TUBERCULOSE PULMONAIRE TRAUMATIQUE
C’est sans doute celle qui a fait l’objet, surtout en France, des études et communications les plus nombreuses, à tel point qu’on pourrait la croire plus fréquente. Nous avons déjà dit qu’on pouvait estimer qu’elle se rencontrait seulement une fois sur mille cas de phtisie ou après mille traumatismes. PiLop en notait 2 sur 3.000 observations ; Porx, 2 sur 1.800 ; ZozuINGer, 23 sur 85.620. Ceux qui citent des pourcentages beaucoup plus élevés ont sans doute fait entrer dans leurs statistiques des cas pas très sûrs, ce qui est certes très facile, puisqu'il existe des cas de tuberculose pulmonaire, même avancée, compatibles avec un état de floride et une activité normale, et
d’autres où l’expectoration bacillaire est le seul signe pathognomonique.
Le traumatisme incriminé dans l’apparition d’une tuberculose pulmonaire est beaucoup plus souvent une contusion, une chute, qu’une plaie pénétrante.
Les différentes théories pathogéniques que nous avons étudiées plus haut son applicables ici. Mais, là plus qu’ailleurs, il semble qu’il faille surtout penser au réveil de foyers latents. Leur réveil est consécutif à la déchirure de l’enveloppe fibreuse qui les isolait. Une contusion, comme l’ont étudié Gossezin, CazzarA, Dionts du SÉJouR, provoque presque toujours un excès de pression intrapulmonaire, qui va lui-même entraîner une déchirure du parenchyme ; or, comme VIvanT l’a noté, cette déchirure