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élevées les Nouvelles-Catholiques par le moyen des pensions que le Roy a la bonté d'accorder à cette maison ;
Un couvent de Capucins (i), bien basty et bien situé, au nombre de dix ou douze religieux ;
Les Jésuites (2) y tiennent le collège pour l'instruction de la jeunesse.
Il y a à Sées un couvent de Cordeliers (3) qui sont au nombre de quinze ou vingt religieux ;
Un Séminaire (4), destiné pour les aspirants aux ordres sacrés, tenu par quatre ecclésiastiques.
Il y a à Argentan un couvent de Jacobins (5), au nombre
(i) Le couvent des Capucins dWlençon date de 1626. C'est aujourd'hui une caserne qui porte le nom de Caserne Bonet. — J*ai consacré une note à l'église de ce couvent dans ma notice sur Guillaume Gougeon, sculpteur argentanais, publiée dans les lectures et communications insérées dans le compte rendu de la Réunion des Sociétés des Beaux-Arts des départements, onzième session, 1887.
(2) L'établissement des Jésuites à Alençon eut lieu en 1620. — \. Inventaire- Sommaire des Archives départementales de VOrne, série D. L. de La Sicoticre, Histoire du collé f^e dWlençon^ publiée dans Y Annuaire de Vassociation normande de 1842, p. 366-442. — Odolant Desnos. Ibid, nouv. éd., p. 1 54-158.
(3) Les Franciscains ou Cordeliers s'établirent à Sées en 1223. — V. le C>)uvcnt des Cordeliers de Sées. par H. Sevray, (Bulletin de la Société hist. et arch. de VOrne, t. v, p. 377-406).
(4) Le Séminaire de Sées doit sa fondation à Pierre Pavy, curé de Macé, dans la première moitié du xvii* siècle. — V. Expilly, Dictionnaire des Gaules et de la France, art. Sées. — J. Rombault, VEglisc de Vïmmaculée-Conception, 1876, in- 16.
(5) La charte de donation, de I^oul Osbcri, est du 27 octobre 1290. On en trouve une copie dans Marin Prouverre, Histoire ecclés. du diocèse
de douze religieux, fondé en 1290 par Rodolph Osbery, bourgeois de la dite ville, et confirmé en 1294 par le Roy Philippe ;
Un couvent de Capucins (i), au nombre de dix religieux, établi en 1620.
Il y a à Falaise un monastère de filles Ursulines (2) qui sont au nombre de cinquante religieuses et ont environ trois à quatre mille livres de revenu ;
Un couvent des Capucins (3), au nombre de quinze religieux ;
Et un de Cordeliers (4), au nombre de quinze.
de Sées, 1625, ms., ainsi que de la charte de confirmation des possessions des religieux par Philippe le Bel. du mois d'août 1294. — Archives de rOme, série H. (Dominicains cT Argentan : Titres, donations et confirmations, 1277-1294).
(1) W .Mannoury de Pertheville, Abrégé des choses mémorables de la ville d'Argentan^ public dans V Annuaire de VOrne pour i865. p. 246. — L. Lautour, Souvenirs du collège d'Argentan, — I^urent, Notice historique sur r abbaye royale de Sainte-Claire d'Argentan, p. 23 1-232, n.
(2) Les Ursulines s^établircnt à Falaise en 1622. grâce aux libéralités de François de A'auquelin, bailli d'Alençon et de Françoise d'Avcrlon, son épouse (I^ngevin, Recherches historiques sur Falaise, p. 122).
(3) L'établissement des Capucins à Falaise eut lieu en 1610 (Langcvin, Ibid,j p. 122-124).
(4) Les Cordeliers furent accueillis à Falaise vers le milieu du xhk siècle, par Pierre du Pont-d'Ouilly, maire de Falaise (Langevin, IHd.y p. 121). — .Mériel, Notice sur le courent des Cordeliers de Falaise^ Bellème, E. Ginoux, 1876, in-i6 de 4 pages.
Il y a à Domfront un couvent de religieuses de Tordre de Saint- Benoist (i), de sept à huit mille livres de rente ;
Et une communauté de prêtres de la Mission (2) qui ont environ mille livres de rente.
Il y a à Lisieux un couvent de religieux de la Sainte- Trinité (3), au nombre de dix, de trois mille livres de revenu;
Un de Jacobins (4), au nombre de huit, de quinze cens livres de revenu ;
Un de Capucins (5), au nombre de douze ;
(i) Les religieuses Bénédictines prirent possession de l'hôpital de Saint- Antoine de Domfront en 1629 (Cauvin, Géographie ancienne du diocèse du Mans, p. 21 5. — Blanchetière, A travers les vieilles choses).
(2) J ai publié, dans le Bulletin de la Société scientifique Flammarion, un mémoire sur le Collège et le Séminaire de Domfront. — Le Paige. Dictionnaire topogr, histor,, généalog, et bibliogr, de la province et du diocèse du Maine, t. i, p. 275. — C'aillebolte, Histoire de Domfront.
(3) F)n 1207, Jourdain du Hommet, évêquc de Lisieux, confia aux religieux Trinitaires, appelés aussi Mathurins et frères de la Rédemption des captifs, la direction de la Maison-Dieu de Lisieux. Leur couvent était vaste et ils y recevaient tous les religieux passants (Louis Dubois, Histoire de Lisieux. — De Caumont, Statistique monumentale de Parrondissement de Lisieux, p. 268).
(4) Le couvent des Dominicains de Lisieux fut fondé au mois de décembre 1248, saccagé par les protestants en i562, il fut restauré en 1634 (Ciuilmcth, Description de la ville et de V arrondissement de Lisieux, p. 122-123 et 160. — Léchaudé d Anisy, Catalogue des archives départementales du Calvados, t. 11, p. 36-38).
(5)) Le couvent des Capucins fut établi dans le faubourg de Paris par le maréchal de l'ervaques, en 1612 (Guilmelh, /Wi., p. 1.S7-1.S8).
Un de religieuses Ursulines (i), au nombre de soixante, de huit mille livres de revenu ;
Un Séminaire (2) pour les aspirants aux ordres sacrés, tenu par des prêtres séculiers de la congrégation du père Eudes.
Il y a à Orbec un couvent de Capucins (3), nouvellement basty et très agréablement situé, au nombre de douze religieux.
Il y a à Bernay un couvent de Cordeliers (4) qui ont environ deux mille livres de revenu; les religieux sont au nombre de quinze ;
Un de Pénitens (5) qui ont deux cens livres de revenu et sont au nombre de neuf;
(1) Les relig:ieuses Ursulines s'établirent ù Lisicux en i6.>8. {IbiJ., p. 159. — La Martinièrc, Le grand Dictionnaire géographique, art. LisieuxU
(2) Les Eudistes furent mis à la tête du Collège et du Séminaire de Lisieux, en i653, par Léonor !««• de Matig^non, évoque do Lisicux {Ibid,, p. i62-i63). — (La Martinicre, Ibid,).
(3) Le couvent des Capucins d'Orbec fut établi en 1646, jrrâce aux libéralités de la maison de Melun (De Caumont. Statistique monumentale de r arrondissement de Lisieux, p. 71/5).
(4) Le couvent des l-Ycres Mineurs de Bernai fut f<mdé en 1275 (Lucx Nading-i Annales Minorum, t. 11, p. 409. — L. Dolislc, Cartulaire normand, n« R62, p. 2o3. — Charpillon, Dictionnaire Je l'Eure, t. i, p. 198 et 326.
(5) L'établissement des Pénitents à Bernai paraît remonter à 1490. (C. Charpillon, Ibid,, t. i, p. 3oi et 326). On trouve dans les Registres- Mémoriaux de la chambre des comptes y p. 187, 2, à la date de 1654, les lettres patentes d approbation de rétablissement des Pénitents de Bernai.
Un de quarante-huit religieuses hospitalières (i) pour avoir soin des pauvres malades, fondé par saint Louis, de huit mille livres de revenu ;
Un de cinquante religieuses de la congrégation de Notre- Dame (2), étably depuis i63o, et de mille livres de revenu.
Il y a à Verneuil un couvent de Cordeliers (3), au nombre de cinq religieux ;
Et à Laigle, un de Pénitens (4), au nombre de douze.
(i) La fondation du monastère des religieuses de Saint-François est attribuée à saint Louis, par M. A. Le Prévost (Fouillés de Lisieux^ p. 87, n.). — Notice sur Vhospice de Bernai^ Evreux, Hérissey, 1861, in-Ô».
(2) La congrégation de Notre-Dame était vouée à Tinstruction des jeunes filles (Charpillon, Ibid,, p. 827).
(3) Les Cordeliers s'établirent à Verneuil vers i656. A cette date, on trouve dans les Registres-Mémoriaux de la chambre des comptes^ p. 189,2, la mention du don qui leur fut fait de la place vide du château de Verneuil, avec amortissement, comme chose dédiée à Dieu. C*est par erreur que M. Charpillon, dans son Dictionnaire historique du département de PEure^ (t. II, p. 965), indique Tannée 1666 comme celle de leur fondation. Ce n^est pas non plus en 1628, comme le dit M. Charpillon, mais en 1688 que le P. de Ciuillervillc, gardien des Cordeliers de VcmeuiL publia à Cacn, chez J. Cavelier, un sermon sur la victoire remportée à Dreux en i562.
(4) Il existait à Laigle un couvent de religieux réformés du Tiers-Ordre de Saint-François, plus connus sous le nom de Picpussiens ou de Pères de la Pénitence. Leur maison était un pénitencier et Ton y renfermait les individus séquestrés par mesure administrative ou à la demande de leurs parents, pour cause d*inconduite, de dissipation ou de démence. Le prieure de Saint-Ursin, à Lignicrcs-la-Douccllc, canton de Couptrain (Mayenne), avait la même destination.