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AMSLER, RAMNICEANU et Popeanu dénomment aussi traumatique la tuberculose se greffant sur des cicatrices anciennes de plaies de guerre, intéressant le poumon ; nous ne croyons pas non plus devoir les suivre.
Ces réserves étant faites, nous prendrons le terme traumatisme dans son sens le plus large ; ainsi, une tuberculose traumatique pourra aussi bien survenir après une forte contusion, une blessure de guerre, qu'après une inhalation massive de gaz toxique, un effort extrêmement violent (ce que Lupasou dénomme « choc interne »), ou une intervention chirurgicale.
La tuberculose par inoculation est un cas à part.
Le plus souvent, c’est une contusion violente qui sera en cause : violent choc sur le thorax ou sur un membre, chute d’une hauteur importante, accident d’automobile.. Les plaies pénétrantes se rencontrent beaucoup moins souvent dans l’étiologie de ces tuberculoses (3 fois moins, dit Léon BERNARD) ; ce fait a été nettement mis en évidence, en particulier par SERGENT, au cours de la guerre 1914-1918. On en a donné diverses interprétations dont nous reparlerons plus loin.
Mais la tuberculose traumatique ainsi définie est-elle fréquente ? Les statistiques données par les auteurs sont très différentes. Il y a d’ailleurs deux façons d’envisager cette fréquence : soit par rapport au nombre de cas de tuberculose, soit par rapport à celui de traumatismes ; et il est assez curieux de constater que les deux pourcentages ainsi établis sont à peu près identiques.
Ces pourcentages, variables suivant les auteurs le sont aussi suivant les localisations tuberculeuses. Tout le monde reconnaît par exemple que les tuberculoses ostéoarticulaires traumatiques sont nettement plus fréquentes que les pulmonaires.
LS) (Us
Voici, d’ailleurs, quelques statistiques données par di vers auteurs
Tuberculose pulmonaire :
Correxceau : 10 % ; L. BerNarD : 6 % ; DENÉCHEAU : DONS OIMONEN 1,9 7%, MIvVANT : L %/© ; Drez.: 9 ° /00
Tuberculose ostéoarticulaire :
TavyLor : 53 % ; Risera : 45 % ; KôwiG : 20 % ; Esrtor: 9 %. ; Honsezz : 5/4"; RÉMY : L °/o
Les chiffres varient done de façon considérable ; les énormes pourcentages donnés par certains auteurs tiennent au fait qu'ils prennent en considération des traumatismes légers et répétés, et tous sont unanimes à reconnaftre que de tels traumas sont beaucoup plus tuberculisants que des chocs uniques et violents.
Nous pensons qu’il est sage de se rapporter aux chiffres donnés par VivanT et HonsELL :
soit 1 pour mille dans la tuberculose pulmonaire et 5 pour mille dans la tuberculose ostéoarticulaire.