‹ État actuel de la question des abcès corticaux du reinChapitre 9 sur 46 · SO · texte numérisé non relu

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sation peut se faire dans un seul rein et évoluer pour son propre compte.

La localisation rénale constitue alors une affection autonome et le fait qu’elle est localisée à un seul rein permet de lui apporter un traitement actif, chirurgical le plus souvent.

Ces infections unilatérales du rein à staphylocoques sont donc des infections hématogènes réalisées par voie sanguine. Elles vont se localiser au niveau de la corlicalité du rein y déterminant des lésions parenchymateuses. Celles-ci ont donc une étiologie particulière. De plus, leur aspect anatomique, les symptômes et l'évolution qu’elles présentent en font une affection tout à fait spéciale. Elles sont très importantes à bien connaïitre car leur diagnostic est souvent difficile et les indications de leur traitement sont toujours très délicates à poser.

Dans l’immense majorité des cas d’ailleurs, seul un traitement chirurgical opportun permet de guérir ces malades.

Il importe d’opposer ces infections par voie sanguine, aux infections des voies excrétrices du rein : pyélonéphrites, pyélites, pyonéphroses. Dans ces cas d’ailleurs il existe aussi de l'infection du rein, mais celle-ci se présente anatomiquement sous une forme bien différente: c'est la néphrite rayonnante classique. De même au point de vue clinique les symptômes sont ceux d’une infection des voies excrétrices et l'infection rénale n’est en quelque sorte qu’un phénomène surajouté, sans sanction thérapeutique particulière.

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Disons tout de suite qu’en général les abcès corticaux se présentent sous deux aspects :

1° Des abcès uniques ou en très petit nombre corticaux et habiluellement sous-capsulaires ;

2° Des abcès multiples, miliaires, disséminés dans toute la substance corticale du rein.

L’étiologie, les symptômes en sont semblables, mais ils se différencient par leur évolution et par la thérapeutique qu’ils nécessitent.

Ce sont, en effet, seuls les abcès de la première catégorie qui ont une tendance à s'ouvrir à travers la capsule du rein dans la graisse périrénale pour donner naissance au phlegmon périnéphrétique et nous montrerons que l'existence de périnéphrite suppurée est un moyen clinique de distinguer ces deux formes.

Le traitement de ces deux formes est également très différent : en cas de phlegmon périnéphrétique, c’est au cours d’une intervention banale qu’on reconnaît l’existence d’une cavitésuppurée intra-rénale, qui guérit dans la règle par un simple drainage.

Au contraire, dans le cas d’abcès disséminés, le drainage, la néphrotomie sont insuffisants et seuls la néphrectomie permet d'assurer la guérison.

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