‹ Etat bicuspide et sténoses orificielles de l'aorteChapitre 27 sur 37 · SR WE · texte numérisé non relu

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| reil valvulaire, d'où il résulte que le rétrécissement est très __ marqué et reste, en général, pur ».

Il se révèle au cours d’un examen pratiqué pendant

| l’enfance ou l'adolescence et ses signes physiques sont très

accusés. < Posant le problème de l’étiologie d’une telle lésion, l’au-

teur se pose nettement en partisan de l’origine acquise, tout

en reconnaissant, a priori, notre ignorance au sujet des endocardites chroniques. Ne pouvant, dans ses observations, incriminer la syphilis acquise ou la’ tuberculose, il se contente de relever l’analogie de cette variété de sténose aortique

avec la maladie de Duroziez, Dans les deux cas, même absence

d’étiologie précise, et notamment d’antécédents rhumatismaux, même tendance des lésions à l’adhérence valvulaire et à la constitution d’une sténose pure ; enfin, même latence clinique et même obscurité de nature.

4° «La sténose aortique calcifiée ». — Enfin, on parle actuellement de « la sténose aortique calcifiée » comme s’il s’agissait d’une entité morbide autonome.

Trouvons-nous dans sa description les caractères d’une

forme particulière des sténoses aortiques ?

Les auteurs américains insistent sur sa grande fréquence, qui serait comparable à celle du rétrécissement mitral. Ce fait surprend un peu moins si l’on sait que seulement un tiers (MAG Gin et WHITE), voire un septième (MARGOLIES) des cas autopsiés a été diagnostiqué pendant la vie.

Une très grande prédominance chez l’homme (deux cent trente-neuf sur deux cent quatre-vingt-onze cas pour Mac Ginx et WHITE ; cent soixante-cinq sur deux cents cas de CLAWSON ; trente-quatre sur quarante-deux cas de MARrGo- LIES) rappelle les faits décrits par GALLAVARDIN.

Enfin, l'affection est surtout rencontrée chez les sujets âgés ; jamais elle n’a été observée au-dessous de trente ans.

— Anatomiquement, la lésion essentielle est constituée par des masses nodulaires calcifiées, irrégulières, volumineuses, «en chou-fleur », qui se développent le plus souvent sur les deux faces des sigmoïdes. L’aorte est saine et n'offre,

à <. : Si comme les coronaires, que des altérations minimes et ban . Mais le proceseus calcifiant peut déformer l'ostium coronaires ; ainsi s'explique la fréquence des syndrome fonctionnels coronariens. CONTRATTO et LÉVINE imaginen même que l’orifice aortique sténosé est comparable à une trompe à eau qui, à chaque contraction, aspirerait une parti. du sang coronarien.

— Pour MônCkeBerG [29], il s’agit avant tout d’un Dre cessus d’athéro- -sclérose, sénile, tandis que pour beaucoup d’autres — CLAWSON notamment — la calcification succède à une atteinte infectieuse.

Dans nos deux cas personnels, l’étude microscopique (due à M. DELARUE), à bien mis en évidence l’origine inflammatoire de la calcification : ‘une endocardite «itérative» ou chronique réalisant une thrombose valvulaire qui subit l’imprégnation calcaire. Cela correspond aux constatations d’un certain nombre d'auteurs américains, comme CLAWSON et comme Boas ou CONTRATTO et LÉVINE, qui incriminent, à origine des sténoses aortiques calcifiées, des endocardites bactériennes subaiguës ou chroniques, d’étiologies mal définies, et le remaniement de lésions congénitales.

Symptômes

Le souffle systolique ne présente généralement aucun caractère particulier et l’association d’un souffle diastolique de la base n’est ni plus ni moins fréquent que dans les autres variétés. Toutefois, la calcification pourrait être suspectée quand, même en l’absence d’un thrill, il existe un souffle systolique rude ou musical et une augmentation nette du volume du cœur chez un sujet de plus de cinquante ans ne présentant aucun signe d'affection mitrale,

En pratique ,le diagnostic est rarement porté ; et les statistiques américaines, que nous avons citées plus haut, le prouvent assez. Le pourcentage important des erreurs est dû au grand nombre des souffles anormaux, voire même à | l’absence de souffle.

L'OREILLE Ga

aucun de nos deux cas où elle existait, Le caractère atypique des souffles n ’invitait pas y penser ; au lieu d’un souffle rude au foyer aortique, nous trouvions, dans un cas, un souflle très doux, à gauche de l’appendice xyphoïde, sans propa-

gation, pseudo-tricuspidien, en somme ; dans l’autre cas, un.

souffle doux le log du bord gauche du sternum. Mieux informé de la fréquence de la sténose aortique, on aurait pu ÉUNAREEr, ce diagnostic en tenant compte de ja pâleur relative

du premier malade, qui contrastait avec son état pulmonaire.

Comme éléments favorables au diagnostic, on peut encore invoquer : l'absence de lésion mitrale associée, l’absence d’antécédents rhumatismaux et syphilitiques (sérologie négative).

La latence clinique et évolutive toute particulière de la

sténose calcifiée mérite d’être soulignée. En dehors de leur

découverte radioscopique, rien ne permet, simon l'apparition de douleurs angineuses, de soupçonner cliniquement les calcifications valvulaires. En ce qui concerne nos deux cas personnels, un malade est mort de sclérose broncho-pulmonaire plus que des suites du rétrécissement aortique, l’autre est mort très âgé (soixante-douze ans), en état de sénilité. Ces faits n’infirment donc point la règle selon laquelle le rétrécissement aortique représente la lésion valvulaire la plus bénigne.

Au total, il n’y a pas de caractère clinique fondamental distinctif des autres sténoses aortiques. Seuls, les examens radiologiques permettent le diagnostic.

Signes radiologiques

C’est aux américains SOssmAN et WosiKkA que revient le mérite d’avoir décelé l’aspect radiologique très spécial de la sténose aortique calcifiée, Le perfectionnement de la technique a permis d’en fixer avec précision les caractères. Nous

en emprunterons la description à l’article de SOULIÉ, de

Bazzac et Marquis (in Arch. Mal. Cœur et vaisseaux, nov.-

Ainsi, le diagnostic de sténose aortique n’a été porté en

Jeur siège, leur mouvement et leur forme. Elles Seront cs chées à la radioscopie avec une petite, ouverture. du dia- + phragme. : FE ep 3 | .. — Elle siègent, de frs juste à gauche de la colonne. ‘vertébrale, se dissociant souvent mal de l’ombre rachidienne. I faut les rechercher sur une ligne qui, partant du bord gauche, 5 fait un angle de quarante- cinq degrés avec l'horizontale. Leur situation est donc interne par rapport à celle des calcifications mitrales ; elle varie d’ailleurs avec le degré du déroulement aortique et l’hypertrophie du V.G.

En O.AD, elles occupent le tiers médian de l’ombre car- diaque et se . à la projection des valvules mitrales. En O.A.G., elles sont antérieures et généralement bien visibles. 4

La transverse gauche paraît l'incidence de choix ; les calcifications se projettent dans le quadrant supéro- -antérieur Re de la masse; cardiaque, au-dessous de l’émergence aortique,

A — Les mouvements de ces valvules sont moins amples que & ceux des valvules mitrales ; leur analyse est difficile, Le mou- F vement d’élévation des sigmoïdes à la systole s’oppose au mouvement d’abaissement de la cloison auriculo-ventriculaire. Parfois, on voit les valvules calcifiées se mouvoir indépendamment les unes des autres, mouvement qui est perçu au maximum en O.A.D.

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