LIMITATION DU SUJET ETUDE STATISTIQUE
L'existence même de la tuberculose traumatique n’est. donc actuellement plus mise en doute. Mais, dans le cadre de cette question, nous ne croyons pouvoir retenir que les cas de tuberculose survenant après un traumatisme unique, d’une importance certaine et capable de donner des lésions locales nettes ou des troubles fonctionnels caractérisés.
C’est ainsi que nous serons amenés à exclure de cet exposé les affections bacillaires apparaissant à la suite de chocs peu importants et réitérés, responsables surtout d’irritation chronique; par exemple, le cas, cité par Roux, d’une religieuse qui, s’agenouillant très souvent, fit une tumeur blanche du genou ; de même les cas des bateliers du Rhône de PerrouD, qui seraient plutôt, comme le dit Dervizzée « des malades professionnels, puisque les traumatismes qu'ils subissaient étaient la conséquence de gestes nécessités par l’exercice d’une profession ». Nous ne suivrons pas non plus AMBERSON BURNES, qui considère comme traumatique la tuberculose survenant chez des sujets atteints de silicose, pneumokoniose ou anthracose et n’ayant subi aucune autre contusion ou blessure. Nous éliminerons de même les cas apparaissant chez des sujets soumis à des inhalations fréquentes mais faibles de gaz toxiques. Tous ces cas doivent plutôt être considérés comme des conséquences de maladies professionnelles.