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le saurions faire nous-même (1). Elles sont maintenant dans le domaine public.
Et puis, des faits positifs ne sont-ils pas venus prouver, mieux que toutes les théories, la possibilité des ententes internationales pour la réglementation du travail. Et comment douter de leur utilité maintenant que quelques esprits généreux, après des efforts longtemps stériles, sont arrivés, par la seule force de persuasion, à gagner les majorités parlementaires des principaux Etats européens et à mettre en mouvement les lourdes machines gouvernementales ?
Car c’est un des points les plus intéressants à constater dans la genèse de la réglementation internationale du travail que l'honneur en revient, pour une très grande part, à l'initiative privée. Des hommes ont lutté isolés pendant longtemps avant de pouvoir entraîner à leur suite les milieux ouvriers et les parlements. C'étaient d’abord des philanthropes, des industriels, des économistes. Plus tard, ce furent des orateurs politiques venus des partis les plus opposés, enjambant les clans politiques pour se joindre, abolissant les préjugés de castes, combattant pour une chimère, sapant les séculaires forteresses du « laissez-faire », ne se laissant
(1) Tabacovici, « De la législation internationale du travail » : Thèse, Paris, 1896.
L. Combe, « De la législation internationale du travail » ; Thèse, Paris, 1897.
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désarçonner ni par les haines de races, ni par les intérêts en jeu, ni par l’inertie des pouvoirs publics.
Cette lutte prolongée, nous devrons nous contenter d'en tracer les étapes les plus marquantes. Cela constituera la genèse de notre sujet que nous ferons précéder d’un rapide exposé sur de but de la législation internationale du travail. Puis, nous aborderons la partie capitale de notre étude : les /aits qui découlèrent des conceptions et des efforts de ces audacieux
initiateurs.
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