FLAMBEAU OÙ BOUGIE DE CIRE
Conférence faite devant l’Union catholique de Monréal, le 30 novembre 1890, par le R. P, Jos. C, Carrier, C.S, C,
Messieurs,
Je vous ai fait, il y à quelques mois, l'historique d’une “ Bouchée de pain” jusqu'à et y compris son assimilation dans les divers tissus du corps humain ; permettez-moi de vous raconter, cet aprèsmidi, l'Histoire physiologique et chimique d'un Flambeau ow Bougie de cire, jusqu'à sa complète combustion. Pour la confection de cette sorte de flambeau, il nous faut évidemment, tout d’abord, de la cire ; car nous ne parlerons que de la seule bougie formée de cette sécrétion animale, et non de ces sortes de bougies faites de stéarine, de cétine, de paraffine ou des sucs d’un arbre de l'extrême Orient, le. eroton sebiferum de Linné, encore moins étudierons-nous cette sorte de flambeau, peu en usage aujourd'hui, fait du suif ou graisse solide et blanche de ruminants, et qui constitue la chandelle proprement dite. C’est donc de la cire qu'il nous faut pour notre Bougie. D'où nous vient la cire? se fait-elle elle-même, ou la trouvonsnous toute faite dans la nature? Non: c’est comme je viens de le dire, une vraie sécrétion animale. Et quel est l'animal qui la sécrète ? C’est un petit insecte ailé, fort laborieux, qui s'appelle abeille. Et, tout d'abord, étudions ce petit insecte si utile à l’homme. L’abeille commune à laquelle, Linné, l'inventeur d e la terminologie scientitique moderne des êtres de la nature, a donné le nom générique et spécifique d'apis mellifica, qui veut dire abeille faiseuse de miel,
(Suite et fin.)
Le 19 avril 1843, l’évêque de Québec écrivit de nouveau à Sa Grandeur Mgr Provencher pour répondre à sa lettre du 2 janvier, qu'il venait de recevoir.
“ J'ai reçu, il y a quelques jours, votre lettre du 2 janvier dernier dans laquelle il est surtout question de votre projet d'avoir des sœurs de Saint-Joseph pour votre mission, et de l'assistance que Mgr Loras, évêque de Dubuque, veut vous prêter pour vous aider à la réaliser.
“ Aussitôt après la réception de votre lettre, je n’ai eu rien de plus pressé que d'écrire à ce bon évêque que vous acceptiez, et moi aussi, ses offres de service ; que je le priais de vouloir bien se charger des frais de voyage de trois ou quatre Sœurs qui vous seraient destinées dans le cas où l'association de Lyon ne pourrait pas le faire, sauf à moi de le rembourser par une traite sur quelque ville de l'Union, et que vous enverriez quelqu'un, au mois d'août au plus tard, à la rivière Saint-Pierre pour conduire de là les religieuses qu'il aurait obtenues pour vous. J'ai écrit en même temps à la supérieure de Saint-Joseph pour la prier, en votre nom et au mien, de vouloir bien faire part à la mission de rivière Rouge de quelquesunes de ces bonnes Sœurs,
“ A présent que vous avez l'espoir d'avoir ces bonnes Sœurs de la France, un voyage du côté du Kentucky vous serait inutile ; cependant le voyage, que je vous proposais de faire au Canada à la suite de votre expédition au Kentucky, ne le serait pas autant.
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“On pourrait profiter de la circonstance pour examiner s'il ne
serait pas à propos d’ériger votre district en diocèse indépendant, comme il est question de le faire pour la Colombie.
L'invitation de l’évêque de Québec à se rendre en Canada pour y traiter d’affaires importantes pour ses missions, décida Mgr Provencher à entreprendre ce voyage. Il n'avait pas encore reçu de nouvelles de Mgr Loras au sujet des religieuses, néanmoins il avait tellement confiance que cette démarche de l’évêque de Dubuque serait couronnée de succès, qu’il prit des mesures pour faire conduire les Sœurs à la rivière Rouge au mois d'août, si elles étaient arrivées de France.
Après avoir réglé les choses pour que la mission ne souffrîit pas trop de son absence, Mgr Provencher partit de Saint-Boniface le 19 juin avant midi. La caravane qui le conduisait suivit le chemin à travers les prairies du Minnesota pour aller atteindre le Misissipi au-dessus de la chute Saint-Antoine.
Après une marche lente mais sans accidents, la caravane arriva sur les bords de cette rivière le 22 juillet, à un endroit près de l’embouchure de la rivière des Sakes. Il fut difficile de traverser le Mississipi qui était très haut. De là, la caravane suivit la rive gauche de la rivière jusqu’à la chute Saint-Antoine où elle arriva le 29 juillet. Mgr Provedcher se rendit, le même soir, à Saint-Paul, où il dit la sainte messe, le lendemain, 30 juillet. Le 2 août, arriva à Saint- Paul un bateau à vapeur qui devait repartir le même jour pour Saint-Louis. Cette heureuse coïncidence fournit à Mgr Provencher l’occasion de hâter son voyage: il fut heureux d’en profiter. Le bateau arriva à Dubuque le 4 août; il devait s'arrêter, là, quelques jours. Cette ville était le siège épiscopal de Mgr Loras. C'était là que Mgr Provencher espérait rencontrer les religieuses ; il avait hâte de connaître le résultat des démarches qui avaient été faites à Lyon, l'année précédente. Il se fit conduire à l'évêché où Mgr Loras le reçut avec la plus grande cordialité et toute la politesse française, mais il eut la douleur de lui annoncer que la supérieure générale des sœurs de Saint-Joseph, à Lyon, avait donné une réponse négative à sa demande de trois religieuses pour la rivière Rouge. C'était un grand désappointement pour Mgr Provencher, qui arrivait avec une pleine confiance qu'il avait trouvé, dans cette communauté, ce qu’il cherchait depuis si longtemps.
Mgr Loras arrivait du concile de Baltimore : il avait amené avec lui cinq religieuses d’un Ordre enseignant et il en attendait qua-
torze autres. Ce bon évêque offrit à Mgr Provencher de lui en céder trois ; malheureusement elles re parlaient pas un mot de fran-
çais : c'était un grand inconvénient pour la rivière Rouge; néanmoins celui-ci répondit qu'il les accepterait dans le cas où il n’en pourrait trouver ailleurs parlant français. Mgr Provencher reprit le bateau, le 9 août, en route pour Saint-Louis. Il arriva devant cette ville le 13 au soir, trop turd pour débarquer. Le lendemain, il se fit conduire à l’archevêché, d’où l'archevêque et son coadjuteur étaient absents.
A sept milles de la ville, les sœurs de Saint-Joseph avaient un établissement florissant, L'’évêque de Saint-Boniface voulut le visiter et profiter de l’occasion pour faire une nouvelle tentative auprès de cette communauté, qui lui paraissait bien convenir à ses missions. Mais il eut beau exposer à ces religieuses le besoin pressant d’avoir des institutrices, elles ne purent accéder à sa demande et il dut songer désormais à frapper ailleurs. Il écrivit, sur le champ, aux gens de sa caravane de ne pas attendre plus longtemps et de repartir pour Saint-Boniface aussitôt qu'il seraient prêts.
Tous ces échecs entraïent dans les desseins de la Providence pour conduire ce digne évêque à la porte de la communauté que Dieu voulait à la rivière Rouge. Avant de laisser Saint-Louis, Mgr Provencher visita la ville et ses nombreux. établissements religieux : l'université des jésuites, les asiles, les hôpitaux, le couvent des religieuses du Sacré-Cœur. La vue de toutes ces institutions florissantes faisait sur le pauvre évêque missionnaire l'effet d’une table chargée de mets délicieux devant un affamé qui ne pourrait y toucher.
Comblé de politesses, il quitta la ville, le 22 août, en compagnie de plusieurs RR. PP. jésuites qui se rendaient à Cincinnati pour l’ouverture des classes de leur collège.
En passant à Louisville, dans le Kentucky, Mgr Provencher s'arrêta un moment pour saluer Mgr Flaget à qui il avait demandé des amantes de la Croix. Ignorant quelle communauté la Providence lui destinait, il ne voulut passer à la porte d'aucun couvent sans aller lui-même présenter humblement sa demande. L'évêque de Québec lui avait dit de stimuler les Sœurs du Kentucky. Les amantes de la Croix avaient une maison à Louisville, il alla comme on le lui avait recommandé,exposer le bien que des religieuses avaient à faire dans ses missions et l'embarras dans lequel il était pour trou ver des institutrices. Ces Sœurs lui répondirent qu'elles étaient
24 REVUE CANADIENNE trop peu nombreuses pour aller fonder une mission à une pareille distance.
Monseigneur quitta Louisville le 24 août pour Cincinnati, où il arriva le 28. Il y avait, dans cette ville, une communauté de religieuses originaires de la Belgique et dont la maison-mère était à Namur. On lui conseilla de s'adresser à cette communauté. La supérieure accueillit bien la demande de Mgr Provencher; toutefois elle lui dit qu’elle n'avait pas, dans la maison, assez de sujets pour lui en donner immédiatement, mais que, si Sa Grandeur le désirait, on pouvait écrire à Namur, où, assurément on ne lui refuserait pas des religieuses pour sa mission.
Mgr ne pouvait donner une réponse définitive avant d'arriver au: Canada ; il prit tous les renseignements nécessaires pour savoir où s'adresser en cas de besoin, et promit à la supérieure de lui donner une réponse aussitôt qu'il serait rendu à Montréal.
Il quitta Cincinnati en diligence voyageant jour et nuit, et il arriva à Montréal le 9 septembre au matin.
Ne voulant pas de religieuses cloîtrées, il ne pouvait s'adresser qu'aux deux communautés des sœurs Grises et de la Congrégation. C'était sur celle-ci qu’il avait jeté les yeux ne sachant pas que les sœurs Grises se chargeaient de l'éducation.
Mgr Bourget, évêque de Montréal, à qui il s’adressa comme supérieur de ces communautés, lui indiqua les sœurs Grises comme plus ‘propres à remplir ses vues. Mgr Provencher se réjouit de la perspective de trouver ce qu’il cherchait dans une communauté dont il connaissait tout le mérite. Ce fut Mgr Bourget qui traita d’abord : avec la-communauté du projet de cet établissement lointain ; l’évéde Saint-Boniface attendit à Montréal le résultat des premières entrevues.
Le 12 octobre, il écrivit à l’évêque de Québec:
“ Mes affaires avec les sœurs Grises sont en bon chemin. Ces bonnes filles demandent qu. j'assure à leurs Sœurs un petit revenu pour acheter leurs habillements, comptant sur les ressources du pays pour leur nourriture. Elles se contenteraient d'une somme de 30 louis sterling dont le fond serait à leur disposition pour le faire fructifier. Etes-vous disposés, à Québec, à donner 4 à 5 cents louis à la disposition de celles qui seront nommées. Rien n’est encore conclu.” Ft
Le 16 octobre, l’évêque de Québec répondit :
“ J'ai reçu votre lettre du 12 courant. Je vois avec plaisir que
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vous êtes en progrès, vu que les bonnes sœurs Grises, pour les arrangements, ont obtenu le consentement et l'avis de Mgr l'évêque de Montréal.
Quant à mon consentement et à mon concours à l'œuvre si désirable que vous poursuivez, vous les connaissez suffisamment. Si j'ai quelque chose à vous prier de dire à la bonne et intéressante communauté des sœurs Grises à laquelle j'ai d'anciennes obligations, c'est de lui exprimer de la manière la plus sensible et la plus reconnaissante, celle dont je deviens de nouveau redevable pour le sacrifice estimable qu’elle paraît si généreusement disposée à consommer.
“ Veuillez bien être auprès de ces bonnes filles l'interprète fidèle de mes sentiments à cet égard.
“ Vous pouvez compter qu'il n’y a pas de difficultés de ma part non plus que de celle de Mgr le coadjuteur à ce que la somme de 500 louis sterling soit retirée de vos fonds pour assurer à ces dignes fondatrices la modique somme annuelle de 30 louis sterling.”
Le 19 octobre, Mgr Provencher, par l'entremise de Mgr l’évêque de Montréal présenta sa demande officielle à la mère supérieure, Je lui demande, dit-il à l’évêque de Québec, trois Sœurs pour la fondation d’une maison de leur Ordre à la rivière Rouge. Je lui annonce que je me charge envers les Sœurs: 1° Des frais du voyage ; 2° Que je leur donnerai une maison proportionnée aux besoins, ce qui sera jugé sur les lieux, à cette maison sera annexé un jardin ; 8° Je donne une ferme de 100 arpents; 4° Cinq cents louis sterling pour être placés à intérêt. Dès que la communauté aura accepté ces conditions, elle procèdera au choix des sujets.”
Avant de donner une réponse définitive, la communauté prit neuf jours pour consulter Dieu et s'assurer de sa sainte volonté.
Pendant cette neuvaine, il se fit de ferventes prières dans toute la maison tant dans la communauté que dans les salles des pauvres et des orphelines, pour obtenir les lumières du Saint-Esprit. La neuvaine terminée, le conseil s’assembla le 30 octobre, et il fut décidé que l’on se chargerait de la fondation de la rivière Rouge, qui offrait au zèle et au dévouement un vaste champ à exploiter, et il fut convenu qu’au lieu de trois sujets, on en donnerait quatre.
Il ne restait plus qu’à faire le choix des quatre fondatrices. Pour ne pas se tromper dans ce choix si important, l'on recourut de nouveau aux lumières d’en haut et, pendant neuf jours, les prières continuèrent dans l'hôpital afin qu’il plût ou Seigneur de désigner celles: qu'il appelait à aller si loin exercer leur charité.
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De si sages précautions devaient toucher le cœur de Celui qui dit dans l’Ecriture, qu’il donne la sagesse à ceux qui la lui demande. Le 7 novembre, le conseil s'assembla de nouveau et nomma pour fonder une maison de l'institut des Sœurs de Charité, à Saint-Boniface de la-rivière Rouge, les sœurs Valade, Lagrave, Coutlée (dite Saint-Joseph, et Lafrance.
Ces vertueuses filles voyant dans l'élection du conseil, une marque de la volonté de Dieu qui les appelait à cette mission lointaine s'y soumirent avec joie et courage. Aussitôt qu’elles eurent fait leur sacrifice, le conseil s'assembla pour procéder à l’organisation de la nouvelle communauté en faisant l'élection des dignitaires.
Sœur Marie-Louise Valade, née à Sainte-Anne-des-Plaines, le 26 décembre 1808, professe depuis le 21 octobre 1828, fut nommée supérieure ; sœur Marie-Marguerite-Eulalie Lagrave, née, le 2 mai 1805, à Saint-Charles de la rivière Chambly, professe depuis le 23 décembre 1823, fut nommée assistante ; sœur Anastasie-Gertrude Coutlée (dite Saint-Joseph), née aux Cèdres, le 15 novembre 1819, professe depuis le Ler juin 1838, fut nommée maîtresse des novices ; sœur Marie-Edwidge Lafrance, née à la Pointe-aux-Trembles de Québec, le 12 mai 1815, professe depuis le 13 juillet 1840, fut adjointe aux premières selon le désir de la communauté.
Quand Mgr Provencher apprit que tout était réglé et que ses désirs allaient être entin accomplis, son cœur fut rempli de joie. Il était à Trois-Rivières quand il reçut cette heureuse nouvelle.
“ Bénissons le Seigneur, écrit-il à l'évèque de Québec, bénissons sa divine providence qui daigne seconder mes vues d’une manière spéciale et visible ; me voilà avec tout mon monde et leur. passage- “ J'ai reçu la semaine dernière des lettres qui m'ont fait admirer la bonté de Dieu.
Monsieur Laflèche m'a donné son consentement, avant mon départ de Nicolet, après avoir demandé conseil et avis à qui de droit. Sir Georges Simpson m'accorde le passage de deux prêtres et de quatre religieuses pour la somme 175 louis sterling, que je n'hésite pas à lui donner.”
Mgr Provencher, étant assuré d’avoir ces sœurs Grises, écrivit à Dubuque pour remercier le vénérable évêque de cette ville de la bonne volonté qu’il lui avait témoignée à son passage et encore
depuis par lettre, de lui procurer trois institutrices qu'il avait ame-
nées de Philadelphie. Il écrivit aussi à Cincinnati aux sœurs de Notre-Dame de cette ville pour leur annoncer qu'ayant trouvé à
Montréal les institutrices qu'il cherchait, il ne tenterait pas de s'en procurer de leur Institut en faisaut une demande à Namur, selon qu’il était convenu avec elles. Il les remercia de leur zèle et de leur empressement à voler “u bout du monde pour procurer la gloire de Dieu.
Mgr Provencher aurait bien désiré avoir aussi des sœurs Grises pour lu Colombie ; il en fit même la demande à la communauté pour M. Blanchet ; mais comme cette mission allait être séparée de la rivière Rouge, et qu'on devait, sous peu, y nommer un évêque, les Sœurs répondirent qu'elles préféraient traiter la chose avec M. Blanchet lui-même, et voir ses conditions. Cependant il ne désespéra pas d’en avoir l’année suivante.
“Ne pouvant compter sur les sœurs Grises pour la Colombie, puisque la communauté veut que M. Blanchet fasse sa demande et ses offres, je vais y envoyer deux ou trois jésuites par le premier vaisseau de la Compagnie qui partira de Londres; ceux-là en attireront d’autres et nos sœurs Grises partiront une autre année. Mgr Provencher profita de son voyage en Canada pour traverser en France dans le but de travailler à l'union de la Propagation de la Foi de Québec avec celle de Paris et de Lyon, et en même temps pour trouver des religieux pour la Colombie et hâter l’œuvre de ceux qu'il espérait avoir pour la rivière Rouge. 1lne savait pas exactement combien de temps durerait son voyage en Europe. Les Sœurs auraient préféré l'attendre pour partir; néanmoins comme l’œuvre qu'elles allaient fonder pressait beaucoup, Monseigner les avertit, avant de s'embarquer pour la France, de = pas manquer de partir elles-mé-
-mes au printemps avec les premiers canots.
Mais ces bonnes Sœurs n’eurent pasle chagrin de partir sans leur évêque, car il fut de retour au mois de mars 1844.
Le départ des Sœurs missionnaires eut lieu le 23 avril 1844. Elles firent le voyage sur les canots de la Compagnie de la baie d'Hudson. Mgr Provencher partit de Montréal, trois jours après elles et rejoignit leur canot sur le lac Huron. Elles arrivèrent à Saint-Boniface, le 21 juin.
G. DuGas, PRE.
missionnaire.