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rielles en particulier jouissaient d’une grande vogue et il n’est pas étonnant que des ulcères syphilitiques, pris pour des cancers, ne s’en trouvassent pas mal.
GALIEN préconisa déjà le plomb en application locale sur les ulcérations. En dehors de ces deux substances, nous ne trouvons guère à parler d’autres jusqu'au xvur* siècle, lorsque les progrès de la chimie permirent l’emploi de nouveaux corps.
C’est de 1775 que date le premier médicament général des cancers qui était l’arsenic préconisé par Lerèsvre ve SaiNT-ILperoND, sous forme de liqueur de Fowker. Un peu plus tard, les pilules de GERBIER renfermèrent également de l'acide arsenieux.
Vers la même époque, on commença à utiliser le cuivre sous forme d’acétate que renferma le remède de GAMET.
Au début du xix° siècle, il y eut déjà une métallothérapie très riche du cancer. GouLarD préconise des lames de plomb en application locale sur les cancers ulcérés. On utilise également l'or, la baryte, le brome, l’iode, le fer, etc. Comme traitement local, la pâte ou la « flèche » de CaNQUOIN connut une période de vogue prolongée. C'était simplement une pâte caustique au chlorure de zinc. Dans la même catégorie, on utilisait le caustique de VIENNE, constitué par un mélange de potasse et de chaux vive ; le caustique noir, composé d'acide sulfurique et de safran. On appliquait ces caustiques sur les plaies cancéreuses pendant plusieurs jours, jusqu'à ce qu’il se soit formé une escarre. On conçoit combien ces procédés étaient douloureux et
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d'un résultat plus qu'aléatoire. On se servait également de l'acide arsénieux comme caustique.
En 1830, on voit apparaître la pommade à la suie qui se trouve utilisée encore actuellement, par une sorte d’homéopathie inconsciente.
Nous ne pouvons insister, à partir de ce moment, sur tous les corps dont l'emploi s'était trouvé préconisé, nous aurons assez à faire avec ceux qui sont utilisés encore aujourd’hui.
Avec les travaux de PASTEUR, une nouvelle ère s’est ouverte pour les théories pathogéniques du cancer. On était persuadé qu'il s'agissait là, comme dans bien d'autres cas, d’une affection microbienne ou parasitaire. D'où l'usage d’un grand nombre de vaccins et de sérums dont l’action n’est plus expliquée aujourd’hui que comme celle d’une protéinothérapie non spécifique. Dès 1895, Ricuer et HéricourT préconisèrent la sérothérapie anticancéreuse. Bien plus, de nombreux auteurs ont cru découvrir de nombreux microorganismes dans les tissus néoformés. Le plus connu de ces microbes est le « micrococcus neoformans » de Doyen qui a fabriqué un vaccin en partant des cultures de ce microbe imaginaire
Lorsque ExrLicx créa la chimiothérapie, c’est de cette méthode qu'on a espéré obtenir le traitement spécifique du cancer. Nous reviendrons plus loin sur les travaux de WassERMANN inspirés des idées d’Exrricu.
Puis on s’est mis à étudier le métabolisme des tissus cancéreux. Les études d'Otto WarBurG sont, à ce point
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