chapitre de Haselach. Curé : Haltinger
Oberhaselach. — Ég. de S. Arbogaste. — Ch. de S.
Florent.
Urmatt. — Ég. de la Croix.
GeNSBURG et MÙNCHHOFF.
Heillsenberi^, vie. rés. — Ég. de S. Vincent. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : Straubhar, curé à Still ; Widenlœcher, v. r.
JHLIreltlieiiii. — Eg. p. de la Ste Trinité. Coll. : le chapitre de Haselach. Curé : Dreyer.
Odratzheim. — Ég. de Ste Marguerite. — Ch. de la B. V. Marie.
Marlenbelni. — Eg. p. de Ste Richarde. Coll. : le chapitre de Haselach. Curé Meng. — Chapellenie perp. — Ch. de la Croix.
Hlolshelm. — Ég. p. de S. George. Coll. : le pr. év. de Strasb. Curé : GanglofF. — Primissariat. — Ég. du coll. épis. — Ég. des Chartreux. — Ég. des Capucins.
— Ch. de S. Michel. — Ch. de l'hospice. — Ch. de S. Joseph. — Chapelle dite Gutleuten.
Mutzii^. — Ég. p. de S. Maurice. Coll. : le prince de Rohan-Soubise. Curé : Grau. — Ch. de S. Jacques.
— Ch. de S Vendelin.
Hermolshelm. — Ég. des Récollets.
OsthofiTen. — Ég. p. de S. Jacques- le- Majeur. Coll. : le chapitre de Haselach. Curé : Rieffel. — Ch. dom. au château.
Ittenheim f . — Ég. de S. Gall.
Handschuheim. — Ch.de S. Michel (dét.) avec chapellenie.
FURTENHEIM. — HURDIGHEIM.
SehœflToliiheiiii. — Eg. p. de S. Udalric. Coll. : le grand-chœur de Strasb. Curé : Meyer.
Still. — Ég. p. de S. Mathias. Coll. : le chapitre de
Haselach. Curé : Straubhar. — Ch. de la B. V. Marie. Sultz. — Eg. p. de S, Maurice. Coll. : le prévôt de
Haselach. Curé : Hitzelberger. — Ch. de S. Amand,
aux Bains.
BiBLENHEiM. — Ég. de S. Marc, autrefois ég. par. IVani^eit f R. — Ég. p. de S. Etienne. Coll. : le pr.
év. de Strasb. Curé : Schaal. — Ch. de la Croix.
SCHANLITT, dét.
TRiENHEixM f. — Ég. de SS. Pierre et Paul.
WestltofiTeii f R. — Ég. p. de S. Martin. Coll. : le
pr. év. de Strasb. Curé : Riegel.
Balbronn f . — Ég. de S^* Catherine.
LiNZINGEN, dét.
l¥ielie. — Ég. p. de S. Michel. Coll. : le prévôt de
Haselach. Curé: Masson. — Ch. deS. Antoine eremite. LuTZELHAUSEN. — Ég. de S. Urbain, olim paroissiale. Netzenbach. — Hersbagh.
IVoli^ltetiii. — Eg. p. de S. Etienne. Coll. : le pr. év.
de Strasb. Curé : KirchhofFer. — Ch. dite Armuth-
capelle. — Ch. de S. Denis.
%t olfishelni f R. — Eg. p. de 5. Pierre. Coll. : le pr.
év. de Strasb. Curé : Weisroch, 1783 Herrenberger. Eckbolsheim f. — Eg. de S. Cyprien.
Nous comptons dans Tarchiprêtré de Molsheim : 23 paroisses, 41 églises, 24 chapelles, 11 églises mixtes, 11 paroisses luthériennes , 1 paroisse réformée et 6 synagogues.
— Annexes élevées au rang de paroisses :
Dahlen,Flexbourg,Lutzelhouse,Oberhaselach,Odratz heim. Urmatt en 1803 ; Irmstett et Hersbach.
Familles catholiques 2969, — protestantes 1261, — calvinistes 23, — israélites 184.
Haselach. — Collégiale, 10 chanoines ; Prévôt : Jacques Charles Paul.
-Molsheim. — Couvent des capucins, 20 rel. ; Gardien : le P. Janvier. — Couvent de Chartreux ; Prieur :
Damas Beck. — Collège épiscopal, autrefois collège de Jésuites ; Principal : MuUer. — Hôpital.
MuTziG. — Couvent, de 20 récollets à Hermolsheim;
Gardien : le P. Bernard Oberhauser.
Olim. Flexbourg. — Petit couvent des capucins. — Les chartreux de Wolfisheim et les dominicaines d'Eckbolsheim, transfères à Strasbourg.
VARIA
— AcHENHEiM, Hachinhaim en 735, possédait avant la Réforme un primissariat et une chapellenie : son rectorat avait été uni au chapitre de Saint-Thomas. Au synode de 1535, Achenheim figure parmi les communes èvangéliques, mais un siècle après, le village était rede* venu entièrement catholique. — Hangenbieten faisait partie du bailliage de Wolfisheim et du comté de Hanau. La paroisse protestante y fut érigée en 1570 et le simultaneum en 1745. — Breuschwickersheim, appelé Wig-
frisdashaim en 788 dans un titre de Tabbaye de Fulde, était autrefois un rectorat dépendant de l'archiprêtrè de Saint-Laurent et uni au grand-chapitre de la cathédrale de Strasbourg qui en nommait le pléban. Les Sturm y installèrent un ministre en 1546.
— AvoLSHEiM. Au rapport de la tradition, l'église dite Dompeter aurait été fondée par S. Materne et serait par son antiquité la seconde église chrétienne d'Alsace. Les chapellenies de la sainte Vierge et de Ste Marie- Madeleine de l'église de Dompeter, ainsi que la chapellenie de Saint-Ulric, furent unies à la prémissairie de Molsheim. En 1771, il fut érigé dans la chapelle de S. Ulric une confrérie du Saint-Sacrement.
— Bergbieten, appelé Botetesheim en 1120 dans un titre de Marmoutier, Bûtenheim en 1254, Berghûtenheim en 1336, était autrefois une petite ville avec un château , appartenant à Tévêque de Strasbourg. Les landgraves le possédaient en fief et le sous-inféodèrent en 1336 aux Hohenstein , desquels le grand-chapitre le racheta en 1515, moyennant 2500 florins. La cure fut unie en 1480, par Albert de Bavière à l'église de Saverne , qui en conserva le patronage jusqu'à la révolution. Il y avait à Bergbieten uti vicariat dont le bénéficier
était chargé de desservir Flexbourg. Ce village était également un fief de l'église de Strasbourg, possédé par les landgraves et les Landsperg; il parvint par moitié à la ville de Strasbourg et fut placé dans le bailliage de Wasselonne. L'église de Flexbourg est un lieu de pé- : lerinage très-fréquenté en l'honneur de S. Hippolyte, martyr.
— Dahlenheim figure en 884 dans le diplôme que Charles-le-Gros concéda en faveur de l'abbaye de Honau. Le droit de patronage, qui appartenait au chapitre de Haselach, fut en 1221 un sujet de litige entre Albert, prévôt du chapitre, et Merboton de Malberg. Une commission composée du doyen et du chantre du grandchapitre de Strasbourg, de l'abbé de Marmoutier et du I prieur de Steigen, se prononça en faveur du prévôt de Haselach. — Scharrachbergheim , de la seigneurie des Ochsenstein, fut inféodé en 1228 à Bernard de Scharrach. En 1462, un seigneur de Dettlingen épousa la fille de Jean deScharrach. C'est par cette voie que le village parvint aux Dettlingen, qui le conservèrent jusqu'à la g-rande révolution et qui y établirent la Réforme dès
Tannée 1538. A la fin du siècle dernier, une branche des Dettlingen se convertit à la Foi catholique. Le curé de. Behlenheim desservit Scharrachbergheim jusqu'en 1828; depuis lors, c'est le curé d'Odratzheim.
— Dangolsheim était un village impérial qui jouit d'une haute antiquité. Le comte Ruthard et son épouse Hyrminsinde donnèrent en 758 le village de Danckrat\heim à l'abbaye de Schwartzach. Celle-ci se maintint jusqu'à la grande révolution en possession des dîmes et du patronage de la cure. L'abbaye de Kônigsbruck y possédait aussi une colonge. Danckratzheim est évidemment une corruption du mot Panckratzheim, — de S. Pancrace, patron du lieu.
— Irmstett tient-il son nom d'Irmina , la fille de Dagobert II qui avait un palais à Kirchheim, ou d'Hyrminsinde, épouse du comte Ruthard à qui appartenait le village voisin de Dangolsheim, ou d'Irminius (Herrmann), divinité guerrière dont le culte était très-répandu dans la Germanie ? Aux amateurs de résoudre cette question. Toujours est-il que ce petit village est très-ancien ; après avoir appartenu aux Ramstein , il parvint aux Rathsamhausen. Protestantisé dès Tannée 1518, il était rentré au commencement du siècle dernier dans le giron de l'Église catholique.
DiNSEN ou DiNSHEiM était un village épiscopal du bailliage de Mutzig, dont la cure avait été unie en 1496 au chapitre de Haselach , lequel y possédait des biens dès le XII® siècle, ainsi que le rapporte une bulle du pape Luce, de 1182. Bruno, prévôt de Haselach, est-il dit dans cette bulle , fit don à son église d'un moulin avec dépendances, située in villa Tugenesin ; et un noble
de Cunze, légua à la même église un bien situé dans le dit village, à condition que son fils, chanoine de Haselach, resterait durant sa vie en jouissance de ce bien, et qu'au jour anniversaire de la mort du père , le chapitre distribuerait aux pauvres 12 pains, un seau de vin et 12 deniers. — Il existe dans ce village une chapelle de la Vierge , bâtie , dit-on , sur l'emplacement d'un couvent du VIP siècle ; la maison située près des Frauen-Matten présente dans son ancienneté et sa construction les traces d'un béguinage.
— Ergersheim fut desservi par le recteur de Dachstein jusqu'à ce qu'en 1698, il fut érigé en vicariat perpétuel sous le chapitre rural deMolsheim. L'évèque Richewin donna au chapitre de Saint-Thomas in marcha Argeresheim quicquid viniferi frugiferique ruris situm est. L'abbaye d'Altorf et l'hôpital de Strasbourg y possédaient aussi des biens. — Altbronn appartint en 788 à l'abbaye de Fulde, et l'évèque Guillaume I" donna au couvent d'Eschau 2 manses et 6 arpents de vignes , situés dans Albumen. Il ne reste plus de cet ancien village qu'une chapelle dédiée à la Vierge ; Guillaume de Diest la restaura en 1397 , et Jean de Marderscheidt en incorpora les revenus en 1590 au collège de Molsheim.
— Ernolsheim , appelé Hernoldesheim en 1182 dans la bulle précitée, parvint en 1286 à l'évêché, moyennant 240 marcs d'argent. En 1498, l'évèque Albert céda les revenus de la cure au chapitre de Haselach , dont le prévôt exerçait le droit de patronage. Ernolsheim réveille en nous le souvenir de son grand curé des jours de la Terreur, B. Liebermann , le confesseur de la foi, le prisonnier de Sainte-Pélagie , le supérieur du sémi-
naire de Mayence , le vicaire-général de notre diocèse, l'auteur des « Institutiones theologiœ , » celui auquel, dans notre cours de théologie, on se plaisait à donner le nom de « Dux noster. » — Kolbsheim, Colobocishaim en 736 dans la charte précaire de Hildefrid , était une terre allodiale avec deux châteaux , appartenant à la famille noble qui avait pris le nom du village et qui s'éteignit vers la fin du XV* siècle. Cet endroit fiit amené au protestantisme par les Bôcklin , et la paroisse évangélique y fut érigée en 1567.
— Haselach. Nous voici au cœur de la vallée de la Bruche. Le murmure de la Hasel nous invite à nous détourner de la grand'route pour suivre la côte, derrière laquelle s'élève le Miinster de Strasbourg en petit. Mais comme nous nous proposons de faire plus tard le pèlerinage de S. Florent , à qui les deux Haselach doivent leur origine , contentons-nous de rappeler , en cheminant vers Urmatt, que Haselach, appelé Avellanum au XII* siècle , possédait un château et une cour seigneuriale appartenant à l'évèque de Strasbourg. Celui-ci, chaque fois qu'il faisait avec l'empereur le voyage pardelà les monts, avait le droit de prélever dans Haselach un char attelé de sept bœufs. — La chapelle d'Oberhaselach , le premier ermitage de S. Florent, fut bàtie'en 1315 et restaurée à deux reprises au siècle dernier. — Haselach, abbayeet chapitre, desservit pendant plusieurs
siècles les villages de Lutzelhausen , Urmatt, Heiligenberg, Still et Dinsheim. —Aux alentours de Haselach, le Ringelstein, le Hohenstein, le Gensburg, le Nideck attirent le touriste qui, suivant le précepte du poète, joignant l'utile à l'agréable , aime à évoquer au milieu
jde la belle nature les hommes et les choses d'autrefois. '^ — Urmatt est appelé casa Rummaldi Q) dans le diplôme ^e Charlemagne à l'évêque Heddon. En 810 Beatus, 'abbé de Honau, fit don à son couvent de l'église de JHurmusa^ et en 1182 le pape Luce III confirma au chapitre de Haselach les dîmes de Hurmaten in Brussetal. 11 y avait à Urmatt des religieuses dominicaines qui ^ s'installèrent à Obersteigen dans la maison des frères augustins transférés à Saverne. — Le Munchhof était une propriété des bernardins de Neubourg que l'évêque Guillaume de Honstein acquit moyennant 700 florins. - — Entre Urmatt et le Katzenberg existait le hameau de ; Walterspach, où l'on peut encore voir les vestiges d'une église et d'un cimetière : de même au Gensburg, près de la chapelle bâtie par M. Nœtinger, trouve-t-on les restes d'une ancienne chapelle qui remonte au XIII* siècle.
— Heiligenberg. Nous voici au sommet du mont : sacré, primitivement le mont païen, qui, en place de son * castel seigneurial, montre aux villages environnants sa nouvelle et gracieuse église gothique. Ce très-ancien village, que le curé Kuntz a illustré en signalant aux amateurs les vestiges intéressants de poterie romaine et de fours à potier, figure , d'après Grandidier, sous le nom d'Arlegîsberg dans le diplôme mentionné plus haut. Heiligenberg possédait une ancienne chapelle, à laquelle on ne saurait assigner avec fondement une orierine romaine; cette chapelle fut démolie, à l'exception de a tour, en 1759. Conrad de Lichtenberg y avait fondé au SCIII* siècle une prébende qu'il unit au chapitre de -ïaselach. Annexe de Still , elle fut' détachée en 1772 de a mère-église, et érigée par bulle de Clément XIV en
vicariat perpétuel. Heiligenberg était le siège du prévôt J^ de la cour épiscopale de Haselach , dont l'advccatic appartenait aux seigneurs d'Ochsenstein : le village luimême ne parvint à l'évêché qu'au XVI* siècle.
— KiRCHHEiM. Si la tradition dit vrai, Kirchheim doit son nom et son origine à une chapelle que le roi Childebert II, résidant à Marlenheim , aimait de visiter, et près de laquelle il échappa au complot que la cruelle Frédégonde avait tramé contre lui. C'est à cette époque que remonte le palais royal de Kirchheim , dans lequel nous rencontrons le roi Dagobert II et S. Florent, Louisle-Débonnaire , captif de ses fils rebelles, Charles -le- Gros et Ste Richarde. Kirchheim était le chef-lieu du comté appelé Pagus Troningorum ou Tronia, dont les limites se sont parfois confondues avec celles du Nordgau. L'église de Kirchheim était paroisse d'Odratzhcim, et même de Marlenheim où elle jouissait encore au dernier siècle de certains droits paroissiaux. — En 748, Hugues, fils de Bléon, donna à l'abbaye de Honau des biens situés in marca Odratesheim. Il y avait dans ce village, une léproserie dont les revenus furent unis en 1701 à l'hôpital de Moisheim.
— Marlenheim, Marilegium ou Marley, est une des plus anciennes résidences des rois francs. Nos annalistes nous signalent le séjour qu'y firent Childebert II et sa mère Brunehilde, Clotaire et la reine Bertrude, Lothairc et sa concubine Waldrade, ainsi que les autres rois résidant dans le palais voisin de Kirchheim. Sous la période germanique, la villa royale devint un château fort. Les abbayes de Marmoutier et d'Andlau avaient leur cour colongère à Marlenheim, et le chapitre de Haselacb
possédait, depuis le temps de Dagobert, les dîmes t le droit de patronage. En 1508 la moitié de Marnheim échut à la ville de Strasbourg et devint une îigneurie particulière , dont relevaiqpt Kirchheim , ordheim et Odratzheim. La Réforme essaya de péaéer, sous le manteau sénatorial de Strasbourg, dans la îtite ville de Marlenheim ; mais grâce à l'influence épondérante du seigneur-évêque, elle ne put y jeter ; sérieuses racines.
— MoLSHEiM occupe une place intéressante dans listoire ecclésiastique de notre province. Glanons lelques épis dans son champ. Mollesheim , qui tient >n nom d'un moulin , ne figure pas dans les chartes, ^ant le IX* siècle. La souveraineté temporelle de la lie échut à l'évêché en 1308 , par un acte d'échange it avec Henri VII, contre le village épiscopal de Mulausen. Quant à la cure-rectorat, l'évèque en a de tout imps possédé le patronage. Ses revenus furent unis en 521à lamanseépiscopale, et Jean XXII confirma en 1324 îtte incorporation. L'année suivante l'évèque Jean P"" ccorda la moitié des revenus de la cure au grand— hapitre, et l'autre moitié à l'hôpital qu'il avait fondé, \\i\\ dota de cinq prébendes sacerdotales, et dans lequel 1 fut inhumé en 1338. Cet hôpital devint plus tard le collège des jésuites. Le nouvel hospice remonte au XVIe siècle; il reçut en patrimoine les revenus des anciennes maladreries de Molsheim, Gresswiller et Odratzheim, ainsi que ceux de la fondation Jenner. — Dompeter était encore en 1337 ecclesiaparochialis matrix capelle inMollesheim. Mais bientôt après la paroisse fut établie dans la chapelle ou église de Saint-George. Celle-ci fut pourvue
d'un primissariat, qui en 1601 vit s'adjoindre les revenus! des trois chapellenies de Dompeter. Le titulaire de ccj primissariat était chargé de la desserte d'Avolsheim. Dcj plus, il y avait c^ans l'église paroissiale six chapellenies, dont Tune dans la chapelle de la Ste Vierge, et les cinq autres sur les autels de S. Jean-Baptiste , de Tous-les- Saints , de S. Pierre et S. Paul , de S. Jacques et de S. Michel, enfin de S. Nicolas. Au commeoceaient du XVIP siècle, la modeste église paroissiale de Molsheim offrit un asile au grand-chapitre et au grand-chœur de: Strasbourg et jouit ainsi des prérogatives de Téglisecathédrale. La ville de Molsheim avait à cette époque im, tout grand air. Le prince-évêque et les grands-comtes, les fils de S. Ignace, tour-à-tour chasseurs d'âmes et savants professeurs d'Université, les austères chartreux et les populaires capucins, — tels étaient les éléments^ qui donnèrent à Molsheim une animation et un éclat qu'on chercherait en vain dans ses rues silencieuses d'aujourd'hui. Louis XIV y vint et y séjourna pendant quelques jours avec la reine et sa cour. La ville èpiscopale connut aussi, il est vrai, le revers de la médaille. Elle eut à subir les funestes conséquences des guerres, Tincendie, le siège, le pillage. Elle vit l'insurrection des Rustauds prendre naissance dans son sein, et Erasme Grcrber, un de ses enfants, se mettre à la tête des paysans révoltés. Elle vit dans son enceinte les troupes de la ligue protestante, les suédois, les veimariens, les impériaux
Mais laissons ces souvenirs de sang et de carnage , et visitons ex currendo la chapelle de Saint-Joseph, bâtie en 1668 par BedaHeldt,abbé d'Altorf; la chapelle de Saint- Michel, sur le cimetière, que restaura en 1660 J. Reineri,
prévôt de Saverne, et la chapelle dite Guthleuthencapelle, érigée en 1741 sur remplacement de l'ancienne léproserie. Enfin je veux encore indiquer pro memoria une maison de béguines, supprimée a\* XV® siècle ; la confrérie de Notre-Dame, érigée dans réglise paroissiale en 1576 ; le Pactum Marianum , établi dans l'église du collège en 1638; la célèbre croix de Niedermunster qui a disparu on ne sait comment ; et l'insigne relique de S. Materne. Nous terminons cette pérégrination historique par la visite à l'une des plus belles églises d'Alsace, celle des Jésuites, devenue depuis la Révolution la paroisse de Molsheim.