V. Marie. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Melchior
1786 Mehl.
Oberbetschdorf. — Ég. de S. Jean-Baptiste.
ScHWABWEiLER. — Eg. de S. George.
KUHLENDORF. — SCHWARTZBRUGH Ct NlEDERSTRlETHEN.
Jiriederekutzeiihauiien. f R. — Eg. p. de 5. George, Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Rauch.
ObERCKUTZENHAUSEN. — MeRCKWEILER. — HOELSCHLOCH.
Memmelshoffen. — Eg. de Ste Catherine.
Meisenthal.
LoBSANN, une partie. — Ch. de S. Vendelin.
nriederrœdern. f R. — Ég. p. de S. Jacques- le-Majeur. Coll. : lepr. év. de Strasb. Curé: Engelmaon,
1782 Bootz.
Krautweiler.
OfTendorf. — Ég. p. de Ste Brigitte. Coll. : le chap.
de Saint- Pierre-le- Vieux. Curé : Choisy,1786 Demougé. Relehstett. — Ég. p. de S. Michel. Coll. : de Bois-
gautier , de Falckenhayn et ReichshofFer. Curé :
Weinum.
Reseliwos et Giesenheim. — Ég. p. de S. Barthélémy.
Coll. : le prévôt de S. Pierre-le- Vieux. Curé: Walther. Roppenhein. f — Ég. de S. Michel.
Roltriveller. — Ég. p. de S. Vendelin. Coll. : le pr.
év. de Strasb. Curé • Léger, 1785 Rousselot.
Obekiioffen.
Rupreclitsau. f R. — Ég. p. de S". Louis. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Burg.
Selilltl|çhelni. f R. — Eg. p. de S. Louis. Coll. : le
pr. év. de Strasb. Curé : Ganier.
Sehireiii. ~ Ég. p. de S. Nicolas. Coll. : le magistrat
de Haguenau. Curé : Lipp.
SCHIRHOFFEN.
Sehfleneitburs. — Eg. p. de Ste Agathe. Coll. : le pr. év. de Spire. Curé : Gelin, 1782 Gutzeit.
HOFFEN.
Seltz. — Eg. p. de S. Etienne. Col. : le collège royal de Strasb. Curé : Bernauer.
MiRMELBERG, dét.
ScHAFHAusEN. — Ég. de S. Martin.
Kesseldorf. — Ég. de la Nativité de la B. V. Marie.
Neu-Beinheim.
§e8seiilieiiii. f R. — Ég. p. de la Nativité de la B. V. Marie. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Reinbold.
Denckelsheim. — Stattmatten. — Daliiunden.
Stepliansfeldeii. — Ég. p. de S. Jean- Baptiste. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé: Weinborn , 1781 Klein, 1785 Hirsch.
SuflOleiiKeliii. — Eg. p. de S. Michel. Coll. : le chapitre de Haguenau. — Curé : Nebel, 1785 Hopp dit
Lempfrid.
liufféliireyeriilieliu. — Ég. p. de S. George. Coll. : le grand camérier de Strasb. Curé : Schwartz.
Sultz. f R. — Eg. p. de SS. Pierre et Paul. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Schlosser.
HocHWEiLER. f — Ég de S. Jean-Baptiste.
Retschweiler, — Hermansweiler.
§urbur|ç. — Eg. p. de S. Martin et de S. Arbogast. Coll. . le chapitre de Haguenau: Curé : Dietrich.
Reimersweiler. — Eg. de S. Jean-Baptiste.
l¥aiit;zeiiau« — Ég. p. de S. Vendelin. Coll. : le chapitre de Saint-Pierre-le~Vieux. Curé : Frœlich.
Weyerslielni. — Eg. p. de S. Michel. Coll. : le sémi-
naire épiscopal. Curé : Gœtzmann, 1781 Berre. — Ch. de S. Wolfgang.
BlETTENHEIM.
urtdbriieli.. f R- — Ég. p. de S. Gall. Coll. : le pr.
év. de Strasb. Curé : Weber.
Griesen. f — Ég. de S. Jacques.
KURTZENHAUSEN.
lf¥lntzeitl»aelft. ~ Ég. p. de S. Gilles. Coll : le collège
de Strasb. Curé : Berenbach.
Eberbach. — Ég. de S. Louis.
39 paroisses, 64 églises, 15 chapelles, 2 chapellenies et 23 églises mixtes, dont 16 paroissiales, — tel est le relevé j de cet archiprêtré. — Brumat, Hœrdt, La Ropertsau et Widbruch n'ont plus le simultaneum. Pleister met au compte des chapitres du Haut et Bas-Haguenau 80 églises qui ont fait défection. C'est dans cette partie de la Basse-Alsace que le protestantisme a pris le plus de développement, grâce au concours efficace des seigneurs territoriaux, les Electeurs palatins, les comtes de Hanau et de Veldentz, les barons de Fleckenstein, les seigneurs de Schœneck et de Hohenbourg.
Ont été érigées en paroisses, les annexes suivantes: Bischweiler, Eberbach, Gambsheim, Kilstett en 1803, vSchwabweiler, Gries 1843, RittershoflFen 1847, Neuhœssel 1857.
Familles catholiques 5307 , — protestantes 2915 , — calvinistes 562, — israéhtes 188.
BiBLisHEiM. — Abbaye de bénédictines, 20 religieuses ; Abbesse : Bernardine Gsell.
Fort-Louis. — Hôpital militaire et hôpital civil. Hospice de 7 capucins ; Supérieur : le P. Abondance de Molsheim.
GcERSDORF, Marienberg. — Hospicc de cordeliers , 7 religieux : Gardien : le P. Norbert d'Ingwiller.
Haguenau de Saint-Nicolas. — Couvent de 6 religieux de Tordre des prémontrés ; Prieur : le P. Hammer.
Couvent de 13 religieux augustins ; Prieur : le P. Caspard Reichstc tter.
Couvent de dominicains, 10 religieux; Prieur: le P. Albert Johner.
Couvent de tiercelines ; 21 religieuses ; Prieure : Mère J.-B. Gruber.
KcENiGSBRucH. — Abbaye de Tordre deCiteaux, 30 religieuses ; Abbesse : Marie-Edm. Peyerimhof.
Olim. Marienbrunn. — Couvent de religieuses augustines.
MiRMELBERG. — Couveut de bénédictines.
Seltz. — Abbaye de bénédictins.
Stephansfeld. — Commanderie de Tordre du
St. Esprit. Surbourg. — Abbaye et Collégiale.
VARIA
— Beinheim figure dans un diplôme de Charles-le- Gros, sous le nom de Beinenheim , parmi les biens de Tabbaye de Honau. Ancienne ville landgraviale avec château, Beinheim n'était plus au XV* siècle à la tète du Riet. Les seigneurs de Fleckenstein avaient vendu en 1402, la seigneurie de Beinheim aux margraves de Baden, qui plus tard, y introduisirent la Réforme ; mais celle-ci ne sut pas y conserver pied. La maison curiale fut bâtie sur l'emplacement du Château démoli en 1687. — Alt-Beinheim était un village dont il n'est resté qu'un moulin et une chapelle déjà connue en 1352 sous le nom d'Alt-Beinheim.
— Bettenhofen était un village épiscopal situé dans
le bailliage de la Wantzenau. L'église de Bettenhofen (Biura, 884) ainsi que les églises filiales de Killstett (Gwillesteti, 726) et de Gambsheim (Gamhbapine , 748) furent unies en 1344 à l'abbaye de Honau.
— Bischofsheim-am-Saum, aurait été donné par Clovis à S. Remy, évêque de Rheims. Quoi qu'il en soit de cette opinion, Bischofsheim est un ancien domaine de l'évêché de Strasbourg, inféodé aux Bœckel de Bœcklinsau qui y établirent en 1531 la Réforme. Le 28 décembre de l'année 1692 , les catholiques reprirent possession du chœur.
— Brumath, d'origine celtique, fut sous la domination romaine une ville florissante. Détruit par les Barbares, le Brocomagus des Romains n'était plus qu'une cour royale cum palacio, quand l'empereur Arnoul en fit don en 889 à l'abbaye de Lorsch. L'abbé Gerbodo y construisit vers le milieu du X* siècle une église satis décorant qu'il dédia à S. Nazaire le patron du couvent. Un acte passé en 1 146 entre l'abbaye de Neubourg et les habitants de Brumt nous fait connaître que Brumath était alors constitué en paroisse : « Concilio et uannimi consensu prudentum virorum omnium parochianorum in Brumat constitutum est, ut fratres de Harthusen in dominica palmarum pixidem cum oblatis ad altare ecclesie Brumath offerant tali pacto, ut nul lus in perpetuum anima lia cujuscumque sint gêner is^ prefate curie (de Harthusen) prohibere prœsumat, quin libère et licenter utantur pa<cuis citra Sornam Brumat attinentibus. » Sous l'empereur Frédéric II , Brumath échut avec le monastère de Lorsch à l'archevêque de Mayence et devint à titre de fief la possession des landgraves et de la maison de
Lichtenberg jusqu'en 1717, que Tarchevêque de Mayence céda le domaine direct de la seigneurie de Brumath au comte René, le dernier des Hanau. Brumt était un cheflieu de bailliage du comté de Hanau , dont relevaient : Bietlenheim , Eckwersheim , Hœrdt , Geudertheim en partie , Gries , Krautweiler , Kurtzenhausen , Mittelhausen, Waltenheim et Weitbruch. La Réforme y fut établie en 1570, et Samuel Leissenius en fut le premier ministre. Les hospitaliers de Stephansfelden étaient décimateursduban de Brumath dont ils desservaient les habitants catholiques. Grâce à leurs démarches, le simultaneum fut établi en 1683 dans l'église de Saint Nazaire, tandis que celle de Saint-Nicolas resta exclusivement aux protestants. La cure royale fut érigée en 1760 et n'eut d'autre titulaire que George Kuhn d'Erstein. C'est sous lui que le presbytère actuel fut construit. Après la Révolution, l'église de Saint-Nazaire fut abandonnée aux catholiques, et la communauté protestante fit acquisition du château bâti en 1720 par le comte René de Hanau , et qui avait servi de résidence à la princesse Christine de Saxe, tante de Louis XVL II y avait anciennement une maladrerie à Brumath, dont les revenus ont été unis à l'hôpital de Haguenau, à charge pour celui-ci de recevoir /?rora^a les malades pauvres de Brumath. — Preuschorf, annexe de Diefifenbach,, était avant le luthéranisme, qui y fut établi en 1571 , une cure-rectorat unie à l'abbaye de Kœnigsbruch et desservie par un pléban et un primissaire. Lampertsloch et Mitschdorf en dépendaient. L'ancienne église, remplacée en 1842, fut bâtie en 1079. Lors de la démolition , on découvrit
deux bas-reliefs assez informes, qui se trouvent actuelle-
- oO —
ment dans le jardin du presbytère eatholique de Gœrsdorf.
— Drusenheim aurait été ua des nombreux châteauxforts que Drusus, fils de Timpératrice Livie, construisit le long du Rhin pour arrêter les incursions des Germains. Ce village figure dans la charte de donation concédée en 758 par le comte Ruthard à labbaye de Schwartzach. Celle-ci sut y conserver jusqu'à la Révolution le patronage et la dime ; elle y jouissait aussi des droits castrensiens de l'ancien Burghof. Drusenheim, qui faisait partie dans le comté de Hanau du bailliage d'OfiFendorf , embrassa la Réforme en 1570 et redevint catholique en 1687. — Jacques Zwinger, ou notre chroniqueur ATôm^^/roven, fut en 1386 rector de l'église de Drusenheim.
— Geudertheim, ancien fief commun à l'empire et à l'église de Metz , fut protestantisé par son seigneur Mathias Wurm, malgré l'opposition du curé catholique, Jacques Kornckauf.
— GoERSDORF, villa Gerlaches, Geurlegovilla, était au XIV' siècle une petite ville fortifiée , oppidum, qui, en vertu d'une charte de Tempereur Charles IV, jouissait des mêmes franchises que Rosheim et Haguenau. L'église paroissiale fut bâtie en 1339, et les fondations de la tour appartiennent encore à cette primitive construction. L'église elle-même a été ravagée et incendiée, et dans son état présent elle ne fait rien moins qu'illustrer le souvenir de l'ancien oppidum. Gœrsdorf était un fief mouvant de l'évêché de Strasbourg et le seul endroit du bailliage de Wôrth qui ne fût pas terre allodiale. La Réforme s'y introduisit comme dans tout le bailliage; cependant la paroisse protestante ne date que de l'an 1836.
— La chapelle de Notre-Dame-du-Chêne . Eichim
villa, située sur les flancs de la montagne à laquelle elle a donné le gracieux nom de Liebfrauenberg , était un pèlerinage très-populaire dont l'origine se perd dans la nuit des temps. La tour qui subsiste encore, porte le millésime de 1383. En 1518 , le comte René de Deux- Ponts-Bitsche, ayant été guéri d'une paralysie par l'intercession de Notre-Dame-du-Chêne, surbâtit la tour et érigea un nouveau sanctuaire à sa divine Bienfaitrice. Philippe de Hanau , héritier de la seigneurie de Deux- Ponts-Bitsche, fit démolir vers l'an 1580 le monument de la piété et de la reconnaissance du comte René, et employa les matériaux à la construction du temple de Morsbronn. L'image vénérée de Notre-Dame-du-Chêne fut sauvée par un prodige de la destruction commune, et lorsqu'en 1717 les franciscains de Haguenau eurent construit au Liebfrauenberg une chapelle attenante à leur hospice, la Statue miraculeuse reprit sa place dans son antique domaine et attira de nouveau, et de to\is côtés, la foule des pèlerins. La Révolution française refit en partie l'œuvre de Philippe de Hanau ; cependant elle respecta les bâtiments.
Pfaffenbronn. — Engelscadus, Abbé de Wissembourg, Dei gratia Leucopolensis abbas, donna sur la demande des religieuses de Kônigsbruch, à l'abbaye de Neubourg « Capellam Paphenburnen cum dote , cum quatuor mansis adjacentis terrœ. »
— Haguenau de Saint-Nicolas tire son origine de l'hôpital que Frédéric Barberousse fonda vers l'an 1164 en l'honneur de S. Paul et de S. Nicolas, et qu'il confia en 1189 aux religieux de l'ordre des prémontrés. En 1207,
-Sala partie de la ville située sur la rive gauche de laModer fut érigée en seconde paroisse unie aux prémontrés, qui la desservirent jusqu'en 1535, et depuis 1643 jusqu'à la Révolution.
— BisGHWEiLER , Seigneurie allodiale du duché de Deux-Ponts, était primitivement episcopi villa. En 1263, lorsque le village fut brûlé par les Strasbourgeois en guerre avec Gauthier de Géroldseck , il appartenait encore à Tévèché. Le protestantisme y fut établi par Gervasius Schuler, dit Scolasticus ; mais il dut bientôt céder le pas à la religion réformée que Jacques Hockgard, ami de Calvin, y fit triompher, grâce au concours de Louis d'Eschenau , seigneur de Bisch\^iller. Les réfugiés calvinistes de Phalsbourg vinrent grossir la communauté réformée de Bischwiller, et en 1640 les luthériens admis dans la ville, y fondèrent une paroisse. Enfin en 1685, Hanhofen fut érigé en cure catholique dont Bischwiller devint annexe. Le chapitre de Saint-Pierre-le-Vieux avait acquis de Guillaume de Dietsch le droit de patronage, et après la Réforme, il nommait encore le ministre calviniste.
— Hatten. En 808, l'abbaye de Wissembourg obtint deux cours colongéres situées dans la villa de Hadana. Ce grand village était le chef-lieu de l'ancien comté de Hatgau, et devint plus tard, un chef-lieu de bailliage du comté de Hanau , dont relevaient les deux Betschdorf, Rittershofen, Schwabweiler , Reimersweiler , Kûhlendorf, Leutersweiler et Biihel. La cure dont le patronage appartenait au chapitre de Honau, fut protestantisée en 1557. Sébastien Mercklin y fut le premier serviteur de la Bible. — Rittershofen vit la Reforme dès l'an 1545,
grâce à son curé Ludovicusqui, après un premier refus, souscrivit à la liturgie de Cologne, Kilner Reformationsordnung, que Philippe de Hanau érigea en régie de foi dans sa seigneurie. Johannes,curé de Hatten, refusa au contraire d'adhérer à l'hérésie.
— Herrlisheim du bailliage d'OfFendorf , abjura en 1687 le protestantisme que le comte de Hanau lui avait imposé en 1570.
— Kauchenheim est cité en 834 dans le diplôme de Charles-le-Gros parmi les biens de l'abbaye de Honau, sous le nom de Chochinheim , et sous celui de Vechenheim dans des actes du XIP siècle. L'abbaye de Kônigsbruch, dont la première abbesse fut Adélaïde de Vechenheim, y possédait une colonge et le chapitre de Honau y jouissait du droit de patronage. En 1542 , le seigneur de Fleckenstein à qui le village appartenait, en chassa le curé et protestantisa les habitants. Les catholiques de Kauchenheim, Leutenheim et Forstfeld furent desservis, sous la domination française , par la cure de Beinheim jusqu'en 1751 où Leutenheim fut érigé en paroisse avec Forstfeld et Kauchenheim comme annexes.
— MuNCHHAusEN, appelé Munihhusa dans les Traditiones Wi^enburgenses, faisait partie du domaine appelé le Propre de Ste Adélaïde. En 1684 ce village retourna à l'Église catholique dont l'électeur palatin l'avait détaché.
— NiEDERKUTZENHAusEN ( Chu^încusi , 742 , Trad . Wiz.) était un chef-lieu de bailliage de la baronnie des Fleckenstein-Dagstul qui établirent la Réforme en 1543 dans leur domaine. Les deux Kutzenhausen, Feldbach, Hœlsloch, Merck willer, Mat ill et une partie de Lusan
appartenaient au bailliage de Kutzenhausen, et tous ces villages, à l'exception de Mattstall, formaient une seule et même paroisse appelée Kirchspiel de Kut\enhusen.
— NiEDERRŒDERN était de même un chef-lieu de la seigneurie des Fleckenstein de la branche ainée qui s'était subdivisée en deux autres branches : celle de Soultz et celle de Niederrœdern. — Eberbach , Kretweiler, Ober-Lauterbach et Wintzenbach composaient la Kellerejr appelée aussi die oberste Vogtey ou Hochgegericht ^m Nieder-Rudern. En 1686, le jour de la Saint- Michel, les catholiques reprirent possession du chœur de l'église de Niederrœdern.
— Offendorf figure sous le nom d'Offonthorofàdins le diplôme de Charles-le-Gros, parmi les biens de l'abbaye de Honau. Chef-lieu de bailliage du comté de Hanau, appelé vulgo Staab -Offendorf, ce village qui dépendait de l'église de Bettendorf, fut protestantisé en 1573 et eut pour premier ministre, Anastase Gockenbach. Mais en 1689, il abjura la Réforme, fut annexé à Herrlisheim jusqu'en 1742, où il fut érigé en paroisse. Les autres endroits du bailliage, Herrlisheim , Rohrweiler, Drusenheim firent de même retour à l'Église catholique. OberhofFen seul resta fidèle au protestantisme , dont l'établissement pour ce village date de 1577. Avant la Réforme, Oberhoffen possédait un rectorat uni, en 1298 à l'abbaye de Neubourg; de plus, un vicariat perpétuel, un primissariat et une chapellenie de Saint-Pierre.
— Reichstett, Rinstett, était un village épiscopal du bailliage ou de la préfecture de la Wantzenau. La cure, ancien rectorat relevant de l'archiprêtré de Saint-Laurent, fut adjointe au chapitre rural du Bas-Haguenau.
— Reschwog , appelé Rentiba dans la charte de Charles-le-Gros à l'abbaye de Honau , était sous les landgraves le siège d'un tribunal provincial. En 1685, ce village abjura le protestantisme, et ce faisant , il suivit l'exemple de Jean-Grégoire Metzler, le dernier pasteur évangélique de Reschwog. — Roppenheim était avant la Réforme une paroisse.
Puisque nous voilà sur le territoire de l'ancien comté de l'QjBfriet, disons en quelques mots. Gi comté, ainsi qu'on le sait, comprenait les villages de Dalhunden,Sessenheim, Dengelsheim, Auenheim, Gisenheim, Reschwog, Stattmatten, Roppenheim, Runtzenheim,Kauchenheim et Forstfelden. Il se subdivisait en deux tribunaux qui tenaient leurs assises à Sessenheim et à Gisenheim. Fief de l'empire, le Rieth était partagé entre les landgraves et les Fleckenstein. Ceux-ci obtinrent en sousfief la part landgraviale et se firent au XVI® siècle les apôtres de la Réforme dans leur seigneurie. Voici quelques détails relatifs aux paroisses du Rieth , que j'emprunte à la savante Étude de M. Hanauer sur les Constitutions des Campagnes de l'Alsace au Moyen-Age. «Comme les habitans du Rieth négligent les pratiques religieuses, n'assistent pas fidèlement au sermon et à la messe , les dimanches et jours de fête, ou s'arrêtent devant l'église à causer ou à acheter du pain, des souliers, ou d'autres marchandises exposées en vente, — on a fait autrefois un règlement à ce sujet. Quand les fabriciens, le sacristain ou les heimburger trouvent quelqu'un en défaut, ils doivent lui prendre un gage, le dénoncer et lui faire payer 1 sou à la seigneurie et une livre de cire à l'église. Celui qui travaille sur l'eau, au milieu des champs, ou à la maison ,
doit payer de même 30 sous à la seigneurie et une livre de cire à l'église. Cet arrêté sera maintenu , parce que, quand un pêcheur est à l'église , les autres profitent de son absence pour lui voler ses poissons ou lui gâter ses
instruments de pêche Enterrements. — Quand il y
a un enterrement dans le Rieth , les habitants se rendront à l'invitation de la cloche; on tirera au sort six hommes qui, sous peine d'un sou d'amende, sont chargés de déposer le corps dans le cercueil et de l'enterrer dans la paroisse. Les autres habitants ne sont
pas tenus d'assister aux funérailles Marguilliers, —
Les Kirchenpfleger sont tirés au sort et nommés pour la vie; ils pourront toutefois être révoqués. »
— La Robertsau , Ruberti augia , doit son origine, selon les chroniqueurs, à Rupert de Bock, qui y demeurait vers l'an 1200 avec Duhilde de Kœnigshoven, sa femme, dont il avait eu 20 enfants. Fief des évêques de Strasbourg, le village passa sous la domination de la ville de Strasbourg, qui y établit dès l'an 1524 la Réforme. Martin Hag en fut le premier ministre. L'église de la Robertsau était primitivement une chapelle dédiée à S. George et bâtie en 1339 par Nicolas Swarber. Jusqu'à la Réforme, elle dépendait de la cure de Saint-Laurent. En 1687 les catholiques occupèrent de nouveau le chœur de l'église ; c'est à cette époque que fut érigée la cure royale sous le titre de Saint-Louis.
— ScHiLTiGHEiM cst appelé dans les actes du VIII* siècle Schildenchen^ Schitingsdtbouhel , Scildenheim, Ce village, qui s'est agrandi successivement des débris de Botteburget d'Adelshoven, appartint d'abord à l'abbaye de Saint-Etienne et échut au XVI' siècle à la ville de Stras-
bourg, qui y créa en 1530 la paroisse protestante sous la direction de Woifgang: Schultheiss. Mais celui-ci ne fut pas goûté des habitants, qui s'adressèrent de préférence à l'illuminé Georges Schneider, « parce que leur pasteur Schultheiss négligeait les devoirs de sa charge. » Les visiteurs consistoriaux que nous venons de citer, se plaignaient également des désordres qui avaient lieu à la Robertsau et à Schiltigheim « tiber das viehisch gottlos Wesen der Stadtleut, i> Avant la réforme , Schiltigheim faisait partie de Tarchiprêtré de Saint-Laurent, et son église paroissiale était l'église de Sainte-Hélène, dite Rotkirch, située hors la porte de Pierre , sur le cimetière actuel. L'évèque Guillaume P"" donna à l'abbaye d'Eschau ecclesiam Rothenkirchen cumbarrochia Schiltenheim. Rebâtie en 1288, cette église fut démolie en 1532, à l'exception de la chapelle de Ste Sophie dans laquelle le magistrat de Strasbourg avait fondé un bénéfice perpétuel pour les lépreux de la maladrerie voisine , et qui fut maintenue pour les besoins du culte protestant. La chapelle de Ste Sophie fut elle-même démolie en 1678 et le service paroissial transféré à Schiltigheim, où il y avait depuis plusieurs siècles une chapelle, qui fut ensuite agrandie et dont les catholiques occupèrent le chœur en 1733. Ceux-ci furent desservis par le curé de Bischofsheim jusqu'en 1763, que fut érigée la cure royale.
— -Seltz, Saletio , Selsa. Station militaire sous les Romains, chàteau-fort sous les Francs , ville forte sous ^es Germains ; abbaye célèbre , domaine et lieu de sépulture de Ste Adélaïde ; principauté et ville libre de ^ Empire au XI V« siècle, collégiale en 1481 , académie
équestre en 1576; tels sont les titres qui servent à l'illustration de Seltz dans l'histoire de notre Alsace. Seltz était le chef-lieu du domaine que Stc Adélaïde conc jda à son abbaye et qui reçut le nom de Propre de Ste Adélaïde. Ce domaine comprenait, outre la ville de Seltz , 14 villages , dont 5 étaient situés au-delà , et 9 en-deçà du Rhin. Ces 9 villages furent : Kesseldorf, Neu-Beinheim , Munchhausen , SchafiFhausen, Niederrœdern, Kreitwiller, Eberbach, Oberlauterbach et Wintzenbach. Au temps de la Réforme, Seltz appartenait à l'électeur palatin qui, de concert avec le prévôt François de Gaulen et le doyen André de Weickersheim, introduisit le zwinglianisme. .L'électeur Louis, voulant décalviniser Seltz au profit de la Confession d'Augsbourg, supprima l'Académie équestre que son prédécesseur Frédéric III avait fondée. La ville de Ste Adélaïde abjura en 1684 le protestantisme en présence de l'intendant Lagrangeetde JeanDez, recteur des jésuites de Strasbourg. Nicolas Dez fut nommé prévôt ; celui-ci s'étant démis de son titre , le roi et le cardinal-évèque de Strasbourg unirent la prévôté au collège des jésuites, chargé d'entretenir un curé et un maître d'école à Seltz.
— Sessenheim figure dans des actes du VIII* siècle en faveur des abbayes de Schv^arzach, Wissembourg et Liépvre, sous les noms de Sesinheim , Sechingast. Ce village était le chef-lieu de la prévôté du Rieth sui>érieur et son église était la mére-église de tout le canton. Le protestantisme y fut établi en 1543 , et le simultaneum, en 1686.
— SouFFLENHEiM, viUagc de la Landvogtey, avait, outre
le rectorat uni au chapitre de Hagueaau, un plébanat, un primissariat et une chapeilenie de Saint-Vendelin.
— SupFELWEYERSHEiM était un village situé dans le bailliage de la Wantzenau , tandis que Mundolsheim était engagé aux Beger et aux Joham, qui y établirent le protestantisme. Avant la Réforme il y avait à Mundolsheim une cure-rectorat avec une chapeilenie de l'autel Saint-Nicolas, à la collation du grand custos.
— SuLTZ-sous-FoRÈTs, appelé Sulcia dans une charte de l'abbaye de Wissembourg datée de 737 , était un ancien fief de l'église de Cologne, qui devint le chef-lieu de la baronnie de Soultz. Avant la Réforme, qui y fut introduite par le seigneur territorial, Soultz possédait une cure-rectorat, un plébanat et deux chapellenies de la Ste Vierge et de Ste Catherine.
— La Wantzenau , Wendlinsau ou territoire dédié à S. Wendelin , ne possédait d'abord qu'une chapelle desservie par la mère-église de Honau. Mais le Rhin n'ayant pas été bon prince pour le village de Honau qu'il engloutit deux fois, — la fille prit la place de la mère, et l'évèque Robert éleva en 1468 la Wantzenau au rang de paroisse en lui adjoignant Abertzheim, autre annexe de Honau, qui subit à son tour les caprices dévastateurs du fleuve, et dont les débris se fondirent avec le village de la Wantzenau. — Reichstett , SoufFelweyersheim, Killstett, Gambshein , Bettenhofifen, Weyersheim et la Wantzenau composaient le bailliage ou la préfecture épiscopalede la Wantzenau.
— Weyersheim, appelé Wiheresheim en 775 dans une charte de l'abbaye de Wissembourg, avait autrefois deux églises, dont l'une remarquable par sa haute tour,
valut au village le nom de Wejrersheim" Zurn-kohen- Thurm. A en juger par la qualité de ses titulaires, la cure-rectorat de Weyersheim devait être recherchée. Voici d'après Grandidier ' les noms de quelques recteurs de Weyersheim : Au XVP siècle , le comte d'Eberstein, au XV IP siècle, le baron de Créhange, doyen de la cathédrale de Strasbourg , le comte de Verdenbourg , le comte de Linange , le comte de Salm, Jean Pleister vicaire-général, Ch. MeyerhofFer, chanoine de Cologne. En 1687 les revenus de la cure furent unis au grand séminaire pour l'entretien de sa bibliothèque. Leprimissariat fut fondé en 1344, et la chapelle deSaint- Wolfgang fut bâtie en 1486 par la libéralité de Tévèque Albert, du curé de la paroisse et du seigneur Urendorf. — Le village de Bietlenheim était situé dans le comté de Hanau , ainsi que Weitbruch , Gries et Kurtzenhausea. La paroisse protestante de Gries fut créée en 1572 et eut pour premier ministre André Ghristianus , tandis que celle de Weitbruch (Wiccobrocho , 743) ne date que de l'année 1839.
— WiNTZENBACH et Ebcrbach protestantisès par le seigneur de Fleckenstein firent retour au catholicisme avec Seltz et Schleithal.
CAPITULUM HAGANOEUS INFERIUS.
Archipresbyteratus ad tempus vacat proxime tamen est alius eligcndus , vicem ejus supplet camerarius Nicolaus Mish Rector in Bcttenhoflfen.
Wantzenau. Reichstett. Schœaenbourg.
Bettenhoffen. Weyersheim. Beinheim.
Souffelweyersheim. Soufflenheim. Selz, Surbourg.