CHAPITRE PREMIER
LES DIFFÉRENTS TYPES DE STÉNOSES ORIFICIELLES
A) On sait que les RÉTRÉCISSEMENTS CONGÉNITAUX de l’orifice aortique comprennent :
1° La sténose sous-aortique, malformation embryogénétique liée à un trouble dans le cloisonnement et l’absorption du bulbus cordis, équivalent rare du rétrécissement de l’in-
fundibulum pulmonaire ;
2° Le rétrécissement orificiel portant sur les valvules et d'origine inflammatoire, exemple typique de l’endocardite fœtale,
: anatomique et ns S ndare soit d’une endo-
cardite aiguë ou subaiguë, le plus souvent rhumatismale, | parfois choréique, exceptionnellement d’une autre origine, et dont il constitue une séquelle chronique ». Il survient chez des sujets jeunes, le plus souvent associé à d’autres lésions endocardiques, presque toujours une insuffisance aortique.
2° Le rétrécissement d’origine artéritique «relève rarement d’une aortite aiguë ou subaiguë, rhumatismale ou autre; il est le plus souvent une conséquence d’une aortite chronique, parfois rhumatismale, beaucoup plus souvent syphilitique ou dystrophique et sénile; dans ce dernier cas, l’aortite prend en général l’aspect athéromateux et son étiologie est celle, complexe, de l’athérosclérose ».
3° Rétrécissement aortique pur des jeunes sujets, — En 1908, Tonpr [40] proposa d’ajouter une autre variété, qu’il nomma : « Rétrécissement aortique pur ». :
< D’après deux observations, l’auteur cherche à établir : l’existence d’un type particulier de rétrécissement de l’aorte d’une manière congénitale ; cette lésion ne s'accompagne pas d'insuffisance, peut rester longtemps latente et se révéler seulement à l’époque de la croissance. »
À la suite de TONDI, GALLAVARDIN [15] affirme, à son
tour, l'existence du « rétrécissement aortique pur non-rhu-
matismal des jeunes sujets ». se
Il en donne quelques précisions anatomiques et souligne que,« dans cette variété, il se produit (sans doute du fait de la modalité particulière des lésions endocarditiques) une tendance à la soudure régulière et progressive des bords val-
vulaires et une conservation relative de la souplesse de l’appa- É /