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FIXATION AU POINT TRAUMATISÉ DE B. K. D'APPORT EXOGÈNE

Cette théorie, présentée par Borrt, Jaccou», fut surtout défendue par SerGexT. Elle s’applique naturellement surtout aux cas de tuberculose pulmonaire traumatique.

Les B.K. pénétreraient dans l’organisme par voie aérienne et atteindraïent le foyer pulmonaire traumatisé où ils se fixeraient et se développeraient en raison de la moindre résistance qu'ils y rencontreraient. Cette explication serait surtout valable pour les tuberculoses survenant chez de grands blessés qui, très déficients, font de longs séjours dans des salles d’hôpital où ils risquent d’être en contact prolongé avec des tuberculeux.

Mais, comme le note AmsLer, cette thorie n’est démontrée par aucun fait probant.

Quatrième théorie :

RÉVEIL SOUS L'INFLUENCE DU TRAUMATISME D'UN FOYER DE TUBERCULOSE LATENTE

Nous avons vu qu’à l’autopsie de sujets n’ayant Jamais souffert d’aucune atteinte bacillaire, si légère soit-elle, on trouve presque constamment des foyers tuberculeux calcifiés qui contiennent des bacilles de Kocx encapsulés, comme endormis, mais encore virulents. Ces foyers peuvent siéger aussi bien dans les poumons, les os, les testicules.. que les ganglions lympathiques.

Qu'un traumatisme vienne porter sur l’un d’eux, celuici pourra se réveiller, alors que, normalement, il aurait eu toute chance de rester absolument latent toute la vie du sujet. La capsule fibreuse qui limitait la lésion pourra

être rompue et les germes qu’elle emmurait vont pouvoir se répandre dans la région avoisinante traumatisée, soit de proche en proche, soit par l'intermédiaire des voies lymphatiques canaliculaires. Là, ils trouveront une zone d’attrition qui pourra constituer pour eux un milieu de culture très favorable et s’y développeront. Il se sera ainsi constitué un foyer bacillaire qui manifestera sa présence par des signes cliniques, radiologiques, bactériologiques.

Cette théorie est aussi bien valable pour expliquer l’aggravation d’une lésion tuberculeuse qui évoluait à bas bruit, à l’insu du malade, ou qui lui était connue, et qui va subir, du fait du traumatisme, une poussée évolutive aiguë. |

Ces faits, actuellement, sont admis par tous. D'ailleurs, les recherches expérimentales semblent les confirmer nettement. Celles d’abord de RriBerA y Sans sur la tubreulose ostéoarticulaire, celles surtout de Brouarpez et GrRoux sur la tuberculose pulmonaire. Ces auteurs, en effet, pour se rapprocher le plus possible des faits de pathologie humaine, inoculèrent à des animaux des cultures de B.K. de virulence atténuée ; ils obtinrent ainsi, sinon des lésions absolument latentes, du moins des lésions à évolution très lente ; des traumatismes thoraciques appliqués alors à ces animaux créaient des aggravations rapides.

De son côté, Rizzr, rapportant, en 1947, ses conclusions sur des expériences personnelles très minutieuses, dit : « Quand le traumatisme influe sur la production d’une infection tuberculeuse, c’est que l’agent contusionnel a porté sur un foyer spécifique ». Et, plus loin : « Les lésions tissulaires dans un poumon traumatisé favorisent le développement d’un processus tuberculeux quand le centre de l’infection siège au lieu traumatisé ».

Maintenant que nous avons vu les différentes théories qui cherchent à expliquer l’apparition de la tuberculose

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