CHOIX ET DIVISION DU SUJET
Dans le Ballelin de la Société de chirurgie du 19 ‘dé: cembre 1911, M. Walther rapporte 1 cas d’ostéomyélite aiguë du tibia, présenté par M. le docteur Hardouin (de Rennes) et traité par la résection primitive subtotale de la diaphyse avec guérison observée au bout de 7 ans.
Cette observation, venant après beaucoup d’autres, faisait dire à M.Walther : « Le momentest-il venu de modifier l'indication classique &e la trépanation, de l'évidement, et d'accepter lindication nouvelle de la résection primitive de‘la diaphyse ?» Nous avons donc pensé qu'il serait intéressant de faire un exposé, un résumé des différents modes de traitement applicables dans lostéomyélite
aiguë de croissance, en insistant particulièrement sur les procédés nouveaux de la résection primitive de la diaphyse et de l’incision.
Nous bornerons notre sujet à la thérapeutique immédiate, c'est-à-dire au traitement à appliquer aussitôt le diagnostic posé, laissant de côté ce qui a trait à l'ostéomyélite prolongée, à l’ostéomyélite chronique et à leurs complications.
Dans un premier chapitre nous ferons l'historique aussi bref que possible des différents traitements de l’ostéomyélite. | Dans un deuxième, nous passerons en revue les lésions anatomo-pathologiques provoquées par l’ostéomyélite, et la physiologie pathologique du périoste, organe de la régénération osseuse.
Puis nous aborderons la discussion des différents traitements : ineision simple, trépanation avec évidement, résection primitive. Nous laisserons de côté l’am- .putation et la désarticulation qui, à vrai dire, ne font pas partie du traitement immédiat, sauf peut-être dans quelques cas très rares de seplicémies suraiguës el de fractures spontanées.
Enfin nous donnerons nos conclusions dans une for-
mule aussi précise que possible, heureux si nous avons pu jeter un peu de lumière sur une question si complexe et si ardemment débattue.