ARCHIPRÊTRÉ DU HAUT-HAGUENAU
Archiprêtrc : Basler, curé de Berstheim.
1787 : Cromer, id.
1788 : SuLZER, curé de Momenenheim.
Batzeiidorf. — Eg. de S. Arbogaste. Coll. : le pr. év. de Strasbourg. Curé : Basler; Lang, vicarius in loco residens.
LiTTELSHEiM, dét. — Ch. de S. Nicolas.
Bemlshelm. — Ég. p. de S. Pancrace. Coll. : le pr. év. de Strasbourg. Curé : Ulrich.
Kriegsheim. — Ég. de S. Ulric.
RoTTELSHEiM. — Ég. de S. Martin.
Berstlielm. — Eg. p. de S. Martin. Coll. : le landgrave de Hesse-Darmstadt. Curé : Basler,1781 Cromer.
Keffendorf. — Ég. de S. Jacques-le-Majeur.
Wintershausen. — Ég. de S. George.
HoECHSTETT. — Ég. de Ste Gertrude.
BItsclloifén. — Eg. p. de S. Maurice, Coll. : le pr.
év. de Spire. Curé : Schlatter, 1782 Haberer. Kindweiler. — Ég. de S. Laurent.
Ueberach. — Ég. de S. Vendelin.
Engweiler.
MiETESHEiM. — Ég. de S. George.
liossendorf. — Eg. p. de S. Laurent. Coll. : le duc de
Choiseul. Cure : Forst, 1782 Baehr.
LixHAUSEN. — Ég. de S. Nabor.
BouiLureiler. R. — Eg. p. de S. Léger. Coll. : le pr.
év. de Strasbourg. Curé : Cromer, 1781 Golzné, 1785
Bieth, 1788Schnabel.
PrINTZHEIM. — GOTTESHEIM. — UtHWEILER.
RiEDHEiM. f — Eg. de la Ste Croix.
Imsheim. f — Ég. de S. Martin.
]>au||;eiidorf« — Eg. p. de SS. Cyriaque et Pancrace.
Coll. : l'abbé de Neubourg. Curé : Dom Scheid. — Ch
de S. Pancrace et de S. Urbain.
OieiTenbaeH. f R. — Ég. p. de S. Barthélémy. Coll.
le pr. év. de Strasb. Curé : Trœstlcr, 1785 Enger. Frohmuhl. — Weislingen. — Strude-Hinsberg.
WoLSBURG. f — Ég. de S. Sébastien.
HaMBACH. — ASWEILER.
Durrenbaeli. — Eg. p. de S. Barthélémy, Coll. : le
pr. év. de Spire. Curé : Schaveid.
Dscbbacli. — Eg. p. de S. Martin, Coll. : le landgrave
de Hesse -Darmstadt. Curé : Scheitel.
FoRSTHEiM. — Ég. de S. Nicolas.
Laubach.
Ettendorf. — Ég. p. de S. Nabor. Coll. : Tabbé de
Neubourg. Curé : Schmitt. 1781 Wirtz.
BUESWEILER.
erassendorf. — Ég. p. de S. Agathe, Coll. : Tabbé
de Sturtzelbronn. Curé : Mosser.
Bachhoffen, dét. — Eg. de S. Ulric.
Ciinterslioifén. f R. — Ég. p. de S. Jacques-le^
Majeur. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé Arnold. GuMBRECHTSHOFFEN f . — Ég. de S. Barthélémy. Uttenhoffen f . — Ég. de S. Jean-Baptiste.
SCHEURLENHOFFEN. — IgGELSHOF.
Hag^ueiiau de Salnt-Georse. — Ég. p. et collég. de S. George. Coll. : le magistrat de Haguenau. Curé: Perdrix-Servo. — Deux vicariats. — Ch. de Ste Barbe.
— Ch. de Ste Anne dans l'église par. — Ég. des Franciscains. — Ég. des Capucins. — Ég. des Annonciades célestes. ^ Ch. de S. Martin, à l'hospice. Ch. de S. Vendelin. -- Ch. de la Ste Croix. — Olim : Ég. du palais impérial.
HaRTIIAUSEN. — BiRGENWALD.
Marienthal. — Eg. de la B. V. Marie.
^Hoclirelden. — Ég p. de SS. Pierre et Paul. Coll. : le chap. de Neuwiller. Curé. : Bosque, 1785 Weisrock. — Chapellenies de Ste Marie- Madeleine et de la B. V. Marie, dans l'église par. — Ch. de S. Maurice, avec chapellenie. — Ch. de S. Vendelin. — Chapellenie de la B. V. Marie, intra chorum. — Chapellenie de la B. V. Marie, extra chorum.
ScHAFFHAusEN. — Ég. de S. Sébastien.
MuNTZENHAusEN. — Ég. de S. Blaisc.
WiLSHAUSEN. — HOHFRANCKENHEIM.
ScHERLENHEiM. — Ch. de Denis et de Ste Odile. Holienatzenlieliii. — Eg. de 55. Pierre et Paul. Coll. : le chapitre de Neuviller. Curé : Ohlmann.
MiTTELHAUSEN.
Huttendorf. — Ég. p. de S. Vincent. CoW. : de Flachs-
landen. Curé : Hoffmann.
Ingfiveller* f R. — Ég. p. de Ste Marie -Madeleine.
Coll. : Le pr. év. de Strasbourg. Curé : Mehl , 1786
Krumeich, 1989 Harbaur.
Menchhoffen f . — Ég. de Ste-Catherine.
SCHILLESDORF. — SeELHOFFEN. — RaUSCHENBURG.
Weinburg ff .— Eg. de S. Vendelin et ég. de S. Jacquesle-Majeur.
Haltenhausen* — Eg. p. de 5. Vendelin. Coll. : le magistrat deHaguenau. Curé: Oberlin, 1785Loyson.
Klrweller f R. — Ég. p. de S. Martin. Coll. : le pr. év. deStrasb. Curé : Schmitt, 1781 Bieth, 1785 Krummeich, 1786 Bohm.
RiNGENDORF. — ISENHAUSEN. — BOSELSHAUSEN. — GeIS- WEILER. — ObERMOTERN.
IjeHiliACli t R- — E&- P- d^ •^- Jacques-le-Majeur. Coll. : le pr. cv. de Strasb. Curé : Dessert, 1788 Rohmer, 1789 Brucker.
ROHRENTHAL. — DaXLO'JH. — DrAUTBRONN. — SULTZ-
THAL. — RaTZENTHAL.
NlEDERSTElNBACH. — Eg. dc S. Gall. -
Pfaffexbronn, et fermes à Lixdel et Wengelsbach. Mattstall. — DiSTELDORF. — Flechenstein , château.
— Frundsberg.
lilrliteiilieri; R. — Eg. p. de 5. Louis ^ in Castro. Coll. :
le pr. év. de Strasb. Curé : Reebmann. Reippertsweiler 7. — Eg. de S. Jacques.
SCHWEIGHOF. — WlLTENGL TH. — FcCHSTHAL. — MeLLICII. — OfFWEILER. — BlSCHOLTZ.
Rohbach 7. — Eg. de S. Léonard.
DiiAN, dét.
liutzelsteln, ou La-Petite-Pierre f R. — Ég. p. de
V Assomption de la B. V. Marie. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Rietsch, 1786 Petin, 1789 Kruog.
LOHR. — PeTERSBACH. — DURSTEL. AdAMSWEILET. —
Bi:ttweiler. — Gungweiler. — Suberg.
Hertzweller 7 R. — Ég. p. de S. Michel. Coll. : le
pr. év. de Strasb. Curé : Roussel, 1788Stoll. Griesbach f . — Ég. de SS. Vit et Modeste.
iHliiDiersIielm. — Ég. p. de 5. Hilaire, Coll. : de
Wangen. Curé : Willeaume, 1782 Demeuré.
Etschausen, dét.
Eckendorf. — Altorf.
JHonmieiilielm. — Eg. p. de S. Maurice, Collateur :
l'abbé de Schwartzach. Curé : Sultzer.
Walteniikim f. — Eg. de S. Etienne.
Sc.hwindratziieim f . — Ég. de SS. Pierre et Paul. Franckelshf.im, dét.
Iflorsbroiin f R. — Eg. p. de Tous- 1 es-Saints. Coll. '•
le pr. év. de Strasb. Curé : Brucker, 1789 Rohmcr. Hr-x.KNEY. — Eg. de Ste Marguerite.
Eui:hbacii. — Eg. de S. Vcndelin.
llorscliw^eller. — Eg. p. de S. Etienne. Coll. : Tabbé
de Neubourg. Curé : Dom Durrenberger , Scharck,
Mahler.
IVeuiveller f. — Ég. de S, Adolphe. Coll. : le chapitre
de Neuweiler. Curé : Klein. — Ég. collégiale de SS.
Pierre et Paul. — Chapellenies de S. Vincent et de S.
Jean. — Ég. des récollets avec hospice.
DosENHEiM f. — Eg. de s. Etienne.
Zell-im-thal. — Herrenstein , castrum. — Kugel-
BERG — Wasenberg, (dct.) — Griesbach. — BOCHS-
MUHL. — Breitschloss et Falberg nriederbroim f. — Eg. p. de S. Martin. Coll. : le
pr. év. de Strasb. Curé : Eberlé.
]¥ledersclifeflrelslielm. — Ég. p. de 5. Michel. Coll. :
le chapitre de Saint-Pierre-le-Jeune. Curé : Sand,
1786 Rauscher.
Oberbronn f R. — Ég. de S. Etienne. Coll. : le pr
év. de Strasb. Curé : Roos, 1783. Anselm.
ZiNswEiLER f . — Ég. de S. Jacques-le-Majeur. Wasenburg. — Breitenwasenhof.
Obersteinbach. — Eg. p. de S. Martin. Coll. : l'abbé
de Sturzelbronn. Curé : Laengel.
Tambach. — Ég. de S. Maurice.
Neunhoffen. — Ég. de S. Jean-Baptiste.
NeUDORF. — ZiPPFELTHAL. — CaPPENWOG. — WlNSTEIN.
Philipsburg.
praffenhoffén. f R. — Ég. p. de SS. Pierre et Paul.
Coll. : le pr. év. de Strasb. — Curé : Mehl.
ScHALCKENDORF. — ZUZENDORF. — MULHAUSEN. — WaLCK.
Uhrweiler f . — Ég. de S. Michel.
NiEDERMODERN f . — Ég. de S. Jeau-Baptistc.
Kelcbsbofféii.— Ég. de S.Michel. Coll. : de Dietrich.
Curé : Lambrecht.
WoLFERSHOFFEN, dét. — Ch. de S. Wolfgangou S. Loup- Lauterbacherhof. — J-^GERTHAL, une partie.
Runiersbeliii* — Eg. p. de S. George. Coll. : le seigneur d'Andlau. Curé : Sçheck.
MiTTEL-ScHiEFFELSHEiM. — Ég. de S. Sébastien. BiLwiSHEiM. — Ég. de s. Etienne, avec chapellenie. Gjmbrett. — Reitweiler. — Berstett.
Ifferen. — Ch. de S. Vendelin, dét.
Scliwelsliauseii. R. f — Ég. p. de S . Jacques-le-Ma-
jeur. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Uhring, 1784
Lorenz.
Veiidenlielm f R- — Eg. p. de 5. Lambert. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Dosmann, 1786Pimpel.
Olwisheim f . — Ég. de SS. Pierre et Paul. Ch. de la Ste Trinité avec chapellenie. — Ch. de S. Pancrace et chapellenie.
Lampertheim f . — Ég. de S. Arbogaste.
ECKWERSHEIM.
Ulilweller. — Ég. de SS. Pierre et Paul. Coll. : le pr.
év. de Spire. Curé : De la Ville.
Nieder-Altorf. — Ég. de S. Nicolas.
Ohlungen. ^ Ég. de S. George. — Ch. de S. Maurice. Uliriireller. — Ég. p. de S. Michel. Coll. : le pr. év. de
Strasb. Curé : Rumpler, 1783 Bizaca.
H alilenlieim* — Ég. p. de V Assomption de la B. V. Marie. Coll. : de Weittersheim. Curé : Ulrich, 1788 Dubocq.
H^albur^. — Ég. p. de Ste Walburge. Coll. : le séminaire épiscopal. Curé : Lutzweiller.
Hinderfeld. — Grindel et Glass. — Winckel.
Weltersweller f R. - Ég. p. de S. Michel. Coll. : le
pr. év. de Strasb. Curé : Martz.
Sparsbach. — Ober-sultzbach.
NiEDER-SuLTZBACH. — Ch. de la Croix.
Erckartsweiler f . — Ég. de Ste Apollonie.
\\ Ilwl8lieliii. — Ég. p. de S. Martin. Coll. : de Wangen
et de la Fage. Curé : Simonis, 1782 Fingado.
Melsheim.
%l Inseii f R. — Eg. p. de S. Félix. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Dietrich.
ROSTEIG. — HoCHBERGER. — GlASHÛTTE. — QUIDSTHAL
HÛNNENCKER. — KoHLHUTTE. — SCHÙSSERTHAL Ct KlNDS- BRQNN. — ZiTTERSHEIM. WlMMENAU.
^IViiisersheliii. — Ég. p. de S. Nicolas. Coll. : le duc de Choiseul. Curé : Ohlmann, 1781 Forst.
DUNNENHEIM.
Baumgarten.— Chap. claustrale de Tabb. de Neubourg. ^IVittersIielm. — Ég. p. de 5. Ulric. Coll. : de Krebs
et Herrisheim. Curé : Kieffer.
Geboltzheim.
m'œrtli f R. — Ég. p. de S. Laurent. Coll. : le pr. év.
de Strasb. Curé : Goltzné, 1782 Munch.
Langensultzbach f . — Eg. de S. Barthélémy.
Froeschweiler f . — Eg. de S. Michel.
Eselshausen. — LiENENHEiM. — J^.GERTHAL, Une partie.
Le chapitre rural du Haut-Haguenau renfermait 47 paroisses , 100 églises , 17 chapelles , 2 primissariats , 9 chapellenies, 42 églises mixtes dont 20 paroissiales, 43 paroisses protestantes, 32 temples et 20 synagogues. — Le simultaneum a disparu dans les églises de Bouxweiler, Neuweiler, Uhrweiler, Froeschweiler, Nieder- Modern, Petersbach et Schwindratzheim.
Les annexes érigées en paroisses sont : Batzendorf, Bilwisheim, Dambach, Forstheim , Ohlungen , SchafFhausen , Uhrweiler en 1803 ; Eberbach 1844 ; Kindweiler etGumprechtshofFenen 1855; Ueberach en 1864; Kriegsheim en 1870.
Familles cath. 4416,—- prot. 4523, — calv. 23, — isr. 458.
Haguenau de Saint-George : Collégiale de 10 chanoines et 2 vicariats.
— Couvent de Franciscains , 12 religieux. Gardien : le P. René Pierret.
— Couvent de Capucins, 25 religieux. Gardien : le P. Tibère de Benfeld.
— Couvent d'Annonciades célestes, 30 religieuses. Prieure : Monique Engelmann.
— Hospice.
LiCHTENBERG. — Hôpital militaire.
Neubourg. — Abbaye de Citeaux , 14 religieux. — R.
P. Abbé : Ig. Xav. Dreux.
Neuweiler. — Collégiale de 14 chanoines et 5 vicariats. — Hospice de 6 Récollets. — Gardien : le P. Bringel.
Olim : Haguenau. — Collège de Jésuites ; — couvent de Guillelmites ; — couvent de Pénitentes de Sainte-Madeleine.
HocHFELDEN : PHcuré de Guillelmites.
Ingweiler, Seelhofen : Prieuré de Citeaux.
Walbourg : Abbaye de Bénédictins.
VARIA
Voici les villages situés dans l'archiprêtré du Haut- Haguenau, qui dépendaient de la Landvogtey impériale: Batzendorf, Bernolsheim , Kriegsheim et Rottelsheim ; Berstheim , Hochstett , KefFendorf et Wintershausen ; Bitschhoffen , Kindweiler et Ueberach; Bossendorfet Lixhausen ; Hegeney ; Eschbach et Forstheim ; Ettendorf ; Grassendorf ; Hochfelden, Mutzenhausen et Scherlenheim ; Hùttendorf ; Minversheim ; Mommenheim ; Morschweiler et Ringeldorf ; NiederschàflFolsheim ; Ohlungen ; Rumersheim , Bilwisheim et MittelschàfFolsheim ; Wahlenheim ; Walck ; Wingersheim; Wittersheim et Geboltzheim. — En reportant les yeux sur la statistique de l'archiprêtré, le lecteur pourra remarquer que tous ces anciens Reichsdôrfer sont restés catholiques. La Réforme avait bien essayé d'y pénétrer, mais en 1561 le baron Nicolas de Bollwiller, seigneur du Val de Ville, fut nommé Unterlandvogt, avec la mission d'assurer le maintien du catholicisme dans la kaiser-
liche Fog-fe;^, ainsi que dans les autres terres de l'empire. Kindweiler , Ueberach , BitschofiFen et la Walck étaient de la paroisse de Pfaffenhoffen, où Wolf de Wickersheim , collateur du bénéfice, avait installé, de concert avec le comte de Hanau, un ministre luthérien. Mais grâce à l'énergique intervention du baron de Bollwiller, les quatre villages furent soustraits à l'influence de Wickersheim, et formèrent une paroisse sous la mèreéglise de Kindweiler. A partir de ce moment, le protestantisme fut écarté des villages de la Préfecture de Haguenau.
— Batzendorf était parmi les villages d'Empire un chef-lieu, appelé Juridiction ou Stab Batzendorf. Le vicariat perpétuel relevait de la cure de Berstheim. Ce dernier village figure dans un titre de l'abbaye de Fulde, de 798, sous le nom de Beroldashaim. Le patronage de son église, mère de quatre filles ^ était un fief mouvant des Lichtenberg et appartenait au commencement du XIV* siècle à Hugues de Batzendorf.
— BiTSCHHOFFEN dcsservait Mietesheim. Ce village ainsi que celui d'Engweiler étaient situés dans le comté de Hanau. Le premier devint paroisse protestante en 1568 sous le pasteur Mathias Beutelmann , et le second en 1570 sous le ministre Antoine Reuchlin.
— BossENDORF OU Waltorf^ annexe de Hochfelden, fut érigé en paroisse, en 1587, par Tévèque Jean de Manderscheidt. L'église de Saltzbourg et les abbayes de Neu willer et de Stûrzelbronn avaient des biens dans ce village. — Lixhausen, appelé Lintolteshusa dans les Trad. Wis., avait son curé particulier, avant le protestantisme.
— BouxwiLLER était un ancien fief de l'église de Metz.
Le pape Alexandre III accorda par une bulle de 1178, à l'abbaye deNeuwiller, ecclesiam Bushwilre cum decimh et curia et aliis suis pertinentiis . Ville fortifiée sous les Lichtenberg , Bouxwiller devint, après l'établissement de la Réforme, le siège de la régence, du consistoire, et de la chambre des comptes de la maison de Hanau- Hesse-Darmstadt. Le droit que les seigneurs s'étaient arrogé de changer à leur gré la religion de leurs sujets, fut largement appliqué dans ce bailliage, comme on peut en juger par le relevé des endroits qui en faisaient partie : Bouxweiler, Prinzheim, Gottesheim , Uthweiler, Riedheim et Imsheim ; Kirrweiler, Ringendorf, Isenhausen Boselshausen et Geissweiler; Dunzenheim , Griesbach Gimbrett, Hohfranckenheim, Melsheim, MenchhofFen, Niedersultzbach, Reitweiler et Wilshauscn. Ce fut le seigneur de Hanau, Philippe IV, qui implanta le protestantisme dans le comté. Inspiré par son conseille! Fleischbein ou Sarcosterus , il établit à Bouxwiller k pasteur Theobaldus Groscher l'ami de Butzer. Trois auxiliaires, Sœll, Offner et Pflùger, furent chargés d'évangéliser la contrée. Parmi les statuts de Réforme, voici celui qu'au rapport de Sœll, il plut au seigneur de Hanau de décréter touchant la confession et l'Eucharistie. « De confessione privata et Eucharistiœ prœparatione. Die mil m. g. herr vor allem fleissig in dem gan\en Volck umb viler ursach willen gehalten haben. » En l'année 1545, le même seigneur convoqua tout le clergé de la seigneurie au synode de Bouxwiller. Sur les 21 ecclésiastiques qui vinrent à cette réunion , huit d'entre eux avaient déjà adhéré à la Réforme. Ce furent Groscher, pasteur à Bouxwiller, Blasius PantaleoàPfef-
feahofFen , Sœll à Kirrweiler, Christophe à Westhoffen, Weinbrenner à Ballbronn, Klein à Schwindratzheim, Stendinger à Prinzheim, et Siegrist à Obermodern.
Les curés, Frèdericus de Dunzenheim, Nicoiaus d'Ernolsheim, Sergius de Gottesheim, Laurentius Ruhel de Niederbetschdorf, Ludovicus de Rittershoffen, Augustinus d'Atzenheim, et Johannes de Hatten, demandèrent un délai pour examiner à loisir la nouvelle doctrine , et à l'exception des curés de Rittershoflfen et de Betschdorf, ils restèrent fidèles à leur ancienne Foi. — Jean comte de Wœrd, le dernier des landgraves de la Basse- Alsace, fut inhumé en 1376, dans la chapelle du château de Bouxwiller.
— Dauendorf, Tockendorff, figure dès le XI' siècle, parmi les biens de l'abbaye de Neubourg, qui cependant n'en acquit la seigneurie qu'en l'année 1237. L'église de Dauendorf fut pendant quelque temps un sujet de contestation entre l'abbé de Wissembourg et celui de Neubourg; mais une transaction, qui eut lieu en 1209, termina le différend et établit l'abbé de Neubourg tranquille possesseur de ladite église. A partir de 1487, la cure de Dauendorf devint régulière, et fut desservie jusqu'à la Révolution, par des religieux de Tabbaye.
— EscHBACH, village impérial, avait un primissariat et était paroisse de Forstheim et de Laubach. En 1151, Walther, abbé de Seltz, abandonna les dîmes de Lobach à Ulric, abbé de Neubourg. — Forstheim et Ettendorf étaient tous deux villages de l'empire, et inféodés à la seigneurie de Hohenfels qui appartenait aux nobles d'Ettendorf ; ils furent unis, après l'extinction de cette famille, à la préfecture de Haguenau. Le duc Charles
de Lorraine avait vendu, en 1399, le domaine direct de Forstheim à l'église de Strasbourg.— L'abbaye de Neubourg obtint la cure d'Ettendorf, en 1327, de la libéralité de Louis et Hanneman de Lichtenberg ; et, en la même année , l'évêque Jean lui en incorpora les revenus.
— Haguenau de Saint-George. Saluons maintenant l'ancien castel des Hohenstaufen , Haguenau, la Reichstadt^ la première des villes d'Alsace, après Strasbourg, le chef-lieu de la Landvogtey impériale , le siège de la Chambre du Saint-Empire et de la préfecture dècapolitaine ; et après avoir payé ce tribut aux souvenirs d'un glorieux passé, entrons dans l'église paroissiale de Saint-George. Modeste filiale de Schweighausen, l'église de Saint-George fut élevée dès Tan 1147 par l'empereur Conrad III au rang d'un rectorat. S* Bernard revenant de Spire, y offrit le saint sacrifice de la Messe; l'évêque Henri de Hasenbourg en fit la consécration solennelle en 1189; et l'empereur Rodolphe y établit en 1287 un chapitre avec un prévôt, dont il se réserva la nomination. La cure de Saint-George avait d'abord été desservie par des Leutepriester et s'était étendue sur les deux rives de laModer ; mais en 1207, elle perdit la rive gauche, qui fut donnée aux prémontrés de Saint-Nicolas, et en 1354, après la suppression du chapitre institué par Rodolphe, elle fut confiie aux Frères hospitaliers de Saint-Jean, qui l'administrèrent jusqu'en 1536. Unie en 1470 par bulle du pape Boniface, à la commanderie de Thorolsheim , ses biens furent réunis en 1535 à ceux de la fabrique de Saint-George , administrée par le magistrat. Celui-ci s'arrogea exclusivement pendant la Réforme le droit de patronage, et remplaça les Johanaites
par des curés séculiers. En 1604 , les Jésuites furent chargés temporairement de la paroisse. Enfin en Tannée 1737, le cardinal de Rohan transféra la collégiale de Surbourg, dans l'église de Saint-George de Haguenau, dont le recteur par acte épiscopal de 1738 prit rang parmi les chanoines. Les nombreux bénéfices de Saint- George furent réduits aux deux chapellenies de Saint- Jacques et de Sainte-Anne.
Il me reste à résumer en quelques mots la crise que traversa , au temps de la Réforme, la ville impériale. WolfgangCapito et Antoine Firn, Tun prévôt, et l'autre curé de Saint-Thomas, tous deux de Haguenau, s'efforcèrent d'amener leurs compatriotes au protestantisme. Mais leurs efforts échouèrent contre la fermeté et la fidélité de Jérôme Gebwiller, qui se trouvait alors à la tôte de l'école de Saint-George. La réforme ne réussit à prendre sérieusement pied à Haguenau que vers Tan 1565, grâce à la défection et au concours de quelques membres , les plus influents du sénat. Jacobus Andréa ou Schmidlin, chancelier de l'académie de Tubingue, parvint à établir en cette même année une paroisse dans l'église des franciscains, qu'il donna au wurtembergeois Philippe Heerbrand. La Réforme fit des progrès, elle envahit le sénat et gagna même à sa cause et à celle du mariage, Jacques Textor, curé de Saint-George, et Bernsheimer, gardien des Franciscains. Ce bel essor fut subitement comprimé par l'arrivée de quelques Jésuites de Molsheim, auxquels on confia bientôt la paroisse et l'école latine. En 1613 les Capucins vinrent joindre leur concours à celui des fils de S. Ignace, et en 1628 un décret déclarait le culte protestant aboli à Haguenau: l'an-
cienae Reichstadt avait repris sa place parmi les cités catholiques d'Alsace.
— La chapelle de S. Jacques fût bâtie en 1196 par Jacques de Fleckenstein ; celle de la Croix hors de ville, fut reconstruite en 1625 par le sénateur Bildsteim ; et celle de S. Martin, de l'hôpital, remonte à l'année 1570.
— Harthausen. Un prêtre de la famille du comte Pierre de Lutzelbourg, nommé Hartmann, avait donnéà réglise de Strasbourg ^ecem mansos inmarchia Harthusen cum uno mancipio Gebba nomine et ecc lesta in prejato loco in honorent sancte Margarethe constructa. Ce legs engendra un conflit entre les héritiers de Hartmann : finalement , le bien fut abandonné. Au commencement du Xin* siècle, le chapitre de Strasbourg abandonna ses droits sur Harthusen à Tabbaye de Neubourg , que le comte Reinhold avait déjà mise en jouissance de ce domaine.
— Marienthal; Qui, en Alsace, ne connaît le célèbre pèlerinage de Marienthal? Qui n'a prié devant la Madone miraculeuse ? — Au commencement du XHI* siècle, Marienthal était un petit ermitage que s'était construit le chevalier Albert de Wangen. Une statue de la Vierge, que le pieux chevalier y plaça , fit donner à VAlberts- Beths-Hœusslein le nom de Marienthal. Bourcard de Wangen et son épouse érigèrent en 1225, non loin de l'oratoire d'Albert, une église en l'honneur de la Mère de Dieu ; tandis que de son côté Albert , de concert avec son frère Engelhardt, sa sœur Igna , et les sieurs Seemann et Frédéric de Wasichenstein construisirent en 1257, un couvent qu'ils cédèrent aux Guillelmites. Le pèlerinage de Marienthal acquit bientôt une très-grande
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renommée. Mais aux beaux jours vinrent succéder les jours sombres et néfastes, amenés par les guerres des paysans et des Suédois. Les images vénérées de la Vierge furent heureusement soustraites aux fureurs des Rustauds, comme elles le seront plus tard au marteau des révolutionnaires. Et, après la Réforme comme après la Révolution , Marienthal vit refleurir la piété et la confiance des serviteurs de Marie, et se renouveler les prodiges opérés par l'intercession de la Reine du ciel ; il vit de nouveau les grandes foules et les belles solennités ; il vit la royale munificence de la très-pieuse Marie Leczinska, les splendeurs de la fête du Couronnement , et l'érection du magnifique sanctuaire que l'Alsace catholique a dédié à la gloire de sa Patronne.
— HocHFELDEN , bourg cousidérable , dit Schôpflin. était autrefois défendu par un château ; il a reçu son nom de sa situation élevée au milieu des plaines découvertes. L'empereur Othon I" donna en 968 à son épouse Adélaïde l'église de Hochfelden, que l'empereur Henri III céda vers le milieu du XP siècle à l'abbaye de Fleuri. Celle-ci la vendit peu de temps après, en raison de son éloignement , à l'abbaye de Neuwiller , pour deux cents livres d'argent et cinq livres d'or. En 1085 Henri IV augmenta cette acquisition que l'abbaye venait défaire, en lui abandonnant les trois quarts des dîmes de Hochfelden. L'église paroissiale unie à Neuviller, était richement dotée, et pourvue d'églises filiales, de
irJ ^^^ipelles et de bénéfices.
in.
— HoHATZENHEiM, de même uni à l'abbaye de Neuwiller, était l'église-mère de Wingersheim, Mittelhausen et Walfenheim. Philippe de Hanau y introduisit en 1546
la Réforme, et le curé catholique alla s'installer à Wingersheim,qui relevait de la préfecture deHaguenau. Le village de Hohatzenheim fut tellement ruiné par les guerres, qu'il ne comptait plus en 1646 que deux bourgeois. En 1687, il abjura le protestantisme , mais le curé continua de demeurer à Wingersheim jusqu'en l'année 1778, où il fut décrété que chacun de ces deux villages serait paroisse. Aujourd'hui l'ancienne églisemère est de nouveau sous la dépendance de sa fille d'autrefois. Hohatzenheim apparaît dès le XI* siècle comme un lieu de pèlerinage de la très-sainte Vierge.
— Ingw^eiler appelé dans les Trad. Wis. Ingoniuulare en 742, était un fief de l'église de Metz, appartenant aux Lichtenberg. Il échut en 1570 au comte de Hanau, qui y établit aussitôt un ministre dans la personne de Jacques Itzstein. Parmi les biens de l'abbaye de Neuwiller, la bulle d'Alexandre III, de 1178, mentionne : « ecclesiam de Ingelivilre cum décima et curia, capellam de Menechenhoven et çuriam cum pertinentiis. » — Seelhoffen est un ancien- prieuré de l'abbaye de Neubourg. — Le bailliage d'Ingweiler renfermait les villages suivants : Ingweiler, Neuweiler, Ingenheim, Lichtenberg village, Wimmenau , Reipertsweiler , Schillersdorf et Mietes— heim ; et les hameaux et censés de Fuchsthal , FûUen— garten , Kinderbrunnen , Mellich, Seelhofifen et Zell — im-Thal.
— Kaltenhausen desservi par les chapelains de Sain 1 George de Haguenau fut érigé en paroisse, en l'année 1751 . Le village faisait partie du domaine de la ville d Haguenau.
— KiRRw^EiLER figure en 742 dans les Trad. Wis. soa
le nom de Chirchovilare, En 1525 Rudiger, prévôt de réglise collégiale de Wissembourg, vendit au comte de Hanau, les villages de Kirrwiller,Ringendorf,Lixhausen, Bosselshausen , Issenhausen , Wittersheim , Obermodern, Bueswiller et Schalckendorf.
— Lembach était divisé par la Sauer en bourg et en village. Le bourg était un fief de l'évêché de Strasbourg que possédaient les seigneurs de Fleckenstein, et le village était un alleu de ces mêmes seigneurs, qui échut avec le château aux Vitzthum. La Réforme y fut établie en 1565. — L'évêque Guillaume II avait permis en 1425 de célébrer la Messe dans la chapelle du château de Fleckenstein , et Lembach était alors desservi par le chapelain du château.
— Volontiers , au lieu de poursuivre cette sèche nomenclature de noms et de dates , nous aimerions, avec des amis, de nos lecteurs, faire quelque excursion dans cette partie septentrionale des Vosges , si riche en souvenirs, en ruines, en châteaux et en sites pittoresques. Nous n'aurions que l'embarras du choix. C'est d'abord lecastel seigneurial, berceau de la puissante dynastie des Lichtenberg, qui émerge dans la lumière. Là, comme dans un nid d'aigle , les seigneurs bardés de fer pouvaient en sécurité et avec orgueil contempler leur vaste domaine : champs, pâturages, forêts, bourgs et villages, le tout s'étendant à perte de vue jusqu'à la lisière de l'horizon lointain, où apparaît dans la brume le monument merveilleux qui transmet aux âges le nom des Lichtenberg. Le mons /mcw nous conduirait d'un côté vers les plateaux de la Lorraine, où nous trouverions non loin l'un de l'autre, Neuwiller, le Herrenstein, VAlteburgou
Lûtzelsteiri. D'un autre côté, en descendant vers la petite ville thermale de Niederbronn, nous pourrions nous joindre à un groupe de baigneurs bien portants, et avec eux, visiter tour-à-tour les belles ruines du Wasenburg, l'Arnsberg, le Ramstein, le Falckenstein ; au fond du Jaegerthal, sur les sommets de la montagne, les deux Windstein ; à l'ouest, le Hohenfels avec son cachot taillé dans le roc ; au nord-ouest, le Schôneck et les petits châteaux de Windeck et de Wittelschloss. Ou bien encore, traverser religieusement le vaste champ des morts glorieux^ nous engager dans le Liebfrauenthal, et après une halte à Lembach, faire connaissance avec le Frendsburg, le Wasichenstein, le Lûtzelhart, le Hohenburget le Lœwenstein, pour nous reposer, au retour, devant la magnifique ruine du Fleckenstein, qui s'élevant dans les airs, sur son rocher gigantesque, semble encore vouloir défier les âges, comme jadis, il défiait les téméraires qui osaient s'en prendre à lui. Mais, bon gré mal gré, il nous faut revenir à nos moutons, et c'est à Lichtenberg que nous nous sommes arrêtés.
— LiCHTENBERG était la plus vaste des seigneuries d'Alsace. Elle comptait près de 100 villages répartis en 12 bailliages, dont les 9 suivants étaient situés en Alsace : Bouxwiller, Ingwiller, PfafFenhoflFen , Brumath, Wolfisheim, Westhoifen , Oflfendorf , Hatten et Wœrth. A la mort de Jacques, le dernier des Lichtenberg, arrivée en 1480, la seigneurie échut par moitié à Philippe, comte de Hanau , et à Simon Wecker , comte de Deux-Ponts- Bitsche, lesquels avaient épousé les nièces du comte Jacques. Les Hanau, gagnés au protestantisme, appliquèrent dans leur domaine la maxime : « Cujusestregio,
illius est religio » et tirent changer de religion à leurs sujets des bailliages de Pfaffenhoffen,Wolfisheim, WesthofFen et Hatten. Ce changement se fît en 1545. Et lorsque, par son mariage avec Marguerite-Louise, héritière du comté de Deux-Ponts- Bitsche , le comte de Hanau Philippe V obtint en 1573 l'autre moitié de la seigneurie de Lichtenberg, — les bailliages de Brumath , Wœrth, Offendorf et la seigneurie d'Oberbronn furent de même acquis à la Réforme. C'est ainsi que le protestantisme s'est implanté dans la seigneurie des anciens princes-évêques de Lichtenberg. Le premier ministre évangélique de Lichtenberg fut Sébastien Rheinstein ; mais en 1694 la desserte du village et du château fut abandonnée au diacre d'Ingwiller. — Jacques, le dernier des Lichtenberg, fut enterré dans l'église de Reipertsweiler, qu'il avait fait construire. — OfFweiler devint une paroisse protestante en 1583; son premier pasteur, fut Michel Sies. — Rothbach était avant la Réforme un rectorat uni à l'abbaye de Neubourg. Au-dessus de Rothbach s'élevait l'église dite Frauenkirch, et à une lieue de Lichtenberg, on trouve encore quelques débris d'une autre église, appelée Thierckirch. La tradition veut qu'il y ait eu, ici et là, un pèlerinage et un monastère de femmes. — LuTZELSTEiN ou la Pctite-Pierrc était le chef- lieu du comté qui porte son nom. Ce comté était divisé en sept prévôtés et appartenait au XVP siècle aux princes palatins de Veldentz. Le comte Jean-George introduisit la Réforme dans toute la seigneurie, et fonda à la Petite-Pierre une école latine, dont les professeurs devaient en même temps évangéliser les localités voisines. Thomas Culsanner et Joseph Ketzer furent les premiers
ministres de la paroisse protestante, érigée en 1554. Le curé de Lutzelstein ayant apostasie, devint en 1543, vicaire de Zell à la cathédrale.
— Mertzweiler, village de la seigneurie et du bailliage d'Oberbronn, fut desservi en 1568 par le pasteur de Mietesheim. En 968 l'empereur Othon donna à son épouse Adélaïde l'église de More^unmlare.
— MiNWERSHEiM, appelé dans les Trad. Wis. 711, Mmnifredouilla^ était un village impérial. — Alteckendorf et Oberaltorf du comte de Hanau , sous le bailliage de PfaflFenhofFen furent érigés en paroisse protestante dès l'année 1546.
— MoMMENHEiN était un village de la Préfecture de Haguenau, dans lequel l'abbaye de Schwartzach possédait des biens , les trois quarts des dîmes, et le patronage de l'église. — Celle-ci dépendait primitivement de Schwindratzheim, ainsi que le rapporte un titre confirmatif des biens de Schwartzach , du XII' siècle : « Curiam in Schmnderatesheim cum appendiciis et basilica cum una cape lia in Mummenheim. » — L'annexe de Waitenheim était au XIV* siècle une cure à la collation du chapitre de Neuwiller. Ancien fief de l'archevêché de Mayence, ce village parvint aux comtes de Hanau qui le réformèrent. En 1681 les catholiques prirent de nouveau possession du chœur de l'église. — Schwindratzheim formait avant la Réforme une paroisse dédiée aux apôtres S. Pierre et S. Paul , dont le patronage appartenait à l'abbaye de Schwartzach. Celle-ci y possédait aussi une cour colongère; et c'est pour avoir pris injustement cette cour que Simon comte de Sarrebrùch fut excommunié en 1152 par le pape Eugène III :
censure dont il fut relevé en la même année par Gunther, évêque de Spire, — restitution faite. Schwindratzheim était jadis renommé pour le bon pain qu'on y faisait ; j'ignore si ses boulangers actuels valent encore ceux que Tempereur Frédéric I" proposa comme modèles aux boulangers de Haguenau.
— MoRSBRONN, du bailliage de Wœrd, eut son premier ministre protestant en 1577 dans la personne de Conrad Krieger. — L'église de Hegeney date de l'année 1722. Par un décret de 1761, Hegeney fut détaché d'Eschbach, pour être annexé à Morsbronn.
— MoRSGHvsTEiLER, MorasjpUlari^ 771 Trad. Wis., était une cure régulière de l'abbaye de Neubourg. En 995, Othon TU avait donné la chapelle de Morcenypillare à l'abbaye de Seltz.
— Neubourg doit son origine à la célèbre abbaye bernardine que nous visiterons en temps et lieu. Les églises paroissiales de Dauendorf, Rothbach,OberhofFen, Ettendorf et Morschweiler étaient sous le patronage de l'abbaye de Neubourg. Pendant la Réforme, celle-ci administra à trois lieues à la ronde les paroisses privées de leurs curés ; et par la Réforme, elle perdit les églises de Rothbach et d'Oberhofifen.
— Neuweiler , iVbvMm;i/f //are, apparaît com me paroisse, dans un titre du XII* siècle. On lit dans une bulle de l'antipape Victor III, de 1162, et citée par Grandidier : « plebanus sive parochianus sacerdos ecc leste S. Adelphi vicarius abbatis omnia jura, quœ ecclesiœ S. Pétri matrici ecclesiœ parochialis antiquitatus consuevit exhiber e, exhibeat. En 1228, l'évêque Berthold unit l'église paroissiale à l'église collégiale. Philippe de Hanau établit en
1562 le luthéranisme dans la nef de Téglise de Saint- Adelphe, dont le chœur fut muré et resta aux catholiques. Conrad de Lautenbach fut le premier ministre protestant de Neuweiler.
— NiEDERBRONN, BruTin OU Bume , est très-ancien et remonte à l'époque gallo-romaine. Il justifie bien le nom qu'il porte : véritable fontaine intarissable, d'où jaillit le bien-être pour ses habitants et la santé pour une certaine classe de souffreteux. Niederbronn et Oberbronn n'apparaissent séparément que vers le XIV* siècle. Ils étaient au XVP siècle deux chefs-lieux de bailliage de la seigneurie d'Oberbronn , qui par le mariage' d'Amélie de Bitche échut aux comtes de Linange-Westerbourg. Ceux-ci implantèrent la Réforme dans la seigneurie. Il y avait à Niederbronn , avant la Réforme, un rectorat , un plébanat et un primissariat, et à Oberbronn un primissariat qui dépendait de la cure de Niederbronn. La chapelle et l'autel de la Vierge dans l'église paroissiale, furent consacrés en l'année 1447, le lendemain de la Trinité.
— Pfaffenhoffen, ancien fief de l'Empire, était sous les Hanau un chef-lieu de bailliage, formé des villages suivants: Pfaffenhoffen, Altorf, Eckendorf, Ober et Niedermodern, Schalckendorf , Schwindratzheim , Offweiler , Engweiler et Bischholtz. Le premier ministre protestant de Pfaffenhoffen fut en 1545PantaleoBlasius, qui devint le surintendant des églises luthériennes du comté, et qui en 1559 fut nommé au même titre à Heidelberg. — Zutzendorf, du bailliage de Weitersweiler, dans la baronnie de Fleckenstein, dépendait deBettbur dont il était très-éloigné. Pour obvier à cet incon-
Yénient, Gottfried , Abbé de Neuviller, y fonda vers la fin du XIIP siècle une chapelle de préniissaire. La paroisse protestante de Zutzendorf fut établie en 1582. — Mulhausen est cité en 884 sous le nom de Munilhuson, parmi les possessions de l'abbaye de Honau. Ce village devint la propriété commune des Lichtenberg et de révêché de Strasbourg, dont les feudataires furent au XVP siècle les Bock de Gerstheim et les Rothenbourg. — Uhrweiler était un fief de l'église de Metz, situé dans le bailliage d'Oberbronn ; et Niedermodern, appelé Matra dans un titre de 884 de l'abbaye de Honau, relevait de PfaffenhofFen.
— Reighshoffen. La petite ville de ReichshofFen appartint à la maison de Lorraine. En 1232 le duc Mathieu l'inféoda pro remedio animœ suce à l'église de Strasbourg, qui après quatre siècles de possession , la vendit à ses anciens propriétaires. Grâce à ce protectorat, ReichshofFen demeura fidèle à la Foi de ses pères. « Le curé de cette commune, seul prêtre qui restât dans la contrée, dirigeait et soutenait le petit nombre de catholiques qui se trouvaient dans les bourgs et les villages des environs, et il avait tous les ans la consolation de voir rentrer dans le giron de l'Église un certain nombre de familles protestantes du voisinage. » ( Vicomte deBussière). — Dans une charte de donation (995) de l'empereur Othon III à 1 abbaye de Seltz, figure la chapelle de Richeneshoven. En 1213 Thiébaut , duc de Lorraine, confirma les biens et le patronage de l'église de Reichshoffen, que son père Frédéric II avait accordés à l'abbaye de Sturzelbronn. Ce droit de patronage appartint en dernier lieu aux Dietrich , devenus en 1761 , par voie
d'achat, les seigneurs de la ville de ReichshofiFen. — La chapelle de WolfershofFen ou de WohlfartshoffcQ date du XIIP siècle ; elle est un lieu de pèlerinage de la sainte Vierge.
— Le cure de Rumcrsheim desservait les catholiques de six villages. — Reitweiler était, avec son annexe Gimbrett, du bailliage de Bouxwiller, et eut un pasteur en 1546. L'abbaye de Neuwiller possédait en 1178 à Routdebé le patronage, la dîme et une cour.
— Berstett est cité en 884 dans la charte de Charlesle-Gros à l'abbaye de Honau, sous le nom de Bardestat. Les abbayes deSeltz, de Moyenmoutier, de Sindelsberg et l'hôpital de Strasbourg avaient des biens dans ce village. Berstett était avant la Réforme, qui y fut établie en 1572 par Adam de Berstett, un rectorat uni en 1405 au chapitre de Saint-Pierre-le-Vieux. Celui-ci continua de nommer le ministre protestant.
— ScHWKiGHAusEN, la mère-èglisc de Saint-.George de Haguenau, fut donné en 968 par Othon à son épouse Adélaïde. C'est ainsi que Seltz, abbaye et collégiale , en devint lecoUateur et plus tard le Réformateur. Le chœur fut rendu aux catholiques en 1715.
— Vendenheim, ancien rectorat avec primissariat, fut protestantisè en 1531 par le seigneur de Wurmser. Les seigneurs de Berstett et d'Eckwersheim en firent autant à Olv^isheim. Le simultaneum fut établi en 1717 dans les églises de ces deux villages. — Lampertheim était unvillage appartenant au grand-chapitre de Strasbourg; il formait une des quatres prévôtés dont les titulaires, appelés Mensurnarii, étaient chargés de l'entretien de la table du réfectoire. Il y avait avant la Réforme un
rectorat uni au grand-chapitre, un vicariat perpétuel avec un primissariat. Le village fut évangélisé dès les premières années de la Réforme par Jean Seitz, prêtre apostat qui avait pris femme et qui était secrètement protégé par le grand-doyen Sigismond Hohenlohe. En 1584 les chanoines protestants s'emparèrent de la moitié de Lampertheim qu'ils conservèrent jusqu'à ce qu'en 1687, les canonicats protestants ayant été supprimés, le conseil souverain d'Alsace rétablit le grand-chapitre dans ses anciens droits. Les catholiques reprirent possession du chœur en 1738.
— EcKWERSHEiM protestautisé par son seigneur local devint en 1568 une paroisse évangélique.
— Uhlweiler et Nieder-Altorf parvinrent en 1337 à l'abbaye de Neubourg qui en demeura le seigneur territorial.
— Ohlungen, Alungas, — Uhrweiler, Urenmlari, — Wahlenheim, Walahom, — sont d'anciens villages dont les noms figurent dans les Trad. Wis.
— Walbourg, Durrenbach et Laubach appartenaient à l'abbaye bénédictine de Walbourg. Celle-ci fut incorporée en 1546 à la prévôté de Wissembourg ; mais en 1684 le conseil souverain ayant annulé cette incorporation , les revenus de l'ancienne abbaye, donc aussi les sus-dits villages, furent affectés par lettres-patentes du cardinal Furstenberg au Séminaire épiscopal de Strasbourg.
— Weitersweiler était un chef-lieu de bailliage de la seigneurie des Fleckenstein-Dagstul. La paroisse protestante y fut établie en 1546, et le simultaneum en 1717.
— WiLwiSHEiM était une cure-rectorat. Dans le nombre
de ses titulaires, Grandidier désigne Conrad Rotenhusen qui en 1463 bâtit Téglise , et Jean Pierre Simonis qui fut curé pendant 45 ans et mourut en 1779. Il fit peindre sur les murs de l'église la scène de l'agonie de Notre Seigneur.
— WiNGEN , de la prévôté de Lohr et du comté de la Petite-Pierre , était avant la Réforme un rectorat. En 1748 eut lieu l'érection de la cure royale, et en la même année le choeur de l'église fut rendu aux catholiques.
— WiNGERSHEiM , d'abord annexe de Hohatzenheim, fut érigé en cure en 1587.
— WiTTERSHEiM, appelé Wittreshusi (742) dans une charte de l'abbaye de Wissembourg, avait autrefois un rectorat, un plébanat et une prémissairie. En 995, l'empereur Othon cède la chapelle in Witheresesheim à l'abbaye de Seltz. — Geboltzheim possédait , avant la Réforme, un curé-recteur avec une église placée sous l'invocation de S^* P Hronille. De ce rectorat , nous ne trouvons plus, dans notre statistique, même trace d'une chapelle.
— WoERTH, capitale du Wasgau, était au XVI* siècle un chef-lieu de bailliage du comté de Hanau, comprenant les villages suivants : Griesbach, Oberdorf, Sparsbach, Morsbronn , Gôrsdorf , Preuschdorf , Lampertsloch , Mitschdorf, Dieffenbach, Oberdorf «/s et les censés de LindeljPfafFenbronnetWengenbach. — Avant la Réforme il y avait à Wœrth un rectorat avec primissariat dont jouissait l'abbaye de Stùrzelbronn. Thomas Culsanner fut en 1571 le premier ministre évangélique de Wœrth, et les catholiques eurent de nouveau un curé en 1698. C'est à Wœrth même , dont il était bailli , que Bernard
Hertzog rédigea son Edelsasser Cronick. — Frœschweiler et Langensultzbach , Eselshausen , Nehweiler, Linienhausen et Jaegerthal formaient la seigneurie de Schœneck que possédait au XVP siècle le chevalier Guno Eckbrecht de Dùrckheim. «Celui-ci, dit le vicomte de Bussière, apostasia publiquement en 1552, et protégé par le voisinage du Palatinat et des comtes de Hanau, il obligea les communes de sa seigneurie à faire comme lui. >
CAPITULUM SUPERIUS HAGENOENSE.
Hujus Capituli Archipresbyter est Petrus Molitor Rector in Minversheim.
Haguenau.
Minwersheim.
Eschbach.
Gunstett.
Durrenbach.
Uhlweyler.
Hûttendorf.
Morschweyler.
Ettendorf.
Wilwisheim.
Hochfelden.
Berstheim.
Mommenheim.
Wingersheim.
Rumersheim.
Schaeffolsheim.
Réichshoffen.
In hoc inferiori et superiori Hagenoensi defecerunt Parochiales, et filiales Ecclesiae circiter 80.