‹ État actuel de la réglementation internationale du travailChapitre 18 sur 50 · PIRE ER · texte numérisé non relu

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tous ceux qui se formeront successivement et d'organiser dès à présent une conférence régulière et des conférences périodiques entre eux comme 1l en existe entre les bureaux des Etats- Unis (1) ».

Au Congrès de l’Institut international de statistique dans sa session de Berne 1895, la résolution suivante est adoptée: « Il est désirable que les Offices du travail des différents pays entreliennent entre eux des relations fréquentes et qu'ils échangent leurs vues dansle but d’unifier leurs méthodes et le cadre de leurs publications (2) ».

L’échec éprouvé à Berlin n'avait pas découragé les partisans d’un organe international officiel, ils résolurent de recourir de nouveau à l’initiative gouvernementale. Ils s’adressèrent donc à la Suisse qui s'était toujours tenue à la tête du mouvement. Le gouvernement fédéral fit, en 1896, auprès des puissances les démarches qu’on lui demandait, mais il se heurta presque partout à des objections d’inopportunité, à des fins de non-recevoir (3).

Malgré ces précédents, le Congrès de la proteclion ouvrière à Zurich, en 1897, pria le gou-

(1) Congrès d'Anvers, 1892, II° séance, 1° question sur la statistique iaternationale. Rapport de M. H. Denis.

(2) Compte-rendu des travaux de l'Institut international de statistique, session de Berne, p. 48 et p. 64.

(3) Bericht des Bundesrath vom, 16 januar 1896.

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vernement fédéral de renouveler encore une fois ses démarches. Ce vœu ne devait pas avoir plus de succès que les précédents, car le gouvernement fédéral reconnut l'impossibilité de lui donner suite.

Toutes les tentatives officielles pour créer un bureau international de travail avaient donc échoué lamentablement. Cependant, quiconque désirait le développement de la réglementation internationale sentait plus que jamais la nécessité de créer des relations constantes entre les Etats, d'organiser en matière de législation ouvrière la méthode d'observation en se communiquant mutuellement le résultat des expériences tentées, de faire l'éducation de l’opinion pubüque, d'établir documents en mains l’élastüicité de la force productive du travail et de montrer, sous la divergence des législations, leurs tendances vers un but identique.

Pour que les statistiques échangées entre gouvernements fussent comparables et par suite utiles, il fallait que les bases et la terminologie en soient identiques (1). Ce travail préparatoire, dont dépend le succès des Conférences, seul un Office international peut le mener à bonne fin.

Puisque les gouvernements ne veulent pas agir, on se passera d'eux. On créera d’une part

(4) Organisation de la statistique Internationale, Rapport de M. Waxweiller, au Congrès iniernational de Bruxelles.

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une Association de propagande en faveur de la réglementation internationale et, d'autre part, un Office d'étude et de publications statistiques et législatives. L'une s’efforcera de gagner l’opinion aux mesures qu'aura préparées l’autre scientifiquement en dehors de toute question de parti. Des assemblées périodiques mettront au point quelques questions ouvrières müres pour une solution. On mächera la besogne aux Etats, on aplanira les difficultés et lorsqu'on aura préparé la voie devant eux on les y poussera, appuyé à la fois sur des données scientifiques et sur l'opinion. |

Il fallut plusieurs Congrès successifs pour arriver à formuler et à réaliser cette conception. Dès maintenant l’histoire de l'Office se confond avec celle de la réglementation internationale du travail.

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