‹ État Actuel de la Notion de Tuberculose TraumatiqueChapitre 34 sur 35 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° La tuberculose survenant après un traumatisme unique caractérisé est rare : elle se rencontre suivant les localisations dans un pourcentage variant de un pour mille à cinq pour mille des cas de tuberculose ou de traumatismes.

2° Diverses théories ont été proposées pour expliquer son apparition en dehors des cas simples d’inoculation

a) Fléchissement des résistances de l’organisme à la suite du traumatisme ;

b) Fixation au point traumatisé des B.K. du sang ou de la lymphe ;

ce) Fixation au point traumatisé de B.K. d’apporte exogène ;

d) Réveil, sous l’influence du traumatisme, d’un foyer de tuberculose latente.

Toutes ces théories semblent acceptables, mais c’est la dernière qui explique le plus grand nombre de cas.

3° Pour chaque localisation, il peut s’agir :

a) Soit d’une tuberculose traumatique nette, s’il n’existait précédemment aucune lésion bacillaire au point atteint ;

b) Soit de la mise en évidence d’une tuberculose ignorée ;

e) Soit de l’aggravation d’une tuberculose déjà reconnue.

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4° Pour porter le diagnostic de tuberculose traumatique, il faut s’enquérir de l’état antérieur du blessé, faire la preuve du traumatisme, démontrer la réalité de la tubereulose et établir (en dehors des cas de granulie) la relation entre le point traumatisé et la région malade et voir si le délai d’apparition est compatible avec une relation de

cause à effet :

Pas moins de trois semaines, pas plus d’un an, à moins qu’il n’y ait eu une nette continuité des symptômes après le traumatisme.

5° Le mode d’indemnisation de la victime est différent suivant qu'il s’agit d’un accident de la vie militaire, où joue la présomption d’origine, d’un accident du travail, où on ne tient pas compte de l’état antérieur, ou d’un acecident de droit commun où cet état antérieur doit être minutieusement étudié.

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