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Établissement des Soeurs de Charité à la Rivière Rouge

L'établissement des sœurs Grisés à la rivière Ronge date de. . l'année 1844 ; il est dû’ au zèle apostolique de Mer Provencher, pro+ . . mier évêque de Saint-Bonifoce et premier missionnaire au .Nord- : © Ouest. .. Ut ‘Il est assez ‘intéressant. de voir comment la divine providence, qui . . conduit tout i ici bas, diriges les événements pour appeler. ces filles ” dévouées dans ce pays où, de-concert avec les missionnaires, elles ont depuis travaillé à répandre le bienfait de la civilisation chré-” tienne. .

Les obstacle que, peridant, longtemps, Mgr Provencher rencontra "à l’accomplissement de sés desseins, les nombreux refus qu'il reçut à ses demandes dans différentes communautés, les tentatives infrucra tueuses qu il fit en Canada’et en Europe pour avoir des religiouses, | nous montrent que Dieu a ses personnes choisies et ses temps mar- …qués. pour établir ses œuvres, et que, pour secomplir sa. volonté °° -. sainte, il fait servir, non seulement les bonnes, mais encore les mau- | vaises dispositions des hommes. Toutes les difficultés s'applanis. - sent et disparaissent tout à fait quand Dieu veut que, pour le gloire . de son Eglise, une œuvre réussisse (1), 7" + Dès les premières années de son épiscopat, Mer Provencher avait : songé à sé procurer des religieuses pour donner l'éducation aux .. jeunes filles à je rivière Rouge: communique son. projet à Mgr © Plessis, évéqué de Québec. ‘ “ Si nous avions des Sœurs pour l'instruction des filles, elles : “ trouveraient de l’occupation. Les parents auraient plus d'ardeur - “ici qu'au Canada pour faire instruire leurs enfants ; mais ce serait

| #b Me de Lajimmerais, frère dé madame Vouville, fondatrice des sœurs | Grises, ‘ atcompagna Île sieur de ln Vérandy dans la découverte de la rivière Rouge. He, » .

.. renvoyé au fort Maurepas en septembre ! 1736. Ce fat là qu'il mourut per l'Hiveb® ir Ë © & 1735" à 1736. . | . | *

"“ diffidilo d'en tirer do Ja communnuté d de la Congr égation de Me nt- “réal” Mgr Plessis Ini répondit: “ Les sœurs do ln Congrégation “n 'envorraient pas do sujets à une parcille distance. Il faudra ‘“ donc vous tourner d'un autre côté ct trouver, pendant: votre séjour “ parmi nous, ‘quelque veuve ou quelques saintes filles qui veulent.

“ so consacrer à cotte banne œuvre (1)... Mais avant d” entroprendre “ cet établissement vous aurez soin de sonder vos fonds.”

Les difficultés de communiquer avec le Canada mais surtout la grande pauvreté de la mission pendant les premières années de son existence, empêchèrent Méx Provencher de presser l'exécution de son-dessein. Il prit san témps pour préparer cette fondation et, en : attendant, il tâcha de trouver de bonnes institutrices laïques:

Cependant, nous ‘allons voir qu'il fut obligé d'attendre encore, longtemps pour avoir ce modeste secours.

Sa première institutrice laïque fut une demoiselle N olin, métisse” ” de la rivière Rouge. ‘Son père, ancien bourgeois de la Compagnie du Nord-Ouest, l'avait envoyée au Canada, à Montréal, où elle avait reçu de l'éducation chez Îles sœurs de la Congrégation ; puis’ elle. était revenue au Nord-Ouest, chez son père établi à Piribina.

En l’année 1824, Mgr Provencher lui proposa d'ouvrir une école

à Saint-Boniface. Il eut bien voulu la commencer avant les ministres protestants, qui parlaient déjà d'en avoir une dans le colonie écossaise, ” » ” ‘ Le'13 juin 1824, il écrivait à Mgr Plessis, à Québec: “ Je voudrais “ bien avoir une demoiselle Nolin pour lui confier l'éducation des . “jeunes filles. Je ne serais pas fâché d’avoir ürie école sur un bon : “ pied avant les protestants, qui pérlént d'en établir une sur uñ "4 « grand plan...... .

Mais le père Nolin, ‘qui se faisait vieux, ne voulut pas se séparer oc?

de sa fille ; il fallut attendre sa mort pour ouvrir l'école. . : En janvier 1829, Mgr Provencher écrit à Mgr Plessis : “ Enfin

. “ j'ai une école de filles ; elle a commencé en janvier. JLes petites

“ filles font des progrès. Dieu veuille que tout cela réussisse.”." . °” Cette école se continua à Saint-Boniface jusqu'à l'année 1834.

Cette année;là, M. Belcourt, missionnaire, avait établi une mission

sauvage à 28 milles de Saint- Boniface, sur les bords de l’Assiniboine. :

ls Indiens, réunis à cet endroit appelé la baic Saint-Paul, manifes-

oi .

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