‹ Établissement des Soeurs de Charité à la Rivière RougeChapitre 2 sur 5 · RUE · texte numérisé non relu

RUE

() Cetté-pékmière ouverture du projet d'avoir des Sœurs à la rivière Rouge se faisait pendant les aix années que Mgr Provencher passa à Québec de 1820 à 1822,

. ‘taient le désir’ de foiro instruiro lours enfants. M. Belcourt demande È "à madémoiselle Nolin, qui parlait la langue ‘dé ces snuvngès, de .

. vouloir bien vonir ‘dans éotto mission ponr ensoigner le entéchisme.

: Mgr Provoncher consentit à laisser partir son institutrice ot, pen- *

. dant plusieurs années, Saint-Boniface se trouva sans école pour lés

- Blles, . Cotto lacune duns l'éducation fut, très :domimageable à quel:

ques familles. catholiques qui fréquentèrent l’école protestante, et y

… Bubirent une influence dont elles se ressentirent toujours dans la suite.

:Vets la fin de l’année 1835, Mgr Provencher partit pour l'Europe. Le but” fincipal de son voyage était de tendre la nain pour recueillir

“des aumônes, et pour obtenir de Rome les pouvoirs nécessaires pour

vouloir bien lui faire connaître en détail ses moy ens et de lui en- ‘“voÿer le témoignage de son évê le ; ; qu'ensuite il verrait s’il pour- Fait accepter. Un an après, il n'avait ençore reçu aucune réponsé:

enseigner, et du grand, bien qe celles-ci pourraient, faire dans cette

ouvrir les missions de la Colombie, sur les*bords d'agéan Pacifique.

Mais, il voulait aussi en même temps chercher, dep Les Ordres reli-. gieux d'hommes et de femmes, des auxiliaires pour sa | mistion de la.

rivière Rouge. -

... En passant en Franee, il communiqua ses projets’ à quelques . : : évêques, en les priant de lui indiquer où il pourrait s ‘adresser, On lui indiqua diverses communautés: malheureusement sôn séjour:

en Europe fut de trop courte durée pour lui permettre d'en visiter aucune,

De retour dans ses missions en 1837, il écrivit au conseil de la |

Propagation de la Foi, à Lyon, ainsi qu'à Mgr l'évêque d'Amiens pour les prier de lui indiquer des religieuses qui consentiraient à

{à venir l'aider dans ses pauvres missions. “

L'année suivante, en 1838,.il reçut une lettre d'u une religi euse de . Ja Visitation de Grasse (Var, France), nommée: Angéliqée e\ Aimée - Courmel. Elle offrait de venir à la rivière Rouge fonder’ à ses .

frais, une maison de son Ordrè. - Mgr Provericher lui répondit de

.M Belcourt, missionnaire à la rivière: Rouge, descendit alors au

Cañada, et, dans une visite, qu'il fit. au rnonastère des ürsulines à Trois-Rivières, il parla devant ces réligreuses du chagrin -qu'éprou-

vait Mgr Provencher de ne pouvoir se procurer des Sœurs pour

mission, Touchée, sans doute par le récit de: M. Belcourt, la Mère supérieure des ursulines écrivit: à Mgr Provencher pour jai offrir des

. religieuses de son Ordre.

Il est probable que Mr Provoncher. en is iminédateinänt 2

l'évêque de Québer, mois nous n'avons ‘pos ges lettres de d'année à

ÆEn 1841, Mgr l'évêque de Quétue écrivait cè qui suit: Mgr Pro. e.

|: veñcher: À

“ Connaissant Tétat du monastère des ursulines dès rote-fivières:

“je suis bién do opinion qu'on ne peut pas's'y passer de la. Mère | .“ Saint-Michel dont la santé d'ailleurs he lui permettrait pis de . “faire un semblable voyage.” li:

L'évêque ensuiteénumère pne iongue : suite de raisons pour dé-

‘+ montrer que des relifricusés clofirées ne conviendraient pas du tout -

däns'une mission comme celle de la rivière Rouge" Je pense donc, “ dit-il, que, sauf” meilleur avis, il vous faut renoncer aux. -religieuses.

QU" cloîtréés ; : mais vous allez me- diré : Qui mous enverrez-vous à la “ place ? Je n’en sais rien : m&is cependant j j'ai l’éspoir que vous ne .

‘“ tarderez pas à avoir. d' excellentes institutrices, soit. des sœurs de.

:-'“la Coñgrégation, soit des sœurs de Charité, ou autres. - |

.“ Toutefois vous ne pourrez guère espérer en avoir .avant que es.

“ jésuites soit établis dans votre diocèse ; car, c'est chose décidée à

“ Rome entre le général des jésuites et Mgr de Montréal que vous

© -“ aurez bientôt des jésuites pour auxiliaires.”

” Cette.lettre de. l'évêque. de-Québec ne parvint à Mgr Provéncher

. que vers la fin de janvier 1842, lorsque, déjà, celui-ci en avait une,

datée du 7 janvier, en route pour Québec. Sans connaître l’ opinion

! de l'évêque de Québec, Mgr Provéncher préférait béaucoup avoir: des religieuses non cloîtrées. .

“Je ne sais, lui écrivait-il dans sa lettre du 7 janvier, où en est- ”

. “ le projet de faire monter des ursulines ici Jen avais jamais eu “ l'idée d’avoir des religieuses cloîtrées. Le grand besoin m'a fait

“ parler ; si ça réussit tant mieux ; si le projet manque, je vais tf- | “ cher d'avoir des Amiantes de la Croëz, du Kentuky. D'après ce “que j'ai lu dans les annales de Lyon, c'est ce qu'il me faudrait pour.

” “äci et la Colombie ; je vais en demander pour ces deux postes. .

“ Ces filles, outre l'instruction religieuse qu’elles donnent, mon-

. “ trent à faire de la toile et de l’étoffe dont elles Lot, leurs “habits. | Se - “ Le religion et l’industrie, c’est ce qu'il faut ici.’ ° V e.

L'évêque de Québec répondit à cette”lettre le 6 avril 1842 :: Monseigneur, “ J'ai reçu l'honneur de votre lettre du 7 j janvier. par laquelle je

- “ vois que vous êtes venu à mon opinion sur l’article des religieuses

Srt

LU dont : vous voulès doter votre missién, quoïque pourtänt. vous ” :. # n'euséiés pas regu mû lettre du 25 novembre dernier, où.je vous. : :“ foisais part de'mes objoctions au projet, que vous aviez : l'automne

*“ dernier, d'avoir des üreulines, “Je suis bien aisé de savoir que cette lettre n'aurn pas contristé . “os vues; puisque-maintenant nous sommes d'accord à penser qué . ‘ “ des religieuses non {cloitrées, conviennent davantage à votre ar colonie. :

".« Je.vous disais, dans : ma ‘dérnière letbre, qu'il. sérait peut être”

“ plus à propos d'attendre pour avoir des institutrices chez vous, “ que vous.ayez des jésuites pour collaborateurs.

“ Ce qui me porte à émettre cet avis, c'est que ceux-ci, ayänt o une “ grande expérience des missions, pourront vous indiquer sur- quel .* Ordre religieux doit tomber votre choix. Au reste, votre. projet |

“ d’avoir des amantes de la. Croix, du Kentiky, pourrait. être mis :: “tout de suite à exécution. Ces bonnes filles, dont les services sont: “ si bien appréciés : aux Etats-Unis, sont connues des RR. PP. qui. . “ seront bien aises'd'en rencontrer à la rivière Rouge; pour y secon- “ der les missionnaires duns l'œuvre de la civilisation” - - .

. + Monseigneur “Provenéher âttendit en vain une réponse du Ken-.

tuky, après plusieurs mois, voyant qu’elle -n'arrivait pas, il prit la détermination de s'adrèsser ailleurs Le 30 j juin 1842, il écrivit" à

l'évêque de Québec: A

“.Je n'ai point reçu de: réponse du Kentukÿ dû sujet des religieuses

.“qué j'avais demandées pendant l'hiver dernier. J'ai prié Mgr ‘Loras.

* évêque de Dubuque, de s'en occupéèr pour moi. Je lui ai demandé . “ son opinion sur les sœurs du Sacré- Cœur, sur les amantes de ls

« « Croix, sur les sœurs de la Charité, pour un diocèse pauvre où ‘il

“ n'y a pas à donner une éducation bien relevée. Votre Grandeur

“ pourrait essayer de traiter cette affaire avec les évêques des Etats . “ Unis, et essayer de me pousser des institutrices l'année gi

“ Je suis sans écoles ; il n’y a pus une fille ici capable de la faite! < Situés comme nons le sommes au milieu des protestants, man-

| “-quer- d'école est une chose grave.” ‘ Le 10 juillet, l'évêque de la rivière Rouge. écrit de” nouveau à Québec: pour insister sur l'envoi de religieuses : :

“ Tâchez, dit-il, de me procurer des religicuses pour l'année: po: “ chaine. Il y en a de toutes descriptions aux Etats-Unis Vous , * remettez tout. à l’arrivée des jésuites, qui viendront Dieu sait quand

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