‹ État Actuel Du Traitement Médicamenteux Des Tumeurs MalignesChapitre 19 sur 24 · SL OR VER DO EUX · texte numérisé non relu

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faibles. Cet auteur emploie une solution aqueuse de bleu d’isamine fraîchement préparée à 0,8 p. 100. On ‘commence par faire une injection intraveineuse préa-

lable de fluorure de sodium pour empêcher la glycolyse ‘

\ NM sanguine, puis on injecte 5 ce. de la solution ci-dessus. More On pratique une injection tous les deux ou trois jours, : à en augmentant rapidement la dose, jusqu'à une quan- V4

lité totale de deux grammes injectés. On peut associer ce traitement aux radiations, au calcium ou à l’arsenic.

Les résultats obtenus par cet auteur seraient supérieurs à lout ce qu’on à pu avoir avec d'autres Substances chimiques. |

Une troisième catégorie de corps organiques est constituée par les acides aminés. Le premier de ceux- :

ci était l’alanine, utilisée en combinaison avec divers as a métaux. 11 semblait que l'addition d’alanine augmentait considérablement f’activité anticancéreuse de l’étain et du cuivre. Mais ce sont surtout VLks et ses À Re élèves qui préconisèrent systématiquement l’emploi Li d'un mélange de proline, alanine et de cysline. Le mode d'action de ces acides aminés serait, d’après les auteurs strasbourgeois, un déplacement du point isoélectrique du sérum et des tissus, dans un sens défavorable au développement des cancers.

On a également proposé l’utilisation du glutathion qui est un dipeptide de la cystine et de l'acide glutamique., Ce corps serait doué de propriétés oxydo-réduc-

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on et pourrait modifier le métabolisme de Ja’ cellule cancéreuse.

En dehors de ces trois catégories de corps, on en à encore préconisé d’autres, surtout pour le traitement local ; nous citerons le sulfure de carbone, l’acétone et le formol. Ce dernier, aurait donné des résultats très intéressants, injecté dans les tumeurs, agissant par une sorte de « momification » du protoplasma. Nous reviendrons sur ces faits à propos des PAFAGUeS de traitement local.

La même impression se dégage de l cnde de la cho miothérapie organique que de celle de la chimiothérapie minérale. Il n’y à pas de résultats vraiment intéressants, on ne peut encore parler que de tâtonnements et les résultats ne sont que des améliorations.

I est fort douteux que le traitement médicamenteux |

ait vraiment sauvé des malades. Il est vrai que si l’on peut seulement parler de prolongation de quelques années, c’est déjà un résultat considérable lorsqu'il s’agit de la thérapeutique d’une maladie comme le cancer.

Dans les trois chapitres suivants, nous allons rapidement envisager quelques procédés particuliers : modification du métabolisme tumoral, traitements médicamenteux loçaux et, enfin, les traitements du terrain cancéreux. bre

MODIFICATEURS DU MÉTABOLISME TUMORAL

Nous ne revenons pas sur ce que nous avons dit dans un des chapitres précédents sur les phénomènes qui caractérisent le métabolisme de la cellule cancéreuse : diminution de la respiration avec prédominance de la fermentation glycolytique anaérobie.

Nombreux médicaments que nous avons vu dans les pages précédentes semblent agir, tout au moins pour certains auteurs, en rectifiant les troubles du métabolisme cellulaire. Ainsi, YABUSOg pense que les colorants vitaux dont nous avons vu l’utilisation agissent par une stimulation de la respiration. Certains métaux, comme le sélénium et le rubidium agiraient également dans ce sens-là (Rorro et NeuscaLoss). Le plomb agirait également par ce mécanisme (Jowerr et Brooks).

Pour ce qui concerne les agents qui modifieraient le métabolisme d’une façon plus directe, TIFFENEAU les range dans trois catégories : inhibiteurs des réactions anaérobies ; agents d’acidose, stimulants du métabolisme général. Nous les étudierons successivement.

Parmi les-inhibiteurs des réactions anaérobies, nous étudierons rapidement les principaux.

Nous avons vu que JAcosson employa des extraits de

levures : cette utilisation avait pour but de donner à l'organisme des ferments oxydants dont les levures sont particulièrement riches. C'est également la signification du glutathion que nous avons déjà vu recom-

mandé. . ü

KarozaG et Nemgra ont cherché ou le'métabolisme par le cyanure de potassium qui a donné quelques résultats expérimentaux. MENDEL à trouvé que RS l’aldéhyde glycérique inhibe complètement les fermen-

‘tations anaérobiques, mais ce corps n’a jamais étend, expérimenté. He ve | AMeCe

Les tentatives les plus intéressantes sont celles de Fiscaer-WAsELs qui met l'organisme dans une atmosphère riche en oxygène. En pratique, on fait inhaler un mélange d’ oxygène et d’anhydride carbonique À (0* 80 p. 100, CO* 20 p. 100). Cramer suppose d'ail ei leurs que le véritable agent actif dans ces cas-là est le | CO° qui crée une acidose.

En effet, la déviation de l'équilibre acide base vers 4 l’acidose diminue également la glycolyse anaérobie. : Fiscaer-Wasris, Meyer, Rorro, etc., préconisent à cet CA effet, l’ingestion d'acides minéraux organiques (sous forme de fruits acides) et l’inhalation d’anhydride : carbonique. et

La stimulation du métabolisme général aurait pour effet le rétablissement de la nutrition normale dans les cellules cancéreuses ou tout au moins l’empêchement de la propagation de la tumeur dans des tissus présentant un sain équilibre.

Inutile d’insister sur les moyens qui peuvent être

échanges Tel est, ‘tout 4 au mo n

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