‹ Etat de Californie en 1870: impressionsChapitre 16 sur 43 · LES CHUTES · texte numérisé non relu

LES CHUTES

Nous sommes tous deboutde bonne heure, ayant hâte de sortir.

Howell, Knowland, Savage et moi, nous décidons, pour visiter la vallée, de mettre nos quatre cervelles ensemble.

Nous retournons sur nos pas. Car, hier soir, la nuit nous cachait en partie la vallée.

Nous arrivons devant The bridal veil, le voile de la mariée.

C'est un gros ruisseau, presque une rivière, qui descend de la Sierra-Nevada, roulant de la neige fondue.

Tout à coup, le sol disparaît sous lui, il se précipite dans la vallée d'une hauteur de 940 pieds.

C'est d'abord une masse compacte d'eau, qui roule comme un métal fondu, puis s'élargit comme un voile virginal et paraît vouloir dérober la vue du rocher, caché derrière lui.

r'oct n ,,ji lui a valu son nom.

de gros poireaux dans un jardin, sous lesquels nous sommes presque constamment à Tombre, sont des futaies de haut parage, les rois du règne végétal : ils nous écrasent de leur taille titanique.

Si parfois, en quittant ces bois, nous traversons une de ces riches prairies, enclavées dans la forêt, nous avons de l'herbe jusqu'à la ceinture.

Sans nous baisser, nous cueillons des gerbes de fleurs alpestres, fleurs rares, espèces souvent inconnues en Europe, que nous déposons à l'hôtel, car nous sommes revenus chez Leidig.

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