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sulation le reconnaissent, et les observations sont nombreuses où cette intervention fut inefficace. Dans les suites opératoires, la température reste élevée, l'état général alarmant et il faut bien insister sur ce fait que dans ces cas-là, il faut savoir ne pas attendre, ne pas s’alttarder à des vaccinations inefficaces, il faut réintervenir le plus rapidement possible et pratiquer une néphrectomie qui seule permet d’enlever tous les petits foyers suppurés.
Mais, ces deux interventions successives ne vont pas sans aggraver sensiblement le pronostic et on comprend qu’en présence d’abcès miliaires du rein on puisse tout de suite se poser la question suivante :
Faut-il décapsuler ou faut-il pratiquer d'emblée la néphrectomie ?
Néphrotomie :
C'est pourquoi certains chirurgiens se sont demandé si une néphrotomie ne s’imposait pas. Dans les observations publiées où cette intervention Îut pratiquée, soit seule, soit suivie comme complément de la décapsulation, on trouve que sur 12 cas il y eui 6 morts, 3 guérisons immédiates et 3 guérisons après néphrectomie secondaire.
C’est qu’en effet, la néphrotomie dans ces cas est une intervention des plus graves. On doit d’abord lui reprocher, comme à la décapsulation de ne pas ouvrir tous les abcès de la corticalité rénalé et surtout on sait combien fréquemment elle se complique d’'hémorragies très importantes. Or les malades atteints d’abcès corticaux,
profondément infectés ne peuvent pas faire les frais de telles hémorragies et si on est obligé de pratiquer une néphrectomie secondaire dans ces conditions, l'issue fatale est la règle.
C'est donc une intervention qu’il faut absolument proscrire et si on était amené à la faire, ce ne pourrait être que comme un premier temps d'exploration au cours d’une néphrectomie.
C'est ce qui fut fait pour le malade de notre observation 1. |
Néphrectomie :
Pour la plupart des chirurgiens, c’est l’intervention la meilleure, la plus sûre. Malheureusement c’est une intervention mutilante à laquelle il est toujours pénible d'avoir à se résoudre et c’est pourquoi la décapsulation a conservé beaucoup de partisans. Mais, nous croyons que si le malade est profondément infecté, si l’évolution s’est prolongée entraînant une alteinte grave de l’état général il faudra savoir se décider à la pratiquer.
C'est ce qu'ont fait d’ailleurs les chirurgiens dont nous rapportons ci-joint la statistique :
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