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I. — Abcès corticaux miliäires

- Quand à l'intervention on se trouve en présence d’un de ces reins présentant des abcès corticaux miliaires dont nous avons décrit la forme anatomique, on peut être amené à pratiquer plusieurs interventions : la décapsulation, la néphrotomie, la néphrectomie.

La décapsulation :

Cette intervention a été préconisée par Breÿrer en

HTC RTS

1912 puis en France par M. Chevassu dans de nombreuses publications.

Nous avons vu en étudiant l’anatomie pathologique, que ces abcès miliaires étaient toujours dans la substance corticale et que beaucoup d’entre-eux étaient situés immédiatement sous la capsule qu’ils soulevaient. Si donc on enlève cette capsule, on va rompre et ouvrir tous ces petits abcès et pouvoir les drainer.

C'est une intervention élégante et rapide, surtout quand on n’est pas gêné par la périnéphrile. On doit la complèter par le débridement des petits foyers purulents superficiels et par un drainage lombaire.

C'est un mode de traitement qui à à son actif È beaux succès. Brewer, qui le fait toujours, a rapporté 20 cas de guérison après cette intervention. M. Chevassu en a rapporté plusieurs dans la thèse de Godart. En général, dans les suites opératoires, la température tombe dans les 48 heures ; l’état général s'améliore rapidement, la plaie lombaire suppure très peu et se cicatrise en trois semaines environ.

Malheureusement, là encore, ce quiest difficile, c’est la décision opératoire. On se trouve en présence d’un rein qui présente des abcès sous-capsulaires, mais comment est-il possible de savoir s’il n’y a pas plus profondément, dans la partie de la corlicale qui touche aux pyramides, d’autres abcès ? Car, il est bien évident que si la décapsulation draine les abcès sous-cap= sulaires, elle ne saurait avoir aucune action sur les abcès profonds.

D'ailleurs, tous les auteurs qui ont prôné la décap-

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