PREFACE
Nous avons pris comme sujet de notre thèse inaugurale la Pathologie générale de ia glande hypophysaire.
On nous a montré l’intérêt de cette question et il nous a paru qu’une revue critique générale pouvait être justifiée par l’importance des recherches physio-pathologiques faites sur l’hypophyse depuis deux ans. La mise au point la plus récente se trouve dans la thèse inaugurale de Arthur Delille (L’Hypophyse et la médication hypophysaire, Paris, 1909), ainsi que dans l’article Hypophyse du Dictionnaire de physiologie de Richet (1910, article fait par M. Livon). f :
Depuis la publication de ces deux monographies, d’importance capitale, quelques travaux fondamentaux ont modifié les conceptions anciennes et ont ouvert des pro-
TNSRE blèmes nouveaux. Pour ces derniers seulement nous croyons devoir donner les indications bibliographiques.
L’Index bibliographique général des travaux consacrés à l’hypophyse aurait débordé le cadre de cette thèse ; et nous n’avons pas voulu nous exposer au reproche d’avoir fait preuve inutilement d’une érudition d’emprunt.
Notre travail se propose simplement d’indiquer ce que 1 on peut considérer comme acquis dans la pathologie générale de l’hypophyse, en tenant compte de l’ensemble des mémoires ou travaux critiques parus jusqu’à ce jour.
Nous avons laissé de côté tout ce qui a été traité sur la morphologie pure et sur l’embryologie de la glande, comme n'ayant pas un intérêt immédiat pour notre étude physiologique. ss
On ne trouvera rien non plus au sujet de la technique de l’opothérapie hypophysaire, qui a été complètement exposée dans le travail de Delille. Enfin, la question des relations de l’hypophyse avec les autres glandes endocrines a été également laissée de côté ; elle suffirait à faire l’ob- Jet d’un travail spécial. Aucune donnée nouvelle ne semble d’ailleurs avoir été apportée depuis la mise au point de M. Livon dans son article. |