TRAITEMENTS MÉDICAMENTEUX LOCAUX
L'origine des traitements locaux remonte bien plus loin dans le passé que les méthodes d’administration générales. Les procédés locaux sont d’ailleurs tout à fait logiques. Le médicament donné par la bouche ou injecté dans l’organisme peut provoquer de multiples désordres généraux avant même de pouvoir impressionner la tumeur. Les doses tolérées sont d’ailleurs souvent absolument insuffisantes pour pouvoir manifester la moindre activité.
On a donc eu très justement recours à des procédés qui atteignent en premier lieu le cancer et ensuite seulement l'organisme. Les méthodes locales peuvent être rangées en trois groupes : méthodes intratumorales, méthodes péritumorales et enfin l’ionophorèse.
Le procédé intratumorale courante est l'injection dans la masse même de la tumeur. Il s’agit là d’un procédé difficile, douloureux, non sans risques pour le malade ni même pour le médecin. Nous avons déjà vu qu’on à vanté l'efficacité du formol en injection intratumorale. Duroux a utilisé une combinaison de métaux (plomb, nickel et cobalt), d’autres ont associé le plomb et le cuivre.
On à également njacte des corps organiques variés colorants, quinine, choline, naphtol camphré, elc.
Les tentatives les plus intéressantes ont été failes
avec des ferments protéolytiques. BLUMENTHAL à montré que la pepsine et la papaine était sans effet, mais que la trypsine provoquait une fonte massive du can-
cer qui est malheureusement suivie d'une poussée pro-
liférative. at nn.
D’autres auteurs ont trouvé que l’injection intratu-
morale de sang a donné des résultats intéressants. Nous n’insistons pas sur les méthodes péritumorales :
il s’agit, soit d'injection autour de la tumeur et l’on
emploie alors les mêmes substances que pour l'injec-
tion intratumorale, soit d'application de pommades sur les cancers ulcérés. Parmi ces pommades, la plu-
part répondent à un but antiseptique, nous n’y insis-
tons pas. D'autres, ont des prétentions curatives,
comme la mixture magnésie et eau blanche de Duroux. On a fait également des associations bismuth et
plomb'et on a appliqué des colorants. I ne peut s” agir, |
bien entendu, dans tous ces cas, que de FRONFRE que
ment palliatifs.
L'ionophorèse a été préconisé par Borne, de Cou-
Lon et Bogz et étudié ensuite par Girarp et par Rorro. Il s’agit d'un transport électrique de divers ions métalliques qui pénétreraient de cette façon directement dans la tumeur. 5 Les meilleurs résultats ont été obtenus par l’ionophorèse du plomb et aussi par celle du cuivre. Il s’agit-
à, à notre avis, d'un procédé qui ne paraît pas suffi-
Lente de né ou
minéral et par voie. de administratioi
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