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enveloppant tout le corps et masquant les reliefs osseux et musculaires. Organes génitaux rudimentaires, absence de poils au pubis et aux aisselles.
« Voix grèle et aigre, larynx peu saillant, corps thyroïde généralement petit.
« Un état mental infantile accompagne toujours la malformation corporelle. Il concorde en général avec celui de l’âge que parait conserver le corps : légèreté, naïveté, pusillanimité, pleurs et rires faciles, ir ascibilité prompte, mais fugace, tendresses excessives ou répulsions i irraisonnées. »..
M. Brissaud ajoute : « Facies lunaire, yeux bouffis, lèvres épaisses, grosses joues rondes, tout simule le myxædème. Les formes extérieures ne sont pas celles d’un adolescent. Les membres sont gros et potelés, les organes génitaux rudimentaires, la verge toute petite : les testicules bien conformés et descendus dans les bourses sont ceux d’un petit garçon : il n'y a pas un, poil au pubis : le corps thyroïde est à peine perceptible..…. La petitesse de la taille n’est pas un caractère fondamental de l’infantilisme myxædémateux, car il y a, comme on dit, de grands enfants... Ce sont des hommes à l’état de promesse. » es
À ces caractèr es nous devons ajouter uns symptôme, d'une très grande importance, signalé par M. Hertoghe : la non soudure des épiphyses, la persistance des cartilages épiphysaires, signe de grande valeur, puisque, comme nous le verrons, il per met dans les cas douteux de faire le diagnostic d'infantilisme type Brissaud.
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Ce que Lorain a décrit après Lasègue sous le nom d’infantilisme ne mérite pas cette appellation, car on ne retrouve dans les observations et les descriptions de ces malades aucun des caractères morphologiques de l'enfant.
Les principaux traits qui, d'après Lorain, caractérisent l’infantilisme sont : « la débilité, la gracilité, la petitesse du corps ». Depuis, de nombreux observateurs ont complété ce tableau qui, pour être bref, n’en est pas moins, succinctement, le résumé du type morphologique.
M. H. Meige dit très justement que l'infantile que décrivait Lorain est un homme, mais en raccourci, un homme « vu par le gros bout de la lorgnette ». En effet il a une tête petite et allongée, fine, les membres longs, les épaules larges, le bassin étroit ; les saillies osseuses, les reliefs musculaires, plus ou moins marqués, sont toujours apparents. Pas de boule de Bichat, pas d’enveloppe adipeuse, pas de ventre proéminent. Mais, comme le dit Lorain, ce petit homme est grêle, ses os sont minces, il est petit, il est débile. Il présente en outre des organes génitaux peu développés, mais en
rapport avec sa taille, pas de poils, ni sur le visage, ni
on
aux aisselles, ni sur le pubis. Son aspect est celui d’un adolescent à la période pubérale. Enfin ses épiphyses sont soudées.
Rien dans ce tableau ne rappelle l'enfant.
Mais il y a mieux encore que cet aspect d'ensemble pour différencier l’infantile type Brissaud du type Lorain : ce sont les proportions réciproques des segments du corps, différentes chez l'adulte, l'adolescent et l'enfant. Grâce à ces mesures le doute n’est pas permis et l’on ne pourra qualifier d’infantile vrai [nous voulons dire par là d’infantile type Brissaud] que celui qui présentera les proportions de l'enfant.
Albert Dürer, dans un volume daté de 1528 : Alberti Dureri clarissimi pictoris et Geometræ de symetria partium in rectis formis humanorum corporum, Libri in latinum conversi, sur un dessin d'enfant, établit, avec force détails qui ne peuvent trouver place ici, les proportions d’un enfant d’un an environ.
Nous n’en retiendrons que les mesures les plus faciles à rechercher.
La hauteur de la tête égale le quart de la hauteur totale.
[Chez l'adulte elle en est environ le septième. |
Le membre supérieur, par les mensurations successives du haut du bras à l'articulation du cubitus (2/11 de la hauteur totale),
de l’articulation du cubitus à l'extrémité des doigts (1/4 de la hauteur totale),
du poignet à l'extrémité des doigts (1/9 de la hauteur totale), est contenu 2,32 fois dans la hauteur totale.
te
{Chez l'adulte il y est contenu 2,26 fois.]
Le membre inférieur, de l’entr ejambe au sol, égale les 2/5 de la hauteur totale. |
| Chez l'adulte il est voisin de la 1 1/2 de la hauteur totale. er MAR ASS
Donc, tête plus grosse; membres plus petits chez l'enfant que chez l'adulte.
P. Richer, dans un petit volume : Canons des pr opor tions du corps humain, prend l'enfant à des 4 ages différents et montre les modifications que subissent les différents segments du corps au cours de son développement.
Les dimensions verticales de la tête doublent à peu près de la naissance à l’âge adulte. Les mesures transversales n’augmentent que dans la proportion de 2 à 3. La tête chez l'enfant est donc bien moins allongée que chez l'adulte.
D'autre part, la tête est comprise :
à Lan, 4 fois dans la hauteur totale du Corps. à 4ans,5 E* 2009/4810 = — à 15 ans, 7 En Sd Chez l'adulte, 7 fois 1/2. pr
Le tronc, de la naissance à l'age adulte, triple sa hauteur.
Les membres augmentent Ne plus.
La longueur du membre supérieur, moins la main, est quadruplée à l’âge adulte.
La longueur du membre inférieur est quintuplée. Les membres augmentent donc beaucoup plus pro-
portionnellement que le trone, et les membres infé-
rieurs plus que les membres supérieurs. C’est ainsi qu'à la naissance la hauteur de l’entrejambe au sol est plus petite que la longueur du bras, main comprise, tandis qu'à 7 ans ces deux dimensions sont égales, et après 7 ans la proportion est renversée.
La grande envergure, à la naissance, est plus petite que la taille : de 3 à 5 ans grande envergure et taille sont égales; à partir de 14 ans la grande envergure dépasse la taille.
Enfin le point-médian du corps change très notablement suivant l’âge :
A la naissance il est au-dessus de l’ombilic.
À 2 ansil est à l’ombilic.
A 3 ans il est sur la ligne joignant les hanches.
A 10 ans il est sur la ligne joignant les trochanters.
A 13 ans il est au pubis.
Chez l'adulte il est à la naissance de la verge.
Richer arrive donc à peu près aux mêmes chiffres et aux mêmes conclusions qu Albert Dürer : ce qui caractérise l'enfant, c’est le gros volume de la tête, la longueur du tronc par rapport aux membres.
Ces rapports sont très importants à connaître : il serait peut-être bon de mensurer les infantiles en général afin de pouvoir, sur des données exactes et irréfutables, différencier d’une façon mathématique le véritable infantile de celui de Lorain. Tandis que chez l’infantile vrai (infantile type Brissaud), on trouvera toujours les proportions de l'enfant à l’âge correspondant à celui auquel est apparu l’infantilisme, chez l'infantile de Lorain elles seront tout autres,
correspondant à celles de l’adolescent.
Donc, dans le type décrit par Lorain, morphologie bien spéciale, proportions de l'adolescent ou de l'adulte, soudure des épiphyses, enfin comme nous le verrons, étiologie distincte : tout cela permet d’affirmer qu'il n'y a pas là à proprement parler infantilisme.
Cette forme définie et mise en dehors de l'infantitilisme, nous n’en reparlerons plus, car elle ne fait pas partie de notre sujet. Nous y reviendrons pourtant lorsque nous discuterons les pathogénies successive-
ment proposées de l'infantilisme.