nouvelles qui durent nécessairement faire changer le mode de fabrication des eaux minérales artificielles. Maïs plus ces analyses se perfectionnèrent, plus limitation devint difficile. If ne s’agit plus aujourd'hui de simples mélanges de solutions approximatives; il faut opérer souvent de doubles décompositions pour combiner des principes qui se refusent à l’action d’un seul agent ; il faut employer des pressions plus ou moins fortes pour saturer l’eau de différens gaz; il faut enfin opérer chimiquement , méthodiquement , et avec le soin scrupuleux que l’on doit mettre à une synthèse régulière.

Puisque la préparation des eaux minérales n’est pas une opération purement

g mécanique, elle est essentiellement du domaine, de 7 pharmacie, et l'intérêt publie exige qu’on l'y fasse rentrer.

C'est cette idée qui nous décida à former l'établissement pour lequel nous nous sommes associés , persuadés que les médécims.et'nos confrères nous sauraient gré de leur offrir une fabrique de perfectionnement ,; où la composition des eaux minérales artificielles seraient l'objet constant de nos études, et où nous suivrions attentivement. toutes les améliorations apportées dans les analyses : car la chimie n'a pas-encore rempli à cet égard tous les vœux de la mé- HN mais elle est sur-lx voie-et-atteindra-bientôt.son but, pour peu que le gouvernement la seconde (1). |

Nous avons penséque, pour ne pointnons distraire de l'attention soutenue que demande une fabrication aussi délicate et aussi ‘compliquée; nous ne devions admettre rien d’étrangéer à la préparation des eaux-minéralés nous avons donc renoncé à la spéculation avantageuse des bains offerts àu publie dans l établis sement même, ét nous nous bornons! à préparer Jés Hiqueurs dosées’ pour ces bains que les malades prendront dans leurs domiciles. Ainsi notre fabrique n’est qu'un laboratoire de chimie et un magasin où nous tenons à la disposition des médecins, des pharmaciens , et des entrepreneurs de baïns, toutes les eaux mitiéralés connues et en hsage , Soit en France, soit dans l'Étranger. Déjà plusieurs propriétaires dé bäins publics ; notamment le bel établissement de la rue du

Mail, s'approvisionnent exclusivémeiit à notre fabrique.

He -

(1) Il nous manque encore plusieurs analyses exactes d’eaux minérales naturelles. Elles ne peuvent être bien faites que par des chimistes tres-exercés. Le ministere en a senti toute l’importance; puisqu'il a classé ces analyses parmi le stravaux quiseront demandés à l’Académie royale de médecine:

Note Relative à Eau dÉNGHIEN.

Nous avons fait envisager dans ce prospectus les avantages que présentent les eaux minérales artificielles sur eelles que nous fournit la nature , en insistant sur les altérations de toutes espèces que ces dernières éprouvent trop souvent , soit par le transport à de grandes distances , soit par leur séjour prolongé dans les dépôts , etc. Mais ces motifs de préférence cessent d'exister , ainsi que nous l'avons franchement exprimé, toutes les fois que l'on peut prendre les caux à la source même, ou que la proximité de celle-ci permet de les renouveler très-fréquemment.

Ces considérations étant applicables à l'eau sulfureuse d'Enghien, dont la source est située très-près de Paris, nous sommes déterminés à ne plus fabriquer cette eau minérale; et, par suite d’une transaction entre le Propriétaire de ladite source et notre Société, toute l’eau d'Enghien qui sortira désormais de notre établissement et de nos pharmacies particulières sera puisée à la source même. |

Notre résolution à cet égard a été déterminée, 1°. par l'importance que beaucoup de médecins paraissent mettre à l’eau d'Enghien ; 2°. par son examen chimique qui nous la fait considérer comme une des bonnes espèces d'eaux minérales hydrosulfuréés ; 3°. enfin par notre confiance dans les soins éclairés du propriétaire-administrateur de la source.

Le prix sera le même que celui qui avait été établi pour l’eau artificielle , et nos confrères de Paris ou des départemens trouveront le même avantage à s'en approvisionner à notre établissement.

, * 1 L V EU * UE à À * die À. PA A MER AE rose GONE EX ARE Ja: s&* fe 3h} non + VAE rt a ? QUE de F { 1?

; ii FU LUE 11. C0 REP à MAY. OTHER Ai A RUE FAURE AR qu fau ci UE A4 HN. PE TSNN 14 T Par - s Se VER “ # | FL WPPLE? En MA? De 5 HU RE HE NEA) TR La NAT EME DNS US ANS ji ; ut ut ER UE Here | L [ 2 à ; x d k | nl alt #49 ke: ai EN ; . ë FE THere 1 WE al ' FA À L LU ni au Fes d'a ' VESTE SRE SE Dar: RE dt É | | | AL 3 ACTEUR) FOX à ir) M. 340 ue - Are si à à POUDP ES na ion TÉDTON EL TTI CRIS FE M & 4 so Ep ; £ FER # MR A D} eh AA LOT BE A nt en AU ANSE 1. PARU RNA ON PMU en TPE s ARE HE ; ; 14 te ü à 2] ALES 2 à DE TURN * LU D MS CORRE dite BNP as et “'# OP AMC INR 7 ETES Fa des cr M » n HE qu h pt * Vo (E HAE dl nl Le f ; Ru 4 k ÿ F'UMME HA ANSE ue Mir 2 qe 4 th 7 # “us | HA as HET 5 Ha ags à » V À L DFA 7 } AT 4 “tte LG A MALTE Sur 142 4 Fi 4 : PERL: À h + * 3 9 RM | NArRe hé Ya GÈTE Lima) CAPE FRONT RASE XP La dans RUE TES 70 Fete PAT EFÈS ETES HE PARE 20 l'A ÿ4 Ÿ ; 17 Ut né HR NME T7 ENT ut La 4 Ne « an pi FT HE PE D 2 & ÿhdt g il ré ' } ï “SUBI OU AGE dagé 4: HT: HN kon des LUE LE RE à rie ner asus THAT TR TI " Ph re F ar Ë EAN | * ’ | - + } % ; F: A 1 , OR s 6 Re à PRE 1 - ! va 4 Fac < ( RE AE RE RÉ 124 : 10 nd f t À r LA 0 F : * TANT V » * D 14 : «+ à É ; PRAT © SOU" | RE, | ; - \ | # « A . ï 1 ‘, r 4 1 à , Eee | » Ed < ; d 1 à \ | 3 pe # é L) * 4 02 + = , A LU Ÿ L N L

À « Yi

ae 6 N 24: Voliee + ASS NA |

FE FN TE ê a ee M À FAOLSE ». at ” ;

Ur DATA

ro HQE |

Page 1