LES GEYSERS
Nous prenons TAntilope.
Rien de plus gracieux que ces bateaux à vapeur américains.
Fraîchement peints, en couleur claire, irréprochables comme propreté, ils sont toujours d'un grand confort.
Ils se composent invariablement de deux parties.
La partie basse — celle qui est presque au niveau de Teau — sert à remiser les marchandiseSj les voitures, les bestiaux, etc. La partie haute est exclusivement réservée aux voyageurs.
L'Américain, tant en bateau qu'en chemin de fer, ne connaît qu'une classe : les premier en.
Nous arrivons à l'embouchure de la rivière de Napa.
Là, nous quittons le bel Antilope pour prendre un méchant petit bateau plat qui doit, en remontant le chenal, nous déposer à Napa même.
Nous sommes au mois d'octobre, les jours sont courts, il est cinq heures, la nuit vient.
Comme il s'agit de glisser plus souvent sur la vase que sur l'élément liquide, notre barque n*a pas de quille et sa roue motrice est située sur l'arrière.
L'eau, dans la rivière, est plus que basse, de sorte qu'au lieu de faire le trajet en une heure nous en mettons quatre, et nous arrivons à Napa quand tout le monde est couché.
J'ai toutes les peines du monde à trouver un restaurant ouvert.