‹ Etat Actuel de la Physio-Pathologie de la Glande HypophysaireChapitre 18 sur 19 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° La glande hypophysaire comprend deux lobes : le lobe antérieur, ou glandulaire, élabore une substance dite colloïde, qui caractérise l’hypophyse normale et ne présente nullement un produit de dégénération.

L'activité du lobe glandulaire se traduit par l’existence des phénomènes nucléaires de la sécrétion (Alezais et Peyron) comparables à ceux observés dans d’autres organes glandulaires et dont l’étude est utile pour apprécier la valeur fonctionnelle de l’organe.

Le lobe nerveux est constitué par des éléments névrogliques chez l’homme adulte. Il semble qu’une partie de la sécrétion du lobe glandulaire passe à l’état normal dans ie lobe nerveux (région interlobaire) pour s’y modifier et s’y concentrer au niveau des pigmentophores (Livon et Feyron).

2° La physiologie et l’opothérapie montrent que les extraits préparés avec le lobe postérieur sont seuls actifs, slors que ce dernier est cependant dénué de toute fonction vlandulaire propre.

La toxicité des extraits pituitaires n’est pas assez marquée pour contre-indiquer leur emploi thérapeutique.

L’hypophyse agit surtout sur l'appareil cardio-vascujaire, sur les reins et sur les fibres musculaires lisses en général. Elle a en outre une action anti-toxique très vraisemblable, mais pas directement démontrée. Elle régit également le développement et la croissance, mais jusqu'ici cette action à été démontrée plutôt par l'anatomie pathologique que par la physiologie. .

Pl LR

3° L’anatomie pathologique de l’hypophyse est encore peu avancée, la plupart des auteurs n’ayant pas examiné dans chaque cas l’ensemble des glandes endocrines et

n'ayant pu observer qu’un matériel d’autopsie imparfaitement fixé. ;

4° [insuffisance hypophysaire peut affecter trois modalités ù |

a) Insuffisance aiguë par hypophysectomie totale ; son intérêt est surtout expérimental.

b) Insuffisance chronique consécutive à l’hypophysectomie sub-totale ; c’est à celle-ci qu’on doit rattacher les obésités hypophysaires.

c) Insuffisance subaiguë ou aiguë ; c’est le type habituellement observé en clinique au cours des états toxi-inrectieux.

Les éléments qui la constituent sont susceptibles de se rencontrer au cours de’lésions diverses des glandes endoerines et de nouvelles recherches anatomo-cliniques paraissent nécessaires pour en préciser les caractères, les indications et la valeur clinique générale des opothérapies hypophysaires sont liées à la notion de cette insuffisance.

Vu et permis d'imprimer Vu et approuve Montpellier, le 14 juin 1911. Montpellier, le 14 juin 1911.

Le Recteur. Le Doyen,

Ant. BENOIST, MAIRET.

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