‹ État Actuel de la Notion de Tuberculose TraumatiqueChapitre 17 sur 35 · NOR · texte numérisé non relu

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traumatique, en laissant à part les cas simples d’inoculation, quelle idée d’ensemble devons-nous avoir de sa pathogénie ?

Toutes les théories sont admissibles. Il semble bien pourtant que, s’il existe certains cas de tuberculose localisée par un traumatisme, le plus souvent il s’agit d’un réveil, du fait de l’accident, de foyers latents existant au point traumatisé.

Le fléchissement des résistances de l’organisme, seul, peut expliquer aussi certains cas ; mais, même dans beaucoup d’autres, nous croyons qu'il faut lui attribuer une part importante dans la genèse de l’apparition des lésions. Et c’est lorsque ce fléchissement sera à son maximum que pourra se produire une granulie post-traumatique, dont nous tenons à citer maintenant la pathogénie qu’en donne FickerT : À la suite d’un important traumatisme, des phénomènes neurovégétatifs amènent une vasodilatation des capillaires pulmonaires, et cela, surtout si, comme l’a montré Brown-SEquaR», il s’agit d’un traumatisme crânien. Au niveau d’un foyer tubercüuleux, cette vasodilatation entraîne une congestion périfocale qui, elle-même, crée un ramolissement et une fonte de l’enveloppe fibrocalcaire limitant la lésion ; d’où un très important déversement de matériel caséeux dans la circulation, qui, joint à l’état d’anergie post-traumatique, est seul capable, dit Froer, de provoquer l’apparition d’une granulie.

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